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 [Célébrité] Aléas, joies et tracas

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Sweet Caroline
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MessageSujet: [Célébrité] Aléas, joies et tracas   Lun 20 Avr - 3:02

Aléas, joies et tracas

(Fiction avec une célébrité... devenez laquelle ! lol)

Chapitre 1


Samedi 1er janvier 2005
Cigarettes : zéro ?
Alcool : ouh laaaa !
Kcal : hum…
Chéri : zéro
Bonnes résolutions : trop, comme chaque année

Il faisait tout noir et j’avais une sensation bizarre au niveau de la tête et de l’estomac. Mince, je crois bien que c’est la gueule de bois. Et puis d’ailleurs, pourquoi il faisait tout noir ? Je pouvais parier qu’on était déjà le matin, pourtant.
Je bougeai ma main qui reposait sur mon corps et constatai avec stupeur que j’étais quasiment nue. OK, on se calme. J’étais allongée… mais où ? Un sourire se dessinait pourtant sur mes lèvres et je priai pour qu’il y ait un corps chaud tout près du mien, un peu poilu de préférence, si vous voyez ce que je veux dire. Alors dans le noir, je bougeai mon bras doucement, le faisant glisser sur le tissu de ce que je pensais être un lit, je l’étendis… encore… encore un peu… et encore un petit peu. Non ! Pas possible ! J’étais toute seule ! Je soupirai et cette fois, je tâtonnai franchement sur tout mon côté droit à la recherche de ce que je souhaitais si fort, mais je finis par toucher le bord du matelas. Ce lit deux places était désespérément vide, à part moi, bien entendu. Toujours moi. Et toujours vide.

Bon, ce n’était pas gagné, je devais trouver la porte pour sortir de cet endroit où régnait un noir d’encre. Je ne me souvenais pas être rentrée chez moi après la fête que Cathy avait organisée pour célébrer le réveillon, et je doutais sérieusement d’être dans ma chambre. Une idée me vint, malgré la gueule de bois, et je tâtonnai encore autour de moi. La tête de lit, est-ce que c’était la même que la mienne ? Ma main chercha le mur qu’elle heurta de plein fouet.

« Aïeuuuuh !!! » Ca faisait un mal de chien, j’étais certaine que ce satané mur était bien plus loin. Aucune tête de lit. Oh oh… Mauvais signe.

Mais il m’en fallait plus pour me décourager. Je pouvais parier que j’étais dans la chambre de Cathy. Je la connaissais cette chambre, il me suffisait de contourner le lit pour accéder directement à la porte. Alors je m’exécutais.

« Aïeuuuh !!! » Est-ce que le sort s’acharnait contre moi ? Pourquoi cette chose était-elle à cet endroit ? Il n’y avait rien à cet endroit dans la chambre de Cathy.

« Oh oh » murmurrai-je. Où étais-je ? Comment était-ce possible d’avoir oublié à ce point ? Peut-être que la lumière du jour me ferait me rappeler ? Je regardais autour de moi et je la vis : la fine rainure lumineuse de dessous la porte. Hourra !

J’avançai dans le noir, les bras devant moi brassant l’air, pour ne pas heurter un autre objet qui me laisserait un souvenir impérissable sur mon corps. Ca y était, je touchai la poignée de la porte et je m’empressai de l’entrebâiller pour passer ma tête dans la fente. Mes yeux me brûlaient, je supposai que c’était à cause de mes lentilles que je n’avais pas quitté pour la nuit, et que la lumière n’avait rien arrangé ou m’avait fait prendre conscience que je les portais toujours. Je ne reconnaissais pas les lieux, et je devais bien l’admettre, je commençais à angoisser. Mais où étais-je ? Les seuls souvenirs qui me revenaient en tête étaient les danses endiablées sur de la musique des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix. Je me rappelais des chorégraphies que les filles et moi avions entrepris de faire devant les autres pour les épater, au son des chansons de vieux boysbands démodés. La honte. Pourtant, je savais que les filles et moi nous étions éclatées.
Les filles ? Elodie, Mélanie, Julie et Cathy. Mes meilleures amies de toujours, ou presque.

Je refermai la porte sans bruit et cherchai l’interrupteur à tâtons. Un relief sur le mur m’indiqua que j’atteignais mon but et je basculai le bouton. La chambre s’éclaira aussitôt et je clignai des yeux à la découverte de ce nouveau spectacle. Le lit : tout en noir et blanc, simple. OK. Les murs : des affiches de films plus ou moins anciens, mais définitivement de bonne qualité. ‘Pulp Fiction’, ‘Le bon, la brute et le truand’, et ‘Les temps modernes’. Peu importe où j’étais, cette personne avait bon goût en matière de ciné.
Pas le temps de m’extasier davantage, je devais trouver mes vêtements, j’étais toujours en petite culotte. Mes yeux scannèrent la pièce et je trouvai mon soutien-gorge par terre et ma robe à moitié accrochée au dossier de la chaise de bureau, en équilibre précaire. Je me précipitai sur mes vêtements et bataillai avec mes bras et ma tête pour les enfiler. Il fallait vite cacher ces formes un peu trop généreuses, si quelqu’un rappliquait, hors de question que mon anatomie soit autant exposée. Ma tête me tournait toujours mais j’arrivai enfin à tirer la robe vers le bas sans tomber. Je regardai partout mais aucun signe de ma veste, pourtant il me semblait bien en avoir une avant d’arriver chez Cathy. Peut-être que je l’avais laissée chez elle. Peu importait. Maintenant, le plus dur restait à faire : rencontrer la personne chez qui j’étais et essayer de savoir ce qu’il s’était passé. J’avais la bouche déjà pâteuse, mais rien que l’idée de me voir en train de parler à cette personne, j’avais l’impression que le feu s’était propagé pour de bon le long de mon œsophage pour l’assécher encore un peu plus.

Je pris une grande respiration, prenant mon courage à deux mains, et j’ouvris à nouveau la porte. J’éteignis la lumière de la chambre et refermai la porte derrière moi sans lâcher la poignée. Bizarrement, cette poignée, je n’avais pas envie de la lâcher. Ne pas m’éloigner de cette porte… pourtant, il allait bien falloir que j’avance et que je sorte d’ici.

Le stress m’envahit pour de bon et j’eus la nette impression d’être prête à me damner pour une cigarette. Ou rien qu’une taffe, juste une. Mon dieu, un peu de nicotine me ferait le plus grand bien. Ca m’aiderait peut-être à faire taire ce marteau qui s’amusait à taper sur ma tête pour la faire résonner.

Dans le couloir, je vis ma chaussure droite. Qu’est-ce qu’elle faisait là ? Je m’avançai vers elle et me baissai pour la prendre, me tenant au mur pour ne pas tomber. Un joli escarpin noir et rose Jimmy Choo. Mes chaussures préférées. Où se trouvait l’autre ? Si quelqu’un avait kidnappé ma chaussure, il allait morfler et le regretter, je pouvais vous le jurer. Je me relevai mais me stoppa net. Une voix d’homme résonna dans le couloir derrière moi. Je connaissais cette voix, mais qui c’était, ça, je ne pouvais le dire. Juste que cette voix m’était familière. Et l’état dans lequel j’étais ne m’aidait pas bien à réfléchir. Je restai figée et mon cœur s’emballa de manière inattendue. Je fermai les yeux en grimaçant, honteuse et stressée.

« C’est ça que tu cherches ? » me dit-il d’un ton que je supposais amusé.

Je pivotai doucement pour découvrir à qui appartenait cette voix que je connaissais pourtant. Et mon cœur s’arrêta quand je le vis. Alex. Le cousin so sexy de Cathy. LE mec que nous, les filles, rêvons d’avoir au moins pour une nuit. Est-ce que ça avait été le cas ? Je me mordillai la lèvre à présent.

« Alors Caro, bien dormi ? »

Je ne m’en rendis pas compte, mais mes yeux s’étaient écarquillés et je le regardais avec stupéfaction, il tenait mon second escarpin entre ses mains. Je rêvais où il venait de m’appeler Caro ? Je ne lui avais jamais adressé la parole avant hier soir et le voilà qu’il m’appelait par mon diminutif. Hum…

« Salut Alex » baragouinai-je avec une voix cassée, vous savez, celle qu’on a généralement quand on se levait le matin, sans compter les innombrables verres et paquets de cigarettes de la veille. Je me raclais la gorge, pensant que ça allait m’aider à retrouver ma voix habituelle.

« Oui, très bien et toi ? » répondis-je en m’avançant vers lui.
« Je peux récupérer ça ? » demandai-je en pointant ma chaussure du doigt. Il me la tendit et me sourit. Ouah… J’étais au paradis, je crois. « Merci. »
« Je t’en prie. »

Je ne savais pas pourquoi, mais il avait l’air très amusé. Je percutai seulement maintenant qu’il était en boxer et avait revêtis un simple tee-shirt noir au logo des ‘Dropkick Murphys’. Je m’en étonnai et levai un sourcil avant de le regarder à nouveau dans les yeux. Mes jambes commencèrent à devenir coton alors qu’il continuait à me sourire.

« Moi aussi j’adore ce groupe ! » m’exclamai-je sans réfléchir.
« Je sais, tu me l’as dit. »
Mon sourcil fit à nouveau un bond et je reculai légèrement.
« Ah ouais ? Et… je t’ai dit quoi d’autre ? »
Il éclata de rire et se retourna pour aller en direction du salon, me laissant comme une malheureuse dans ce couloir, mes chaussures entre les mains. Je me trouvais particulièrement bête.

« Tu t’en rappelles pas, hein ? » me lança-t-il d’une voix forte pour que j’entende. Non, je n’avais aucune idée de ce qu’il s’était passé et c’était comment dire… légèrement angoissant.
J’entrai dans le salon et la pièce était vide. Je fronçai les sourcils, il voulait jouer à cache-cache ou quoi ?
Puis je le vis revenir, passant une porte au fond sur le côté droit de la pièce. Il avait un verre d’eau et tenait quelque chose au creux de sa main. Je ne bougeai pas, le contemplant marcher avec tant de sex appeal. Oh oui, il était sexy, il était en boxer, devant moi, rien que moi. Je me mis à sourire bêtement et il me tendit le verre d’eau et les petits cachets.

« Tiens, je crois que t’en as besoin. »
J’observai un instant les cachets et reconnu de l’aspirine. Je relevai les yeux vers lui, il me souriait toujours et mon cœur était sur le point de sortir de ma poitrine tant il tambourinait.
« Euh… merci » dis-je tout bêtement.
« Je t’en prie » me fit-il avec un petit clin d’œil. Je me demandais s’il voulait ma mort. Puis il alla s’installer dans son canapé marron, Cathy avait le même modèle mais en rouge framboise.
Il tapota à côté de lui pour m’inviter à le rejoindre et il ne m’en fallut pas plus pour lui obéir. Une fois assise, j’avalai les comprimés et je bus le verre d’eau d’une seule traite. J’avais drôlement envie de fumer, il me fallait une cigarette. Tout de suite.

« Tu sais pas où j’ai mis mon sac à main ? » demandai-je d’une voix plus douce. Le verre d’eau avait remis les choses en place.
Il se pencha sur sa droite et attrapa un objet qu’il me tendit immédiatement avec un demi-sourire. Je me jetai dessus et fouilla à l’intérieur avec frénésie. Mon sac était grand, mais quand même. Impossible de mettre la main sur mon paquet de Marlboro light.

« Merde ! » fis-je sans me retenir, énervée et en manque.
« T’aurais pas une cigarette, Alex ? » implorai-je. Et apparemment, je devais avoir dit quelque chose de drôle parce qu’il se mit à rire.
« Aucune chance. Et toi non plus, d’ailleurs. C’est fou ça, tu ne te rappelles de rien, Caro ? »
Ca me faisait toujours aussi bizarre de l’entendre dire mon prénom comme ça. Je ne rigolai pas et l’incompréhension devait pouvoir se lire sur mon visage.
« T’es chou, tu sais, quand tu fais cette tête » me dit-il. Moi ? Chou ? Oh la la… Dommage que je n’arrivais pas à me rappeler de la soirée d’hier, parce que s’il m’avait dit des choses comme ça, j’aimerais m’en rappeler.

« Merci, mais… c’est sérieux, là. Je ne me souviens de rien » avouai-je presque mal à l’aise, déjà à cause de son compliment, et puis du fait que c’était l’amnésie presque totale en ce qui concernait la soirée d’hier, le réveillon, la Saint Sylvestre. Ce n’était pas la première fois que cela m’arrivait, les soirées bien arrosées, je connaissais, mais je ne m’étais encore jamais réveillée chez quelqu’un d’autre hormis mes meilleures amies, et surtout pas chez LE beau gosse que je convoitais en silence et dans ma tête uniquement (puisque je ne faisais rien pour) depuis deux mois. Apparemment, l’alcool avait réussi à délier quelques langues, hier. Je me demandais ce que j’avais bien pu lui dire pour atterrir ici.

Alex eut un sourire en coin (trop craquant) et il me regarda droit dans les yeux. Mon cœur s’arrêta de battre une demi-seconde, non pas parce que je le trouvais très séduisant, mais parce que j’appréhendais d’entendre ce qu’il s’apprêtait à dire.

« Disons que toi et moi, hier, ça a bien accroché » m’informa-t-il.
« Oui, j’avais cru remarquer… » répondis-je légèrement gênée en regardant autour de moi. Puis je refixai mon attention sur lui. Mon envie de cigarette n’avait pas diminué.
« Tu peux me dire pourquoi je n’ai aucune chance d’avoir de clopes ? »
« Parce que l’une de tes résolutions cette année c’est d’arrêter de fumer. » Sa voix résonnait en moi, c’était dingue l’effet qu’il me produisait.
« Comme chaque année » m’empressai-je d’ajouter, ce qui le fit rire, et moi aussi. Quel fumeur ne s’était jamais dit « cette année j’arrête » ?
« Oui mais cette année, compte sur moi pour t’obliger à respecter ça. »
Ah bon ? Et comment comptait-il s’y prendre ?
« Je ne vois pas comment… »
« C’est simple, on se soutiendra mutuellement. »
Alors là, c’était trop. J’haussai les deux sourcils tellement j’étais surprise. Comment ça « on » ? Lui et moi ? Hein ? Qu’est-ce que c’était que cette histoire ?

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Dernière édition par Sweet Caroline le Lun 20 Avr - 3:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Célébrité] Aléas, joies et tracas   Lun 20 Avr - 3:02

(suite chapitre 1)

« Euh, excuse-moi Alex, mais je pige pas trop. Pourtant, je ne suis pas blonde » finis-je par dire, amusée. Cela le fit rire aussi.
« Une brune à la gueule de bois équivaut peut-être à une blonde ? » plaisanta-t-il avant de reprendre d’un ton plus sérieux. « C’est dommage que tu ne te souviennes plus de la soirée d’hier… »

Oui, merci, j’étais au courant.

« Bon ça suffit, crache le morceau ! » m’emportai-je en gardant tout de même une réserve. « Ca ne m’est encore jamais arrivé de me réveiller chez… un mec… » je m’empêchai immédiatement d’ajouter ‘aussi canon et séduisant que toi’ et continuai « … et ne plus, mais alors plus du tout, me rappeler de la soirée, voire même nuit, que j’ai passée en sa compagnie. Et des choses qu’on a pu se dire. »

La honte. C’était horrible d’avouer ça, je me demandai comment il pouvait encore me laisser la permission de m’asseoir dans son canapé, chez lui. Il ne s’était pas dit que j’étais une de ces filles qui se tapaient des mecs juste pour le plaisir d’une nuit ? Mon dieu ! Pourvu qu’il ne pense pas ça de moi !

« Ca me déçoit un peu, à vrai dire » me confia Alex. Il avait l’air sincère et cela me troubla.
« De quoi ? » demandai-je, pas certaine de comprendre le sens de sa phrase.
« Que tu ne te souviennes pas. Parce que personnellement, j’ai passé une excellente soirée. En ta compagnie. »
Ses yeux me transpercèrent de toute part. Je ne me savais même pas capable de pouvoir faire passer une « excellente » soirée à un mec aussi… Beau ? Inaccessible ?
Il me sourit timidement et replia une de ses jambes sur le coussin du canapé pour me faire face. Je ne savais pas quoi dire.

« Cathy a dû se tromper » m’avoua-t-il.
Je ne comprenais toujours pas, plus il parlait et plus j’étais perdue.
« Pourquoi ? »
« Parce qu’elle m’a dit que… tu m’appréciais bien. »
Je sentis le sang monter à toute allure jusqu’à mes pommettes. LA HONTE ! Et j’allais étrangler Cathy, ça, elle pouvait en être sûre. Je déglutis péniblement, ne sachant plus trop où me mettre. J’avais détourné le regard et observai le magazine de voitures qui reposait sur la table basse en face de moi. Dans quoi je m’étais encore fourrée, moi ?
« Elle s’est trompée alors ? Parce qu’hier soir, je lui donnais pourtant raison. Mais… je ne suis plus sûr de rien ce matin. Tu m’as l’air… Je vais mettre ça sur le compte de l’alcool, alors. Mmmh… je comprends. »

Qu’est-ce qu’il était en train de dire ? N’importe quoi ! Bon, oui, l’alcool avait été un facteur important, mais non, Cathy ne s’était pas trompée. Alex avait presque l’air déçu ou alors j’étais en train de prendre mes désirs pour des réalités ? Je zieutai discrètement vers lui mais nos regards se croisèrent. Oups. Je regardai à nouveau vers la table et il se leva.

« En tout cas, c’était très sympa cette soirée. Et… cette nuit » dit-il d’un ton neutre.

Je n’en revenais pas. Mon dieu, j’avais séduit Alex, j’y étais arrivée, et j’avais même fini la nuit avec lui. Qui aurait pu parier là-dessus ? Certainement pas moi.

« Elle ne s’est pas trompée » finis-je par avouer, une boule au ventre et les mains tremblantes à cause du stress et du manque de nicotine.

« Et si t’as pas des putain de patchs pour ma dose de nicotine, je te jure que je vais péter un plomb ! » ajoutai-je. Il éclata de rire et vint s’asseoir sur la table basse en face de moi. Il prit mes mains dans les siennes et je le regardai les observer. Il avait les mains chaudes, plus chaudes que les miennes, et les siennes ne tremblaient pas.

« Alors comme ça elle ne s’est pas trompée ? » me questionna-t-il avec une étincelle au fond des yeux. Je faillis m’étouffer en voulant répondre et me mis à tousser, reprenant possession de mes mains. Ridicule.

« Si ça te plait de me mettre mal à l’aise, c’est gagné. » Je roulais des yeux et m’adossai au gros coussin derrière moi. Il me sourit gentiment et avec sa main droite souleva sa manche de tee-shirt à son bras gauche. J’y vis le fameux patch et même si j’avais vraiment envie d’une cigarette, j’étais prête à me contenter de ça.

« Tricheur ! » lançai-je, amusée. Il se leva, sourire aux lèvres, et alla jusqu’à la porte qui donnait dans le couloir. Quelques secondes plus tard, il réapparut et m’envoya une boite en carton. Je l’attrapai avant qu’elle ne vienne s’écraser sur mon visage. Ah, les patchs qui allaient devenir mes meilleurs amis pour les prochaines semaines.

« Je suis sérieux quand je dis qu’on se soutiendra mutuellement. »
OK, là, je devais savoir.
« On ? Toi et moi ? »
« Tu crois que je parle de qui d’autre ? »
J’écarquillai à nouveau les yeux. Pour lui c’était une évidence, mais pas pour moi.
« Ben… disons que le « on » me fait bizarre. Genre… toi et moi… » dis-je d’un ton suggestif. Je l’interrogeai du regard et il me sourit pour y répondre.
« Oui, toi et moi. Enfin… si t’en as envie, je ne veux pas te forcer. »
Est-ce qu’on parlait de la même chose ? Est-ce qu’il voulait un « toi et moi » dans le style amical ou un « toi et moi » dans le style plus qu’amical ? Je grimaçai légèrement, il fallait que je penche sur la question.
« Attends, je ne suis pas sûre de tout saisir, là. Quand tu dis « toi et moi »… tu veux dire que… » je bougeai la tête légèrement pour lui montrer de quoi je voulais parler, qu’il saisisse la nuance. Il s’approcha de moi et je ne le quittai pas des yeux.
Deux secondes plus tard, il était assis à côté de moi, me faisant face encore une fois, et je tournai légèrement la tête pour le regarder. Il leva sa main et son index se posa sous mon menton qu’il souleva avec légèreté. Il m’envoya un sourire à en faire fondre la banquise et je ne pus m’empêcher de faire de même. Et là, mon cœur s’arrêta au moment où il posa ses lèvres sur les miennes. Le baiser ne dura pas plus de quelques secondes et resta très prude, mais j’avais eu l’impression de chavirer, tel un navire en pleine tempête. Il s’écarta de moi et je déglutis lentement. Je n’arrivais pas à croire ce qui était en train de se passer dans cette pièce… dans ma vie toute entière ?

J’entrouvris la bouche, surprise par ce baiser auquel je ne m’étais pas attendue, et je le vis sourire.
« Je veux dire comme ça » me répondit-il. Ma bouche s’ouvrit en grand, réellement surprise d’entendre ça. Ah ça alors ! Son index se repositionna sous mon menton et d’un geste, il ferma ma bouche, ce qui me fit sourire. Je devais avoir l’air complètement stupide.

« Je… je me demande bien ce que j’ai pu dire ou faire hier soir pour qu’on en arrive là » avouai-je.
Il rigola légèrement et passa sa main dans ses cheveux châtain foncé.
« C’était pas qu’hier soir. Et tu m’as dit plein de choses, je ne m’attendais pas à ce que tu aies un tel débit de paroles avec un petit coup dans le nez ! »
Oups.
« Pas qu’hier soir ? » demandai-je, curieuse. « Mais comment ? On s’est vu quoi… trois ou quatre fois en tout ! Et jamais je ne t’avais adressé la parole ! » m’exclamai-je.
« Cinq fois. Trois fois chez Cathy et deux fois au bar où vous avez l’habitude d’aller avec les filles. »
J’haussai à nouveau les sourcils. Il se souvenait de toutes les fois où il m’avait vue ? Oh mon dieu, je commençai à croire que j’avais réussi à pêcher le plus beau poisson de l’océan.
« Oui… » continua-t-il toujours en passant sa main dans ses cheveux. Il paraissait presque gêné, mais c’était bizarre de se dire ça, surtout que j’étais loin d’être intimidante. « Disons que tu n’as pas eu besoin de me parler. »
Je devais bien l’avouer, c’était très agréable d’entendre de telles paroles, même si c’était surprenant.
« Mais… attends. Tu veux dire que tu m’avais déjà repérée à l’époque ? » J’avais bien compris, mais c’était pour être sûre. Je n’étais jamais assez sûre de moi ou des autres.
Il haussa les épaules avec un petit sourire en guise de réponse. Mes lèvres s’étirèrent et mon visage rayonna. Yes !

« Mais… le plus incompréhensible, c’est que tu as tellement le choix ! Tu t’es vu ? Tu es beau comme un dieu, tu peux avoir qui tu veux ! Et tu es en train de me dire que tu as craqué pour la fille presque obèse, ultra timide et loin d’être intéressante ?! » Oui, c’était tout ce que je pensais de moi, je sais… on m’avait déjà dit que je me sous-estimais. Non, sans blague !
Il parut étonné par mon discours.

« C’est vraiment ce que tu penses de toi ? » me demanda-t-il. Sa voix me fit vibrer à nouveau.
« Oui. »
« Et c’est vraiment ce que tu penses de moi ? »
« Que tu es beau comme un dieu ? Oui. »
« Que je choisisse forcément des filles aux mensurations de mannequin anorexique, exubérante et extravertie et… intéressante. Même si je pense que tout ça n’est pas forcément compatible. »
Etait-ce une question ?
« Oui » répondis-je alors.
C’était lui qui ouvrait la bouche, cette fois, stupéfait. Il hésita quelques secondes avant de parler.
« On m’a souvent qualifié de beau gosse, mais je crois être assez intelligent pour savoir que le genre de filles que tu m’as décrit est loin d’être intéressant. Les anorexiques, pas du tout mon truc. Je préfère largement une fille qui a des formes – et honnêtement, je te trouve parfaite comme tu es. »
Oui, c’est ça. Avec mon beau 44, mon petit ventre que je ne qualifierais pas de « petit » et les deux choses énormes qui me servaient de postérieur ? J’avais du mal à le croire…
Il continua son discours.
« Ensuite, les grandes gueules, très peu pour moi. Moi qui aime parler, tu m’imagines avec quelqu’un qui parle tout le temps ? » plaisanta-t-il. J’émis un petit rire mais ne répondis pas pour autant, le laissant continuer. « Et tu es loin d’être inintéressante. Suffit de savoir te faire parler. Même sans ça, tu suscites le mystère ! C’est… irrésistible, je dois te l’avouer. »
Je ne savais plus où me mettre. Recevoir autant de compliments d’un seul coup, c’était plus que dérangeant.

Le temps de rougir à nouveau, je réussis à reprendre la parole.
« Merci. Ca fait… bizarre d’entendre ça. »
S’il savait depuis combien de temps je n’avais pas eu de petit ami qui me dise ce genre de choses…
« Bizarre, mais va falloir t’y habituer ! » enchérit-il, ce qui m’arracha un nouveau sourire.

Bon, comment on faisait déjà quand on était en couple ? Presque trois ans que je n’avais personne dans ma vie, ça allait être difficile de reprendre ces « bonnes vieilles habitudes ».
Paraître normale, déjà, ce serait un bon début.
Je regardai la boîte de patchs que je tenais toujours entre les mains, et je l’ouvris.

« Ca marche comment ces trucs ? » demandai-je en commençant à lire la notice. Dire que j’allais réellement essayer d’arrêter de fumer, c’était dingue. Bon, pas aussi dingue que d’avoir un « petit ami » ou je ne savais pas comment appeler Alex, mais c’était de ce goût-là.
Il me prit la boîte des mains et fouilla à l’intérieur pour en sortir un patch. Il l’ôta de son support et garda sa main en l’air.

« Je te le colle où ? »
Je soulevai la petite manche de ma robe noire et or et lui dévoilai mon épaule nue. Un sourire s’étira sur ses lèvres, un sourire spécial et l’étincelle que j’avais aperçue au fond de ses yeux tout à l’heure fit son come-back. Je ne pus retenir un sourire également et il se pencha sur mon épaule pour l’embrasser avec tendresse. Awww…
Puis il y colla le patch.

« Avec ça, tu es parée pour la nouvelle année ! » me dit-il d’un ton joyeux. J’étais beaucoup moins enthousiaste à l’idée de renoncer aux cigarettes.
« Super ! » fis-je, alors que je me rendais compte que j’étais très mauvaise actrice.
« Mais si ! Tu verras, à deux, c’est plus facile. »
La vie, oui, c’était plus facile à deux, du moins, après trois ans de célibat, c’était ce que j’en avais conclu. Mais arrêter de fumer était autre chose.
« Si tu le dis… » Mon ton était mitigé et je sursautai quand mon téléphone se mit à sonner. Aïe ma tête ! Pourquoi j’avais mis cette satanée sonnerie aussi forte, bon sang ?

Je me précipitai dans mon sac à la recherche de mon téléphone portable. Il était tout au fond, bien entendu, et je décrochai lorsque j’aperçus le nom de mon interlocuteur. Interlocutrice, plutôt.

« Allô ? » fis-je en me massant la tempe doucement.
« Caro ! Alors, alors ! RACONTE !!! » La voix d’Elodie résonna presque plus fort que la sonnerie et je décollai l’appareil de mon oreille. J’entendis Alex rire à côté et je me tournai vers lui. Elodie était tellement excitée que j’étais certaine qu’il avait tout entendu.
« Noooon ! Me dis pas que c’est LUI à côté de toi ! » enchaîna-t-elle. Elle avait dû l’entendre rire.
L’appareil était toujours à quelques centimètres de mon oreille et j’entendais parfaitement. Autant dire qu’IL entendait tout aussi parfaitement que moi, bonjour l’intimité entre copines !
Alex saisit doucement mon poignet pour l’orienter vers lui et regarder qui m’appelait. Lorsqu’il lu le nom de ma meilleure amie, il se mit à sourire de plus belle et approcha l’appareil de sa bouche.
« Salut Elo ! Oui, c’est bien moi à côté de Caro. Mais tu sais, elle va pas avoir grand-chose à te raconter, elle ne se rappelle plus de rien ! »
« Décoooonne ! » entendis-je à travers les petits trous qui servaient de hauts parleurs.
« Chuuuut ! » fis-je aussitôt à Alex. Je n’étais pas très fière de moi, et en plus, j’avais tout loupé et ça m’énervait. Il me regarda d’un air toujours aussi amusé et lâcha l’appareil.
« Elo, je peux te rappeler plus tard ? » demandai-je à ma meilleure amie.
« Petite coquine ! En fait, je t’appelais pour te dire qu’avec les filles on t’attendait pour notre tradition, à seize heures chez Mel cette année. »
Je regardai mon portable pour voir quelle heure il était et constatai qu’il était quatorze heures passées.
« Merde ! Je ne serai jamais à l’heure ! » protestai-je. « Pourquoi tu ne m’as pas appelée plus tôt ? »
« Je l’ai fait ! Tu dois avoir deux messages de moi. Bon ben je te laisse alors, faut que tu te prépares. Bisous ! »
Elle me raccrocha au nez et j’en restai bouche bée.

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MessageSujet: Re: [Célébrité] Aléas, joies et tracas   Lun 20 Avr - 3:02

(Suite chapitre 1)

« C’est quoi votre tradition ? » demanda Alex.
Je me retournai vers lui, encore abasourdie par le coup de fil d’Elo et sa façon de me dire au-revoir.
« Euh… un truc entre filles, top secret. Désolée » répondis-je d’un air mystérieux.
« Je vois… bon ben je te laisse aller te préparer pour ton truc top secret, alors. »
Je me levai et enfilai mes escarpins. Je gagnais presque dix centimètres avec eux, atteignant le mètre soixante-quinze facile, et j’adorais avoir cette sensation de hauteur. Alex se leva à son tour, et il restait toujours bien plus grand que moi. Il devait mesurer un mètre quatre-vingt-dix, ou dans ces eaux-là.
« On se revoit ce soir ? » demandai-je, surprise par mon initiative. Cela eut l’air de lui plaire.
« Oui, avec joie. Où ? »
Je repensais à mon appart qui n’était pas rangé et où mes vêtements devaient traîner un peu partout après la séance d’essayage intensive d’hier en préparation de la soirée. Mais je connaissais déjà chez lui, peut-être que c’était à moi de l’inviter cette fois ?
« Chez moi. Je t’envoie mon adresse par sms. » Je demanderai son numéro à Cathy, je ne devais pas perdre de temps si je voulais être à l’heure pour notre traditionnel rendez-vous du nouvel an.
« Ca marche. »
Je ramassai mon sac à main et le positionnai sur mon épaule avant de me diriger vers la porte du salon, mais je me stoppai net.

« Euh, c’est par là la sortie ? » demandai-je en pointant la porte du doigt, confuse.
Cela le fit rire et il passa devant moi pour m’ouvrir la voie. Je le suivis et nous arrivâmes devant la porte qu’il entrouvrit. Mais avant de la tirer complètement, il me regarda intensément et j’en fus troublée. S’il savait l’effet qu’il me faisait…
« A ce soir » dis-je d’une petite voix, sous le charme de mon bel Apollon. Il prit quelque chose sur le fauteuil à côté de lui et me la tendit. Je finis par reconnaître ma veste. Génial, je n’allais pas être obligée de me cailler dehors.
« Ca peut éventuellement te servir » dit-il avec un clin d’œil. « A ce soir, amusez-vous bien entre filles. »
« Merci. Et… merci pour… tout. » Comment formuler ça ?
« Merci à toi » me dit-il en se penchant vers moi et en prenant mon visage en coupe pour embrasser mes lèvres doucement puis avec un peu plus d’avidité. Je me laissai complètement faire, et nos langues se rencontrèrent pour commencer un ballet harmonieux et délicieux. Je sentais sa barbe naissante me piquer la peau, mais c’était très agréable comme sensation. J’avais déjà la tête qui tournait, et je savais que ce baiser aurait raison de moi si je ne filais pas très vite. Alors je l’interrompis et souris à Alex.

« Gardons-en un peu pour ce soir… » dis-je d’un ton bourré de suggestions.
Il me sourit également et ouvrit la porte en grand.
« J’ai toujours de la réserve ! A ce soir, appelle-moi. »
Je sortis de son appartement et découvris le couloir. Où se trouvait l’ascenseur ?
« Par là » me dit-il en pointant la direction opposée du doigt, avec un sourire enjôleur. J’avais l’air gourde à être perdue au milieu de son palier. Je lui envoyai un sourire d’excuse tout en le dévorant des yeux et appelai l’ascenseur. Il resta appuyé contre sa porte pendant que j’attendais et lorsque les portes de la cabine s’ouvrirent, je lui envoyai un signe de main et un sourire éclatant et me précipitai à l’intérieur.

Dès que les portes se fermèrent, je ne pus me retenir plus longtemps : je mis ma veste devant ma bouche et hurlai de joie en sautillant sur moi-même. Mon cri fut étouffé par le vêtement et je m’arrêtai de sauter aussi vite que l’idée m’était venue, la cabine commençait à faire des soubresauts et je mourais de peur. Quoi qu’il en soit, j’étais extrêmement contente du résultat de la soirée d’hier. Jamais je n’aurais pu imaginer ça ! Alex et moi… c’était tellement… improbable !

En sortant de l’immeuble, je m’engouffrai dans la bouche de métro la plus proche, constatant avec joie que c’était la même ligne que la mienne, même si son quartier à lui était bien plus chic que le mien.

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MessageSujet: Re: [Célébrité] Aléas, joies et tracas   Lun 20 Avr - 3:33

Chapitre 2



Mercredi 1er janvier 2009
Cigarettes : zéro !!
Alcool : 3 bières, 4 coupes de Champagne
Kcal : plus la peine de les compter
Chéri : 1 (hourra)
Bonnes résolutions : garder le chéri, changer de boulot

J’étais en train de m’énerver toute seule.
« Aleeeeeeeeex ! » criai-je à travers l’appartement. « Tu sais pas où j’ai mis mon sac à main ? »

Cela faisait déjà presque cinq minutes que je le cherchais. Pour ma défense, l’appartement était immense !

« Lequel ? » me répondit-il d’une voix forte pour que je l’entende de là où il se trouvait, dans le bureau, il me semblait bien.
Bonne question. Je pensais que c’était mon sac marron en bandoulière mais je n’en étais plus certaine. Quel sac j’avais hier ? Oui, parce que les sacs, c’était mon péché mignon… j’en avais une armoire remplie, au grand dam d’Alex.

« Le marron que tu m’as offert l’an dernier ! » répondis-je d’une voix aussi forte que la sienne.

Je devais me rendre chez Elodie et j’étais déjà en retard, pour changer. Nous avions notre petite tradition à respecter entre copines, toujours les mêmes : Elodie, Julie, Mélanie, Cathy et moi.
Julie avait déménagé à Londres il y a deux ans pour un stage, elle y avait rencontré un petit anglais adorable et était restée là bas, à notre plus grande tristesse. Mais heureusement, elle nous faisait l’honneur de venir nous voir quelques week-ends. L’Eurostar était drôlement pratique, je devais bien l’avouer. Et hier, elle avait aussi fait le déplacement pour célébrer la nouvelle année en notre compagnie en laissant derrière elle son cher et tendre, je tenais à souligner l’effort !
Cathy, elle, était restée à Paris. Elle bossait depuis maintenant presque quatre ans dans un cabinet d’expertise comptable et était toujours un cœur à prendre. Je sentais que 2009 allait être son année, je le ressentais très fort en moi, je ne pouvais pas l’expliquer. Mais je me gardais bien de le lui dire, car je savais ce qu’elle me dirait : « mais oui bien sûr… et moi, je suis la reine d’Angleterre ! » Elle ne croyait plus en l’amour, j’avais l’impression. Cela me rendait un peu triste et je n’aimais pas la voir comme ça.
Elodie, quant à elle, préparait son grand voyage. Dans moins de deux mois, elle nous quitterait définitivement pour aller vivre avec les caribous ! Oui oui… Elle partait au Canada, au Québec plus précisément. Elle finissait son contrat dans un des cabarets de la capitale et visa en poche, partait à l’aventure chez nos cousins outre-Atlantique. Elle était tellement impatiente d’y être, elle ne parlait que de ça depuis des semaines. Elle avait déjà son appartement là bas, il ne lui manquait plus qu’un poste sympa et elle avait tout bon. Je l’enviais, quelque part, elle avait les tripes de partir, et surtout aucune attache ici, à part nous, ses meilleures amies. Célibataire croqueuse d’hommes, elle devait bien renouveler son terrain de chasse, non ? Amis du froid, attention, la voilà ! Je ne me faisais pas de souci pour elle, et j’espérais même la voir cet été si j’avais un peu de temps pour lui rendre visite. Je n’avais encore jamais mis les pieds au Canada, mais un petit voyage là-bas était prévu dans peu de temps… Je vous dirai pourquoi plus tard.
Et Mélanie, elle, était plus ou moins présente sur Paris. Assistante de production, elle voyageait à travers la France pour travailler sur des tournages de fictions, films ou documentaires. Un métier qui la passionnait et j’en étais heureuse pour elle. Côté cœur, elle ne cherchait pas vraiment, je crois qu’elle était heureuse d’être seule et « libre », comme elle disait. Elle n’était pas encore prête à s’engager pour de bon mais je savais qu’elle le ferait sans trop attendre, sentant son instinct maternel ne demander qu’une chose : s’éveiller.
Au final, toutes les cinq étions plus ou moins casées, que ce soit professionnellement ou sentimentalement. Ou les deux. Et nous étions toujours unies, « meilleures amies pour la vie », comme nous disions si souvent.

« Tu vas me faire le coup chaque année ? » me demanda Alex en arrivant dans le salon, où je me trouvais, un coussin du canapé dans les mains alors que je vérifiais que mon sac n’était pas derrière. Sa voix était virile et douce, et je me retournai pour le regarder. Il était en caleçon et portait ce même tee-shirt d’un de nos groupes de rock préférés que je l’avais vu porter après notre première nuit ensemble. Première nuit qui, en fait, ne s’était pas déroulée comme je l’avais imaginé. C’était il y a quatre ans pile, j’avais trop bu, lui aussi mais beaucoup moins, j’avais atterri chez lui, nous avions commencé à laisser notre passion prendre le dessus et puis au dernier moment, il s’était ravisé. Moi, complètement torchée, je n’avais presque pas bronché, d’après ses dires (puisque je n’en avais aucun souvenir). Malgré l’alcool qu’il avait ingurgité, et par amour (ou ce qui s’en rapprochait) pour moi, il n’avait pas tenu à ce que notre première nuit se passe de cette manière. Touchant, non ? Moi, en tout cas, j’avais apprécié ce choix. Notre première nuit avait donc été plus calme que je l’avais imaginée à l’époque, je m’étais endormie comme une masse et Alex était resté à côté de moi, bien sagement, résistant à la tentation. Et moi qui avais cru que… enfin vous voyez ! Je m’étais bien trompée et j’avais bien rigolé quand il m’avait tout avoué.

« Mais oui, mon amour ! » répondis-je en m’avançant vers lui, jetant le coussin à sa place sur le canapé. J’enlaçai mon homme autour du cou (waouh ! MON homme… et quatre ans que ça dure ! Qui l’aurait cru !) et je pressai mes lèvres contre les siennes, caressant tendrement sa nuque rasée. Ses bras restèrent dans son dos et je m’écartai alors, un sourire au coin des lèvres.

« Tu l’as trouvé ? » demandai-je sur un ton démontrant un peu trop mon excitation soudaine.
Le sourire angélique et enjôleur qu’il me renvoya me donna la réponse que j’attendais. Je me mis sur la pointe des pieds pour lui déposer un baiser sur la joue.

« Tu es le plus merveilleux des petits-amis, Alex. » le remerciai-je.
Il déploya ses bras et me tendit mon sac à main marron. Heureusement qu’il était là, il était toujours super doué pour retrouver mes affaires. Qu’est-ce que je ferai sans lui ?

« Qu’est-ce que tu ferais sans moi ? » me demanda-t-il, ce qui m’arracha un sourire, puisque je pensais exactement la même chose.
« Ben… je serais obligée de faire la cuisine et le ménage… et ça, c’est pas cool » plaisantai-je qu’à moitié. Parce que non seulement mon Alex avait l’apparence d’un dieu grec (prenons Eros, au hasard, le dieu de l’amour), mais en plus, il faisait la cuisine et le ménage. Je sais, je sais… de quoi en être jalouse, n’est-ce pas ? Je savais que j’avais une chance inouïe.

« Oh ben si c’est que ça alors… » me répondit-il d’un air amusé avant de se pencher vers moi pour m’embrasser encore une fois. « Allez, file, j’ai pas envie que Cathy me fasse payer ton retard encore cette année ! »
Je rigolai à sa remarque, repensant à l’an dernier quand Cathy avait décidé de me kidnapper pour empêcher Alex de « profiter » de moi, puisque j’étais arrivée presqu’une heure en retard à notre tradition 2008 à cause d’une petite séance de « profitage » (enfin vous voyez…).

« Je suis déjà en retard et ta cousine ne manque pas de ressources. Je suis sûre et certaine qu’elle trouvera un moyen de te faire payer, même si, en l’occurrence, cette année, tu n’y es pour rien. »
« Dommage, d’ailleurs… » me répondit-il illico d’un ton très suggestif, alors qu’il se ravança vers moi.
Je le repoussai gentiment. « Bas les pattes ! Je file ! »
Et je m’exécutai. Un petit baiser d’au-revoir plus tard, j’étais dehors.

Le trajet en métro jusqu’à chez Elodie ne dura pas très longtemps. J’arrivais avec seulement vingt minutes de retard, ce qui était un exploit pour moi.

« Alors, tout est prêt ? » demandai-je lorsqu’Elodie m’ouvrit la porte.
« Yep ! T’as ce qu’il faut ? » Elle me laissa passer pour rentrer et je retrouvai toutes mes copines qui m’accueillirent avec des grands sourires.
« Oui, on peut commencer ! » annonçai-je, victorieuse.

Chacune de nous se mit à fouiller au fond de son sac et nous en sortîmes tout un tas de bricoles.
« Franchement, Caro, tu nous fais pitié avec ta pauvre liste ! On a l’impression que t’es mariée ! » me lança Elodie. Je ne relevai pas, j’haussai juste les épaules. Je m’en fichais, j’étais heureuse, moi ! Ou presque. Ce qui m’amenait à ma liste, certes courtes, mais tout de même !
Vous vous demandez ce qu’on est en train de faire, n’est-ce pas ? Eh bien depuis que nous nous connaissions, ce qui remonte à plus ou moins dix ans, les filles et moi avions pris cette habitude de débuter la nouvelle année en brûlant les choses qui nous rappelaient tout ce qu’il y avait eu de négatif dans l’année écoulée et en mettant sur une liste les vœux que nous souhaitions réaliser pour l’année à venir. Un petit rituel entre nous, pour nous porter chance et nous donner espoir. En tout cas, c’était toujours très drôle.
Elodie avait tout un tas de photos d’hommes, ce qui nous faisait toujours rire, et une liste de vœux presque vierge. Mélanie et Cathy se ressemblaient, quelques objets et photos, et une liste toujours bien remplie. Julie, elle, était plutôt comme moi, surtout maintenant. Pas grand-chose à brûler, et pas grand-chose à souhaiter si ce n’est garder le bonheur que nous avions déjà : Thomas, dans son cas, et Alex, dans le mien.

« Je décide d’effacer Benjamin… » Elodie jeta la première photo dans le feu puis enchaîna. « … Bertrand… » Elle fit de même avec une autre photo et ainsi de suite. « … Romain… Sébastien… et Andrew… »
« Andrew ? Qui c’est celui-là ? » demandai-je aussitôt, intriguée. Elle ne m’avait pas raconté ! Quelle petite cachotière !
« Un américain. Ca a duré une semaine, je t’en n’ai pas parlé ? » Elle prit sa petite voix fluette qui incarnait l’innocence pure, mais je n’étais pas dupe.
« Mais non ! Elle vous en a parlé, les filles ? » questionnai-je. Toutes nièrent de la tête.
Elo se mit à rire, et c’était communicatif.
« Pas vraiment intéressant. Bon coup au lit, par contre. » Et nous éclatâmes de rire.

« Donc, je reprends. Je décide de tous les effacer pour que cette année 2009 réponde à tous mes souhaits ! »
Elle prit sa liste et en lut le contenu.
« Rencontrer un québécois sympa, ou même plusieurs… » nous rîmes en chœur, « m’épanouir encore un peu plus, m’éclater et profiter de la vie ! »
Youpi !
C’était dingue comment cette fille pouvait être un condensé d’ondes positives. Il émanait d’elle une aura particulière, pleine d’entrain et d’énergie.

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MessageSujet: Re: [Célébrité] Aléas, joies et tracas   Lun 20 Avr - 3:33

(suite chapitre 2)

Les filles passèrent chacune leur tour et je clôturai la cérémonie.
Je pris la photocopie de mon contrat de travail affublée du logo de la banque pour laquelle je travaillais et la jetai dans le feu. « Y en a marre de ce boulot, que 2009 m’ouvre d’autres portes et d’autres perspectives. » Je souhaitais changer de travail. Celui que j’occupais actuellement et ce, depuis maintenant deux ans, ne me satisfaisait plus. Je visais quelque chose plus en accord avec mes valeurs, quelque chose de plus artistique aussi. Je savais que j’étais forte dans l’art, mais je n’avais jamais tenté d’en vivre. J’écrivais des scénarios, je peignais, je composais et jouais du piano et j’étais une excellente pâtissière. Ces choses que j’avais toujours laissées au rang de loisirs, eh bien peut-être que je pouvais réellement en vivre. Mais quitter le confort qu’un salaire conséquent offrait était plus difficile à faire qu’à dire. Heureusement, Alex était là pour m’épauler.
Je pris ma liste et commençai à la lire à haute voix.

« Je souhaite être encore plus heureuse que je le suis déjà, qu’Alex me demande enfin en mariage… » Les filles approuvèrent en hochant la tête d’un geste appuyé tout en disant des « c’est clair » ou « y a intérêt ». Je les regardais, amusée, et au fond de moi, mon cœur s’était mis à battre un peu plus fort. Cela faisait presqu’un an que j’avais envie de mariage. J’avais vingt-huit ans, je me sentais prête, j’aimais Alex comme une folle et c’était réciproque, et en plus ma famille l’adorait. J’avais l’impression de perdre du temps à ne pas l’épouser. Pour moi, le bonheur rimait avec les mots mariage et fonder une famille. J’avais abordé le sujet avec lui, il n’était pas réticent, mais m’avait avoué que pour lui, c’était encore un peu tôt. Pourtant, il avait presque trente ans ! Cependant, je ne perdais pas espoir et 2009 serait peut-être la bonne année.

« Je souhaite … que mon avion ne s’écrase pas quand j’irai à Vancouver pour le voir… »
Les filles éclatèrent de rire, mais moi pas. J’avais une peur bleue de l’avion et rien que de penser à ce qui m’attendait dans quelques semaines, je sentais tous les muscles de mon corps se contracter. C’était plus fort que moi, et même si je savais que statistiquement l’avion était le moyen de transport le plus sûr au monde, je n’y croyais pas. Des images de crashs vues aux infos à la télé défilèrent sous mes yeux, des centaines de morts éparpillés, des bouts de carlingue en feu, etc.… c’était atroce. La voix de Cathy me fit redescendre sur terre.

« Et surtout que tu voies celui qui pourrait devenir ton amant ! »
Quoi ?
Les filles éclatèrent de rire à nouveau, comprenant ce qu’elle avait voulu dire. Je mis quelques secondes pour réaliser et m’empourprai.
« De toute façon, Alex est au courant pour Rob ! » les informai-je avant de leur tirer la langue avec un regard malicieux.

Pour ceux qui ne connaissent pas, Rob – Robert Pattinson de son vrai nom – est un acteur anglais que j’apprécie énormément, autant pour son talent artistique que pour sa personnalité… et son physique (ce serait mentir par omission si je ne vous avouais pas que je le trouvais absolument trop craquant !).
L’histoire, c’était qu’Alex, qui travaillait dans le domaine du cinéma depuis… eh bien depuis toujours, en fait, allait être assistant réalisateur du prochain film dans lequel Rob allait jouer. Il avait eu ce poste par piston, faisant fonctionner son réseau dans lequel on pouvait compter pas mal de célébrités (eh oui… je connaissais des stars ! Enfin quelqu’un qui en connait, c’est pareil, non ?). Et donc, mon Alex allait me quitter pour le tournage qui commençait bientôt. Il devait se rendre à Los Angeles puis à Vancouver pour la préparation du film dans deux petites semaines, puis resterait au Canada jusqu’à avril-mai avant de finir par l’Italie. Par conséquent, j’avais posé des congés pour le rejoindre, car vivre sans lui pendant tout ce temps m’était malheureusement impossible. (Et puis je ne connaissais pas le Canada, je vous rappelle. C’était l’occasion !)

Je devais bien l’avouer, cette histoire de tournage avec Rob m’enthousiasmait énormément. Je rêvais de pouvoir le rencontrer, de le voir en chair et en os, et de faire sa connaissance. Mais je me faisais des films, comme d’habitude, car honnêtement, je ne pensais même pas l’apercevoir. Je ne savais même pas si Alex aurait le droit de m’emmener sur le tournage une fois, rien qu’une fois, pour voir…

« Il est peut-être au courant, il ne sait pas dans quoi il s’embarque, le pauvre ! » annonça Mélanie qui continuait de rire.
« N’importe quoi ! Même Rob Pattinson ne fait pas le poids contre mon Alex. » Eh oui, j’étais fière de mon petit-ami. Il avait quelques défauts, mais c’était ce qui le rendait parfait à mes yeux.

« Tu parles ! » me répondirent-elles en chœur. J’hallucinais. Elles me croyaient sincèrement capable de tomber sous le charme de Robert au point de mettre en péril mon couple ? Elles étaient folles…
« C’est ce qu’on verra ! » soufflai-je en haussant les épaules. De toute façon, je ne verrai jamais Rob, donc je ne prenais pas trop de risques…

L’après-midi se passa trop rapidement. Julie avait son train pour retourner à Londres le soir à vingt-deux heures. Nous dînâmes toutes les cinq en regardant « Coup de foudre à Notting Hill » en DVD, le film que nous adorions toutes et que nous pouvions voir et revoir à l’infini même si nous connaissions les dialogues par cœur, en version française et originale (pour vous dire…). Ce film nous faisait toutes rêver. Existait-il une personne sur Terre qui ne souhaitait pas qu’une star mondialement connue et plus que craquante tombe sous son charme ? Mes pensées vagabondèrent vers Robert et je sentis un léger sourire étirer mes lèvres. Robert, tomber sous mon charme ? Cela resterait du domaine du fantasme absolu. Je soupirai doucement et sans bruit.
Le dessert, c’était moi qui l’avais préparé. Un gâteau glacé à la mousse de litchi et de framboise. Le préféré de Julie. Les filles étaient toujours épatées par mon talent de pâtissière et j’en étais ravie. Et pour une fois, je ne me dévalorisais pas, je savais que j’excellais dans ce domaine, sans toutefois me prendre la grosse tête.

La soirée passa trop vite et nous accompagnâmes Julie à Gare du Nord. Les au-revoir étaient comme toujours déchirants, je ne pouvais m’empêcher de pleurer à chaque séparation d’avec les filles, et nous laissâmes notre petite anglaise d’adoption s’éloigner de nous.

« On se fera un weekend à Londres très bientôt ? » proposai-je aux filles. J’avais déjà envie de revoir Julie.
« Ben pour moi ça va être difficile… » répondit Elodie.
« Oh, Montréal-Londres, c’est pas si loin ! » plaisantai-je en lui donnant un coup de coude.
« Moi je suis opé en tout cas. » dit Mélanie. « Faut juste s’y prendre pas trop en avance parce que je ne sais pas si je pourrai être dispo plus de trois semaines à l’avance. »
« Moi je suis plus que partante ! J’adore cette ville. Et si je pouvais me trouver un petit Thomas-bis là bas, ça me plairait aussi. » annonça Cathy d’un air enjoué. Je lui souhaitais de trouver un petit anglais comme Thomas, je le souhaitais de tout mon cœur, et je lui souris.
« Super ! On verra ça pour quand je reviens de Vancouver, génial, j’ai hâte qu’on se retrouve toutes les cinq. Enfin quatre… Désolée Elo. »
« Ah c’est pas grave, j’aurais d’autres chats à fouetter, j’espère que vous allez vous amusez » répondit-elle toujours d’aussi bonne humeur.
« T’entends quoi par « chats », Elo ? » demanda Mélanie, amusée. Nous éclatâmes de rire, comprenant son sous-entendu.
« A votre avis ! » répondit Elodie entre deux rires.

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MessageSujet: Re: [Célébrité] Aléas, joies et tracas   Lun 20 Avr - 3:34

(suite chapitre 2)

De la Gare du Nord, chacune reprit son chemin de retour pour chez elle. J’arrivai à l’appartement aux environs de vingt-trois heures, et je quittai mes chaussures à talons pour retrouver la fraîcheur du plancher en bois sous mes pieds. Après avoir accroché mon trench noir sur le porte-manteau, je me dirigeai vers la pièce d’où provenait une lumière changeante et le son de quelques voix. La télévision.
Quand j’entrai dans le salon, je vis Alex dans le canapé, les jambes allongées devant lui, les pieds posés sur la table basse. Il avait ses bras croisés sur sa poitrine et semblait plongé dans le film. Je me retournai pour voir ce qu’il regardait et vis qu’il s’agissait de ce petit bijou que j’adorais : « Le vent se lève » de Ken Loach. Un film loin d’être drôle mais ultra poétique et émouvant.
Sans bruit, je m’approchai du canapé et Alex se tourna vers moi, remarquant ma présence.

« J’avais pas entendu que tu étais rentrée » me dit-il.
« J’ai vu ça » répondis-je en venant me blottir contre lui sur le sofa.
« C’était bien votre après-midi entre filles ? »
Je soupirai, triste, en repensant à Julie qui était retournée à Londres.
« Extra, comme d’hab. On a bien rigolé. »
« Tu vas enfin me dire ce que vous fabriquez pour votre « tradition secrète » de la nouvelle année ? »
Je m’écartais de lui avec un sourire radieux qu’il devait pouvoir voir avec la luminosité ambiante et je lui répondis.
« Jamais ! Pour ça, il va falloir me passer sur le corps ! »
Il rigola et se pencha vers moi, me faisant reculer.
« Ca peut s’arranger… » me dit-il à voix basse avant de s’emparer de mes lèvres. Son baiser était toujours aussi divin, il savait exactement comment j’aimais qu’il m’embrasse. Et nous mîmes un peu plus de passion… jusqu’à ce que mon cœur en ressente les effets. Le désir montait crescendo et je me levais lentement pour me mettre à califourchon sur lui, sans que nos lèvres ne se séparent. Il était mon petit goût de paradis sur Terre, j’aimais Alex plus que quiconque.

Je posai mes mains sur son visage pour l’emprisonner et je sentis les siennes sur mes hanches. Sa mâchoire carrée bien dessinée piquait légèrement, il ne s’était pas rasé aujourd’hui et j’adorais ça.
Ses mains frôlèrent ma peau sous ma blouse et j’en eux des frissons, enflammant mon corps et mon désir.

« Je t’aime… » murmurai-je sans m’en rendre compte entre deux baisers.
Ses mains remontèrent le long de mon dos et en moins de temps qu’il me fallut pour le comprendre, je me retrouvai en soutien-gorge. Un sourire étira mes lèvres et je me reculai légèrement pour faire de même avec son tee-shirt, prise soudainement de frénésie. J’avais envie de lui, de le sentir en moi.

Lorsque je balançai son tee-shirt à travers la pièce derrière moi, je sentis ses mains m’agripper et il me fit basculer sur le canapé où je finis par m’allonger. Les voix du film résonnaient toujours dans la pièce, et la lumière de l’écran qui changeait à chaque plan dessinait de formidables ombres sur le corps d’Alex. Je m’émerveillais toujours devant pareille beauté. Et je m’émerveillais toujours d’avoir pu l’attraper et de l’avoir gardé pendant quatre ans, et bien plus encore, j’osais l’espérer.

Ses lèvres retrouvèrent ma peau et je plongeai mes mains dans ses cheveux courts, maintenant gentiment sa tête alors qu’elle descendait de plus en plus bas le long de mon corps. Ses baisers et ses mouvements de langue sur ma peau me faisaient contracter le peu de muscle que j’avais au niveau abdominal et je me mordillai la lèvre de plaisir alors que ma respiration s’accéléra.

Il commença à déboutonner mon jeans et je me relevai pour l’aider.

« Enlève le tien ! » m’exclamai-je avec envie. Il se releva lui aussi et nous jetâmes nos pantalons par terre dans un même geste. Je m’approchai de lui et me colla tout contre, puis je glissai mes mains dans le bas de dos et sous son caleçon que je m’empressai de faire tomber à son tour. J’embrassai son torse avec appétit et je le poussai doucement sur le canapé où il tomba assis. Je m’approchai lentement de lui, ma main vint caresser ses cheveux et ses mains se posèrent à nouveau sur mes hanches. Ma culotte ne resta pas en place plus longtemps et je retirai mon soutien-gorge pour me retrouver nue, comme lui. Mon corps n’avait pas changé depuis quatre ans, mes formes étaient toujours aussi généreuses, mais aujourd’hui, je n’avais plus aucun complexe. Je savais qu’il m’aimait comme j’étais et son regard me sublimait. Je me sentais magnifique quand j’étais avec lui, et j’adorais ça.

Je me remis à califourchon sur lui et mes lèvres retrouvèrent les siennes, ainsi que ma langue, la sienne. J’avais très chaud d’un coup et ses mains continuèrent de visiter mon corps.
Sa bouche retrouva le chemin de ma poitrine et je me cambrai légèrement sous ses baisers passionnés. Je mourais d’envie de le sentir en moi et cette envie fut comblée sans attendre. Nos mouvements étaient harmonieux et puissants et je sentis le plaisir monter rapidement.

« Je t’aime » entendis-je près de mon oreille entre deux souffles saccadés. Puis il me rallongea sur le canapé pour se mettre au-dessus de moi. Je le serrai de toutes mes forces entre mes jambes, l’emprisonnant comme jamais. Mes mains agrippèrent son dos que j’éraflai avec douceur et tout mon amour.

Nos gémissements s’accentuèrent et les miens atteignirent leur apogée. Ma tête me tournait et je me cambrai encore un peu plus, sentant mes muscles se contracter dans mon dos et mon bassin. Ses va-et-vient me rendait complètement folle et je poussai encore quelques soupirs de plaisir auxquels vinrent s’ajouter les siens. Son corps s’arrêta de bouger et Alex resta sur moi encore quelques intants. Je fis glisser mes doigts d’une main le long de son dos pour quelques caresses tandis que l’autre se plongea à nouveau dans ses cheveux où mes doigts se promenèrent. Sa tête était posée contre ma poitrine à présent, et nous restâmes ainsi de longues minutes. Je commençai à refixer mon attention sur l’écran, tout en continuant de prodiguer mes caresses. Je sentis ses doigts pianoter sur ma hanche et je le regardai alors. Il releva les yeux vers moi et me sourit tendrement.

« J’ai une surprise pour toi » me dit-il.
Une surprise ? J’adorais ça, parce que venant de lui, c’était rarement de mauvaises surprises.
« Une bonne, j’espère ! » répondis-je alors que je connaissais la réponse.
« Ce week-end, on quitte Paris et on part à la neige ! Mon oncle nous prête son chalet. »
Je me relevai, surprise.
« T’es sérieux ? » Et quand il disait « chalet », il voulait dire « palace ». Nous étions déjà allés là bas par deux fois, et le chalet comptait cinq chambres, était idéalement situé, dans les Alpes, et offrait une vue imprenable sur la chaîne du Mont Blanc. J’adorais aller là bas et ce petit week-end allait me retaper.
« Oui, j’ai pris les billets de train, j’ai réservé une voiture à Grenoble, on sera sur les pistes dès samedi matin ! »
Il souriait autant que moi et il se releva pour venir m’embrasser, un baiser que j’accueillis bien volontiers.
« Merci, t’es un amour. »
« Ah mais qu’est-ce que je ne ferais pas pour combler ma petite déesse. »
« Mmmh… j’adore quand tu m’appelles comme ça. »
« Je sais bien » rigola-t-il avant de se lever. Je le contemplai encore une fois, son corps n’avait rien à envier aux statues grecques qu’on pouvait voir au Louvres. Chaque muscle était parfaitement dessiné sans non plus être trop proéminant.
Il remit son caleçon et vint se rasseoir sur le canapé, soulevant mes jambes pour les reposer sur les siennes.
« Et tu n’es pas au bout de tes surprises » ajouta-t-il, ce qui m’intrigua encore une fois.
« Ah oui ? »
« Oui. Et je suis certain que tu vas aimer. »

N’était-il pas parfait ?

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MessageSujet: Re: [Célébrité] Aléas, joies et tracas   Lun 20 Avr - 17:08

Je n'ai lu que le début faute de temps mais comme je te l'ai déjà dit, j'aime beaucoup ton style, ça coule tout seul et on est vraiment transporté dans l'histoire !
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MessageSujet: Re: [Célébrité] Aléas, joies et tracas   Lun 20 Avr - 18:36

Merci Jade ! J'aime bien cette histoire, parce que Caro, c'est moi ! Razz (enfin sauf que j'ai pas d'Alex...)

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MessageSujet: Re: [Célébrité] Aléas, joies et tracas   Lun 20 Avr - 19:21

Sweet Caroline a écrit:
J'aime bien cette histoire, parce que Caro, c'est moi ! Razz

Ça, je m'en étais doutée!

Une autre histoire, un autre registre, d'autres inspirations..mais toujours autant de plaisir à te lire! :)
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MessageSujet: Re: [Célébrité] Aléas, joies et tracas   Jeu 23 Avr - 12:30

Merci beaucoup lily !!!
Oui, histoire différente, rien à voir, mais j'ai beaucoup de plaisir à l'écrire celle-là aussi. Et elle est moins compliquée que l'autre !
En plus, Alex, je le visualise dans le corps de l'acteur anglais Henry Cavill (The Tudors). Love J'en veux un pareil ! Tout pareil ! Laughing

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Chapitre 3



Samedi 4 janvier 2009
Cigarettes : zéro
Kcal : l’air pur, ça creuse !
Chéri : 1, le meilleur
Forme : obligée d’en avoir une grande, les pistes m’attendent…

Après un voyage qui s’était très bien déroulé la veille – Alex avait conduit tout du long et j’avais fait office de radio dans la voiture tellement je chantais à cause de ma bonne humeur – j’ouvris les volets de la chambre pour découvrir un immense soleil éblouissant, tout autant que la neige qui le reflétait et qui nous entourait de toute part. L’air était frais, froid mais sec, et très agréable, même dans ma petite nuisette en satin bordeaux. J’étais d’excellente humeur et je soupirai de bonheur en appréciant ce magnifique paysage qui s’offrait à moi, vue imprenable sur la chaîne du Mont Blanc. Incroyable !

Je me retournai et vis Alex encore à moitié endormi dans le lit, sous la couette, et qui se cachait les yeux à l’aide de son avant-bras.

« Le soleil vient de se leeeveeeerrrrr… » chantai-je en riant sur le même ton que la pub pour la Ricorée, ouvrant mes bras en grand et en lui souriant. Il se releva légèrement pour me regarder, plissant les yeux pour affronter la lumière du jour.

« T’as pas assez chanté hier dans la voiture ? » me fit-il. Je rigolai en répondant que je n’en avais jamais assez de chanter et je sautai sur le lit pour le rejoindre. Je m’allongeai doucement sur lui et il m’entoura de ses bras, un sourire au coin des lèvres.

« Bonjour mon amour… » dis-je d’une voix doucereuse. « Bien dormi ? » demandai-je avant de me pencher pour déposer un baiser sur ses lèvres.
« Parfaitement bien dormi » me répondit-il en soupirant et en se tournant pour chercher le réveil, je présumais.
« Il est neuf heures douze, l’heure de se lever et de se préparer pour aller faire les fous sur les pistes, mon cher ! »
J’étais complètement excitée, la montagne me rendait euphorique. Je n’avais pas perdu mon âme d’enfant, dès que je voyais de la neige, je ne savais plus me tenir.
« Je veux bien me lever, mais si tu restes sur moi, ça va être difficile ! »
Je l’embrassai à nouveau, un baiser qui dura plus longtemps que le précédent et j’arrachai mes lèvres aux siennes en roulant sur le côté pour le libérer de mon poids (qui ne devait pas être léger !) et je finis par m’asseoir sur le bord du lit. Je sautai sur mes pieds et me dirigeai vers la cuisine.
Le chalet était tout en bois clair et aux couleurs rouges. Un vrai chalet de montagne, mais avec tout le confort nécessaire. Il y avait cinq chambres, nous occupions la plus grande, celle qui avait la meilleure vue, une immense salle qui fait salon et salle à manger, avec une énorme cheminée d’un côté et un écran plat sur le mur adjacent et toute la sono qui allait avec. Tout était cher, chic et digne des plus grands designers.
Ce chalet appartenait à l’oncle d’Alex qui était PDG d’une grande société de distribution (ciné et audio-visuel) et qui était richissime. De toute manière, du côté d’Alex, ils étaient tous très riches, tous dans le showbiz ou les affaires qui rapportaient, j’avais choisi un bon parti sans le vouloir. D’ailleurs, Alex était déjà propriétaire depuis ses vingt-et-un ans. L’appartement dans lequel nous vivions était le sien, son père le lui avait acheté pour qu’il ait un pied-à-terre à Paris lorsqu’il reviendrait de Lyon et d’ailleurs, à la fin de ses études. Oui, ça faisait rêver… et je ne vous dis pas le quartier ! Dans le septième arrondissement, à deux pas du Champ de Mars, rien que ça.
C’était donc naturel d’être dans un chalet aussi bien doté. Tout près des pistes, nous n’avions même pas à prendre la voiture pour arriver aux remontées mécaniques. Le pied total !

La cuisine était super équipée, vous vous en doutez. Avec une espèce de grande cuisinière faite en je ne sais quel métal, les trucs extrêmement chers, vous voyez ? Moi qui ne cuisinais presque pas, j’avais limite peur de l’abîmer et de faire une bêtise…
Alex avait tout prévu. Il avait fait livrer tout un tas de denrées alimentaires fraîches pour notre week-end avant notre arrivée, il avait réellement pensé à tout. Je commençai à préparer le petit-déjeuner, versant des céréales dans mon bol et préparant le thé de monsieur. Je noyai mes Miel Pops dans du lait frais et j’attendis qu’elles ramollissent (je les aimais que comme ça) et je mis deux tranches de pain de mie dans le grille-pain. Je m’attardai devant la fenêtre pour observer encore ce paysage enneigé qui me ravissait et je sentis deux mains se poser autour de ma taille et les lèvres de mon petit-ami dans mon cou.

« Je ne t’ai pas dit bonjour tout à l’heure » souffla-t-il.
Je me retournai en pivotant pour lui faire face et enroulai mes bras autour de son cou après qu’il se soit redressé.
« Bonjour ! » dis-je pour la deuxième fois de la journée.
« Bonjour ma déesse… » Il savait comment me faire sourire dès le matin. Dieu que j’adorais quand il m’appelait comme ça !
Le grille-pain sauta et je souris à Alex.
« C’est prêt ! »

Nous prenions notre petit-déjeuner perchés en haut des grands tabourets devant le comptoir. J’avais mis la télé sur une chaîne musicale en guise de fond sonore. Mtv diffusait une rétrospective des années quatre-vingt-dix, c’était marrant de réentendre les vieilles chansons qui avaient bercé notre jeunesse.

« J’espère que je ne vais rien me casser ce week-end, je suis tellement nulle en snowboard ! » dis-je en mâchouillant mes céréales. Alex rigola et croqua dans sa tartine pleine de confiture de fraise. Il n’attendit pas d’avaler pour me répondre.
« Arrête, tu te débrouilles très bien ! »
« Tu rigoles j’espère ? Je t’empêche d’aller faire des pistes noires ou même certaines rouges. Je suis ton boulet ! »
« Mais je l’aime mon boulet ! » me répondit-il en se penchant vers moi pour m’embrasser sur la joue. Ses lèvres étaient un peu collantes à cause de la confiture. J’essuyai ma joue et haussai les épaules.
« J’y peux rien, je suis hyper peureuse. Et puis la vie est injuste, je ne suis pas née avec un snow aux pieds, moi ! » Alex skiait depuis qu’il savait marcher. Autant vous dire que son niveau éveillait une certaine jalousie chez moi. Et puis il avait opté pour le snowboard depuis ses seize ans, c’était ce qu’il préférait.
« Parce que moi si ? Pauvre maman… elle a dû en baver à l’accouchement. »
Je lui tapai l’épaule d’un air fâché et il éclata de rire.
« C’est ça, rigole ! Sale petit privilégié ! » le réprimandai-je faussement.
« Si tu préfères, le sale petit privilégié peut te trouver un studio de location, un petit dix-huit mètres carré tout en bas de la station ! » me fit-il, visiblement amusé.
Je soupirai, admettant ma défaite.
« Seulement s’il a un jacuzzi alors ! » répondis-je pour continuer la plaisanterie.
Et nous rigolâmes en chœur. En parlant de jacuzzi, j’avais bien envie d’aller faire un tour dans celui que la salle de bain offrait. Je vous ai déjà dit que c’était le pied, ici ?

Nous nous préparâmes plutôt rapidement, enfilant pantalons, sous-pulls en polaire puis vestes. Je m’étalai de la crème solaire sur le visage et fit de même sur celui de mon compagnon, plutôt deux fois qu’une d’ailleurs, sa peau était bien plus blanche que la mienne.
Nous arrivâmes aux cabines du téléphérique en moins de cinq minutes et forfaits accrochés à nos vestes, nous montâmes sur les hauteurs de la station. Il n’y avait pas beaucoup de monde, étant hors période de vacances scolaires, et cela m’allait très bien. Moins de gens sur qui foncer quand je ne saurai pas m’arrêter à temps.

Les pistes ici étaient larges et agréables à descendre. C’était difficile cependant de reprendre les habitudes de la glisse, je passai mes vingt premières minutes quasiment sur les fesses et je commençai à m’épuiser à force de tomber et de me remettre sur pieds. Alex était patient avec moi et il venait souvent m’aider à me remonter. J’étais réellement son boulet, le pauvre. Ce soir, j’étais bonne pour lui offrir une séance de massages pour me faire pardonner !

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Dernière édition par Sweet Caroline le Jeu 23 Avr - 12:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Célébrité] Aléas, joies et tracas   Jeu 23 Avr - 12:31

(suite chapitre 3)

Nous décidâmes de déjeuner dans un restaurant tout en haut du domaine et avec vue sur le Mont Blanc. La vue était encore plus spectaculaire que du chalet, on avait l’impression de pouvoir toucher le plus haut sommet de France tellement il était près. J’en prenais plein les yeux et j’adorais ça.

« J’aimerais tellement vivre ici ! » annonçai-je d’un air rêveur. Notre table était devant l’immense baie vitrée et Alex suivit mon regard.
« C’est clair que c’est beau. Mais je suis sûr que tu finirais par t’embêter ! » plaisanta-t-il.
« Oui, enfin tu me comprends. » lui répondis-je en coupant un morceau de ma viande dissimulée sous une épaisse couche de sauce au poivre.
« J’adore être ici, merci encore pour ce week-end » ajoutai-je en lui souriant tendrement. Alex avait toujours été très attentionné à mon égard et je n’arrivais toujours pas à croire qu’un homme aussi bien puisse m’aimer moi. Même si ça faisait quatre ans que ça durait ! Incroyable.
« Ca me fait plaisir aussi tu sais ! Et puis te faire plaisir me fait plaisir, tu le sais, ça. »
« Oui et c’est bien pratique, d’ailleurs ! » rigolai-je.
Comment un homme comme ça pouvait être réel ? Parce qu’il était le genre d’hommes qui n’existaient que dans notre imagination, à nous, les filles. Il cuisinait, il faisait le ménage, il était attentionné, il était beau comme un dieu et était un formidable amant. Je me mis à rire légèrement en repensant à Mélanie qui, lorsque nous avions la petite vingtaine, m’avait dit que tout ça, c’était de la science-fiction et qu’en vrai, ça n’existait pas. Mon Alex était certainement l’exception qui confirmait la règle.

« Qu’est-ce qu’il y a de si drôle ? » me demanda-t-il. Je détournai mon regard du vide devant moi pour le fixer sur mon petit-ami.
« Mel et moi, quand on était plus jeunes, on était persuadé que les mecs comme toi ne pouvaient pas exister. Tu es sûr que t’es pas un alien tombé sur Terre de je ne sais où ? »
Cela le fit rire.
« Comme moi c'est-à-dire ? » demanda-t-il.
« Du genre super attentionné, super canon, super amant, super parfait. Superman, quoi. »
Il rigola encore et il avala sa dernière bouchée d’un air songeur avant de reposer les yeux sur moi.
« Honnêtement, je ne pensais pas trouver la femme de ma vie si jeune. Et je n’étais pas comme ça avant toi. »
Je m’étonnai. On n’en avait jamais parlé, tiens. Et je ne passai pas à côté des mots « la femme de ma vie » mais ne relevai pas.
« Ah bon ? T’étais comment ? »
Il rigola et s’accouda sur la table, mains jointes et ne me quittant pas des yeux.
« J’étais… un vrai Terrien ! » me répondit-il, et je ne pus m’empêcher de rire.
« Je consommais les filles, on va dire. » poursuivit-il. Normal, avec le physique qu’il avait, il pouvait !
« Je n’aimais pas m’engager, je m’amusais, et j’étais plutôt macho. »
« Et tu ne faisais pas la cuisine et le ménage ? » demandai-je innocemment.
« J’ai toujours été plutôt maniaque, demande à maman, et puis la cuisine, c’est mon grand-père qui m’a quasiment tout appris. Cuisiner me rappelle tous ces bons moments qu’on a passés ensemble, lui et moi. »
« Ah donc c’est pas pour me faire plaisir que tu fais tout ça ? » dis-je d’un air faussement déçu. Et j’étais très mauvaise comédienne.
Je sentis ses doigts sur ma main puis s’entrelacer aux miens. J’étirai mes lèvres en un léger sourire.
« Tu peux pas savoir comment tu m’as changé, Caro. Avant toi, je ne savais même pas ce qu’était l’amour ! »
Mon sourire s’agrandit, impossible de résister. S’il savait comment LUI m’avait changée !
« Et c’est quoi l’amour alors ? » demandai-je tout sourire.
« C’est toi, c’est nous. Tout ce bonheur, ce partage, ces plaisirs, ces espoirs et ces envies qu’on ressent tout le temps. Ce besoin d’être avec toi. »
Waouh !
« Tu l’as piochée dans quel scénario de comédie romantique, cette réplique ? » plaisantai-je. Phrase à retenir pour mon prochain projet. Et Alex émit un petit rire.
« Tu vois, l’amour ça me fait dire des trucs niais ! » dit-il alors que je rigolai à mon tour.
« Non, c’était très mignon. Le genre de trucs qu’on adore entendre, nous les filles, enfin… les filles normales et un tantinet romantiques ! » le rassurai-je. « N’empêche, je suis d’accord avec toi. Et toi aussi tu m’as changée. Tu m’as donné confiance en moi, tu m’as appris à m’aimer, et si j’aime la vie, aujourd’hui, c’est grâce à toi. Parce que tu fais partie d’elle. »
Il porta ma main à ses lèvres et y déposa un baiser, ce qui me fit sourire.

Après avoir payé l’addition, nous reprîmes la direction des pistes et la fatigue commençait à se faire ressentir en milieu d’après-midi. J’étais épuisée, et même Alex souhaitait rentrer au chalet.
Nous arrivâmes aux alentours de seize heures au chalet et à peine rentrés, j’ouvrais les vannes du jacuzzi pour le remplir, le temps de nous déshabiller.

« Super journée en tout cas, même si je suis claquée. Je sens que demain, je vais avoir des courbatures » dis-je en ôtant mon sous-pull pour me retrouver en soutien-gorge noir. Il était tout collant, j’avais transpiré avec le snowboard et l’après-midi avait été chaude, en plus. J’enlevai aussi mon pantalon et vit qu’Alex me regardait avec des yeux pleins d’envie. Lui avait enlevé le bas et était encore en sous-pull.

« Le premier dans le jacuzzi a gagné ! » annonçai-je avant de courir jusqu’à la salle de bain. Dans ma course, je dégrafai mon soutien-gorge et j’entendis les pas d’Alex derrière moi alors que j’enlevai mon boxer. Et splash, il sauta dans l’immense baignoire, m’éclaboussant au passage.

« Hééééé ! » prostestai-je d’un air amusé. « Mais comment t’as fait pour te déshabiller aussi vite ? »
« Tu crois que Clark Kent met longtemps pour se retrouver en collants bleus ? Tu m’as dit que j’étais Superman, tout à l’heure, je te le rappelle. »
Je rigolai en me plongeant dans le bain pour le rejoindre. J’allumai le remous et vins me blottir dans ses bras qui n’attendaient que moi. Mes cheveux noirs flottaient tout autour de ma tête et Alex en saisit une mèche qu’il fit glisser entre ses doigts.
« J’adore vraiment la couleur de tes cheveux, c’est trop joli. »
« Je suis jolie de partout ! Jusqu’au bout des cheveux ! » plaisantai-je.
« C’est vrai » me fit-il, et cela me fit rire. Il m’avait aidée à me sentir mieux dans mon corps et à m’estimer à ma juste valeur (ou du moins une plus juste), mais je n’étais pas encore prête à affirmer pareilles choses en les pensant. Je n’étais jolie qu’à ses yeux, et il le savait.
« Et là je suis sûr que tu es en train de te dire que c’est pas vrai, et blablabla… Je me trompe ? » remarqua-t-il de manière très perspicace.
« Tu me connais. Mais comme je t’ai dit tout à l’heure, tu m’as changée aussi. C’était carrément pire avant ! »
« Je sais, je l’ai remarqué aussi. Quand on s’est connu, tu étais moins confiante. C’était craquant en fait. »
« Ah ouais ? Je peux redevenir comme avant, si tu veux » l’interrompis-je. Il rigola et me déposa un baiser sur la tempe.
« Non, je te préfère comme maintenant. Tu resplendis encore plus. »
J’entrelaçai mes doigts aux siens et je tournai la tête pour le voir. Nos regards se sondèrent et je ne pus m’empêcher de lui sourire et il fit de même. J’attrapais ses lèvres et je l’embrassai avec passion. Ma main droite vint se caler derrière sa nuque pour m’y accrocher et je sentis son étreinte se resserrer. Je lâchai un soupir de plaisir, sentant sa langue sur la mienne, et mes lèvres me donnaient l’impression d’être en feu. Je pivotai alors dans le bain pour lui faire face et plaçai mes jambes repliées de chaque côté de lui, m’asseyant sur les siennes.
Je sentis son torse musclé contre ma poitrine et l’eau entre nous me donnait une sensation différente de d’habitude, sans parler des remous. Nous n’avions pas souvent fait l’amour dans l’eau mais je devais avouer que j’adorais ça. On se sentait léger et on percevait les contacts avec l’autre différemment.
Je pressai mes lèvres à nouveau contre les siennes et ses mains vinrent caresser mon dos, sous l’eau, et tout doucement. Des frissons me parcoururent immédiatement et j’intensifiai le baiser. Puis mes lèvres dérivèrent dans son cou et je sentis sa main déplacer mes cheveux mouillés pour libérer ma nuque. Je revins embrasser ses lèvres et à son tour, il dériva vers mon cou. Puis ma poitrine. Tous ses baisers enflammés faisaient monter une chaleur des plus agréables en moi, et un désir insatiable.
Et pourtant, quelques très longues minutes plus tard, j’expirai un dernier soupir de plaisir. Ma tête me tournait légèrement, comme toujours quand j’avais atteint l’orgasme, et nous restâmes enlacés au milieu des bulles en écoutant en silence le cœur de l’autre battre. J’étais dos à lui, ma tête appuyée contre son torse. Le rythme de son cœur commençait à faiblir et à reprendre sa course habituelle tandis que le mien résonnait encore à mes oreilles dans un bruit sourd et effréné. Je sentais les palpitations provoquées par ces émotions dans chaque cellule de mon corps, comme si elles étaient super-alertes. J’avais même la chair de poule, provoquée par l’orgasme. Cela m’arrivait parfois, et je sentis la main d’Alex caresser doucement mon bras pour la faire partir.

« J’adore quand ça t’arrive » me dit-il.
« Ah bon ? » m’étonnai-je.
« Oui, je ne sais pas pourquoi. Peut-être que ça me prouve que je t’ai donné du plaisir. »
Je me mis à rire doucement.
« Tu me donnes toujours du plaisir, Alex ! Je n’ai jamais feint avec toi. »
Il m’embrassa le haut du crâne et fit glisser sa main droite jusqu’à mes doigts auxquels il entrelaça les siens.
« Tu as renoncé à ton privilège de femme ? » me demanda-t-il.
« De pouvoir faire semblant ? » J’entendis sa voix émettre un léger « mmmmh » que je pris pour un oui.
« Je n’ai jamais fait semblant, à vrai dire. Je ne vois pas l’intérêt. Si le mec ne me satisfait pas, je pense qu’il devrait le savoir. »
« Heureusement que ça ne m’est pas arrivé alors, c’est frustrant pour nous si, nous les hommes, on arrive à prendre notre pied alors que la femme n’y arrive pas. »
« Frustrant ? C’est plutôt la femme qui devrait être frustrée ! » protestai-je aussitôt en relevant la tête vers lui.
« Oui, c’est peut-être pas le bon mot, mais quelque part, quand ça arrive ce genre de choses, on se sent… faible. Du moins, pas infaillible. La toute puissance qu’on peut ressentir avec le plaisir de l’orgasme n’est pas complète quand on sait que l’autre n’a pas réussi à l’obtenir. Tu vois ce que je veux dire ? »
« Et ça t’es déjà arrivé, alors ? »
« Bien sûr ! » Je ne pus m’empêcher de rire en pensant à ces filles qui n’avaient pas pu prendre leur pied avec Alex.
« C’est qu’elles n’étaient pas faites pour toi, alors » l’informai-je en souriant, et ma remarque le fit rire. Il resserra son étreinte.
« Ca doit être ça. Mais je suis content que ça ne te soit jamais arrivé à toi » souffla-t-il à mon oreille.
« C’est que je suis faite pour toi » répondis-je encore plus amusée.
« Incontestablement, oui. »

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MessageSujet: Re: [Célébrité] Aléas, joies et tracas   Jeu 23 Avr - 12:31

(suite chapitre 3)

Nous sortîmes du bain après avoir profité des bulles bienfaisantes et nous être savonnés mutuellement. J’adorais ces moments-là, tout en douceur et en tendresse.
Je séchai mes cheveux, enroulée dans ma serviette de bain épaisse et moelleuse, et lorsqu’ils furent presque secs, je les laissai finir de sécher à l’air. Je partis m’habiller dans la chambre, optant pour un jeans bleu foncé et une petite blouse écrue avec de la dentelle et des petites fronces toutes mignonnes. Je savais qu’Alex l’aimait bien, celle-ci, c’était pour ça que je l’avais prise.
Lui était déjà prêt et il vint se poser contre le chambranle de la porte alors que j’enfilai ma blouse.

« Ce soir on dîne ici, juste pour te dire. J’ai une petite surprise pour toi. »
Je l’avais complètement oubliée, cette surprise. Je passai la tête par le trou de ma blouse prévu à cet effet et je lui répondis.
« Et tu es sûr que je vais aimer ? T’as dit ça l’autre jour. »
« Oh que oui ! Mais avant, faut descendre au village pour acheter quelques trucs pour le repas, il n’y a plus de farine. Tu viens avec moi ? »
« Je me maquille et j’arrive. »

Je filai à la salle de bain en quatrième vitesse, l’embrassant furtivement au passage, et cinq minutes plus tard, j’étais prête.
J’enfilai mes chaussures de marche et repris ma veste de ski, et j’étais même prête avant Alex.

« J’arrive, je mets juste une bouteille au frais pour ce soir ! » me dit-il de la cuisine.
Il ne tarda pas revenir vers moi et nous nous baladâmes dans le village main dans la main, appréciant le soleil qui commençait à se cacher derrière la montagne, laissant une luminosité particulière.
Je m’attardai dans un magasin de vêtements pendant qu’Alex était à la supérette du coin pour les courses dont il avait besoin pour ce soir, et nous nous rejoignîmes devant la boulangerie où j’allai chercher une baguette.

La remontée au chalet fut plus pénible, car en montée (comme son nom l’indique), un peu plus chargés et dans l’obscurité.
J’étais contente d’arriver au chaud où je me mis immédiatement à l’aise. Ma blouse à manches courtes suffisait tellement le chalet était bien chauffé.
Je mis la chaîne stéréo super compliquée en marche (me demandez pas comment j’ai fait mais j’y suis arrivée !) et ce fut un CD de Norah Jones qui se mit à tourner dans la platine. Parfait.

Je m’activai pour aider Alex à la préparation du repas.

« Quoi de bon pour ce soir ? » demandai-je, curieuse, arrivant par derrière et le serrant contre moi avant de me pencher sur le côté pour voir ce qu’il fabriquait. Il était en train de préparer le saumon.

« Foie gras en entrée, saumon et ses petits légumes, puis crumble aux pommes, ça te va ? »
Je me délectai d’avance.
« Mmmmmh miam ! » fis-je pour lui faire comprendre que j’étais plus que d’accord avec le menu.
« T’as besoin d’un coup de main ? » proposai-je. Je ne cuisinais jamais quand on était tous les deux. C’était lui qui se chargeait des repas, tout le temps. Mais quand il était en tournage, j’étais bien obligée de reprendre mes bonnes vieilles habitudes de quand j’étais célibataire. Cela dit, Picard faisait de très bons plats préparés !
« Si tu peux éplucher les pommes, ça serait cool » me répondit-il alors qu’il venait de finir le saumon, s’attaquant maintenant aux légumes. Il m’impressionnait toujours quand il était au fourneau. Toujours hyper organisé, hyper efficace, et hyper sexy…
« Pas de problème ! » fis-je en le dévorant des yeux, mordillant ma lèvre inférieure. Il me regarda alors et il se mit à rire.
« Je sais à quoi tu penses… » me prévint-il.
« Ah oui ? » Mon ton se voulait innocent mais était tout le contraire.
« Je vais laisser monter l’envie et le désir encore un peu avant de passer à l’attaque » m’annonça-t-il d’une voix douce.
« T’as raison, ça sera encore mieux » approuvai-je, une étincelle au fond des yeux. Et je pris une des pommes qu’il avait posées sur le comptoir et l’épluchai. Je la coupai en morceaux pour garnir le plat.
« Alors, c’est quoi cette surprise ? » demandai-je. « Tu peux pas me mettre sur la voie ? »
Je ne voulais pas le supplier, mais j’étais bien trop curieuse pour prendre plaisir à attendre de savoir ce que c’était.
« Hors de question. N’essaie même pas de me tirer les vers du nez, sinon tu n’auras rien. »
« Rooooh, c’est pas gentil ça ! » m’exclamai-je, stupéfaite. D’habitude, il n’était pas aussi catégorique.
« C’est pour ton bien, ma chérie » me dit-il pour me réconforter un peu.
« Mouais… » Je n’étais pas bien convaincue. Il m’avait peut-être acheté un cadeau, pour se faire pardonner de partir aussi longtemps et aussi loin de moi.

« Ca a à voir avec ton départ dans une semaine ? » demandai-je sans conviction.
« Tu ne veux pas ta surprise ? »
« Siiiiii, mais dis-moi juste ça, s’il te plaît, s’il te plaît, s’il te plaîîîîîîîît… » Ma voix s’était fait toute petite sur la fin, et je fis une de ces moues toutes adorables auxquelles il ne savait pas résister, sans compter mon regard de Chat potté dans Shrek.
« Non, rien à voir. »
« Tu m’offres pas de cadeau parce que tu t’en vas ? Et tu crois que je vais te pardonner de me laisser toute seule à Paris ? » m’insurgeai-je en rigolant.
Ma remarque le fit rire.
« Pas pour cette raison, non. Mais je suis sûr que tu me pardonneras de t’abandonner aussi longtemps. Et puis tu viens me voir, de toute façon. Et quand je te présenterai ton ‘Robichou’, tu vas forcément me pardonner ! » Son ton était légèrement moqueur. Cela l’amusait beaucoup que j’adule tellement Robert Pattinson. Enfin, lui, de son côté, faisait de même pour Natalie Portman, sans vouloir l’avouer ouvertement.
« Et maintenant, plus de question, compris ? Sinon, je te promets que je ne te donnerai pas ta surprise ! »
Je serrai mes lèvres et fis un geste dans le vide, mimant de fermer ma bouche à clé et de jeter cette dernière par-dessus mon épaule.
« Bien » fit-il d’un ton sévère, mais il souriait en même temps.

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MessageSujet: Re: [Célébrité] Aléas, joies et tracas   Jeu 23 Avr - 12:31

(suite chapitre 3)

Nous nous mîmes à table une heure plus tard, le chalet sentait bon le crumble aux pommes, un de mes desserts préférés et Alex le savait, c’était certainement pour ça qu’il avait choisi celui-là. Lui n’était pas très desserts, le sucré, ce n’était pas trop son truc.

« Délicieux ce foie gras ! Tu l’as acheté en bas ? » demandai-je, curieuse et étonnée de voir qu’une supérette de village alpin puisse offrir pareil délice.
« Non, je l’ai ramené de Paris, je l’ai acheté dans une boutique qui vend que des produits du sud-ouest, tu sais, je t’y avais emmenée une ou deux fois. »
Je me remémorai le magasin et le visualisai parfaitement.
« Je vois, oui. T’as bien fait. T’avais prévu le repas aussi longtemps à l’avance ? » m’étonnai-je ensuite.
« Quand j’ai pris les billets de train mardi, j’ai pris ça à la boutique en pensant qu’on aimerait bien le déguster ce soir après une bonne journée de snowboard, n’ai-je pas eu raison de le faire ? » me dit-il d’un air pincé, imitant un peu sa mère par la même occasion.
« Mais si, très cher. » Je mordis dans mon toast et bus une gorgée de mon Sauternes.
« On devrait faire des petits week-ends comme ça plus souvent, tu trouves pas ? »
« Quand ton emploi du temps le permets, oui » répondis-je, intéressée. « C’est pas moi qui serais contre des week-ends en amoureux. C’est quand le prochain ? » fis-je pour plaisanter d’un ton pressé, ce qui le fit rire.
« On verra quand je reviendrai d’Italie. A mon avis, la Toscane est super romantique, ça devrait te plaire. Je vais tester lors du tournage et je t’y emmènerai après. »
Je lui souris en coin, de plus en plus intéressée par ses projets. L’Italie… j’avais adoré Venise quand on y était allé, et j’étais certaine que la Toscane me ferait le même effet.

Avant d’entamer le dessert, Alex se leva pour aller chercher quelque chose. Je le vis fouiller dans le frigo et il sortit une bouteille de champagne.
« Eh ben ! Monsieur ne fait pas les choses à moitié ! » remarquai-je en rigolant.
« Superman ne fait jamais les choses à moitié, voyons. »
Je rigolai à sa réponse et refixai mon attention sur le crumble qui était posé juste devant moi et me faisait de l’œil. Le plat était tiède et il s’en dégageait un parfum à tomber par terre. Il avait mis un peu de cannelle dessus, tout comme j’aimais. J’entendis Alex remplir les coupes de champagne et je commençai à m’impatienter, je voulais manger le dessert, je ne tenais plus. Quand je me retournai vers lui, il revenait, tenant les deux flûtes dans ses mains, un sourire immense affiché sur son visage.
Le voir aussi resplendissant me combla de bonheur.

« C’est quand ma surprise ? Je peux l’avoir maintenant ? » demandai-je. On aurait dit une petite fille demandant la permission d’ouvrir ses cadeaux de Noël.
« Ca arrive, mais d’abord, trinquons. »
Très bien. J’allais vite la siffler cette flûte et j’aurais droit à mon cadeau et à mon dessert. Le pied !
Il me tendit le verre que je m’empressai de prendre sans quitter mon compagnon des yeux, toujours aussi divin et appétissant. L’après-dessert risquait d’être intéressant, aussi, pensai-je.

« A nous, Caroline et Alexandre, et à nos quatre ans de vie commune ! »
J’écarquillais les yeux, sa façon très formelle de dire nos prénoms en entier me fit un drôle d’effet. Je tenais toujours mon verre à mi-hauteur et Alex vint entrechoquer son verre au mien, ce qui me remit instantanément les pieds sur terre. Il souriait toujours, apparemment amusé et cela m’intrigua un peu plus. Qu’est-ce qu’il lui prenait ?
« A nous et à nos quatre ans ! » fis-je en vitesse avant de porter ma flûte à mes lèvres et de la pencher pour en boire le liquide doré pétillant que j’aimais tant. Quelque chose glissa à l’intérieur et toucha mes lèvres. Je redescendis le verre, fronçant les sourcils. Qu’est-ce que c’était que ce truc ? Quand je le vis, je m’arrêtai de respirer, ouvrant la bouche en grand et en silence que seule la voix de Norah Jones ainsi que le crépitement du feu venaient perturber. Mes yeux vinrent se poser sur Alex immédiatement et je vis que son visage s’était adouci. L’amusement que j’avais pu y lire quelques secondes plus tôt avait disparu. Maintenant, il était presque tendu. Et je le comprenais ! Je ressentais la même chose que lui, en plus de la surprise.

Je bus ma flûte en entier et récupérai le petit objet qui avait été déposé au fond du verre. Mon cœur palpitait à tout rompre et je me mordis la lèvre inférieure tellement fort que je dus me reprendre pour ne pas la faire saigner. J’interrogeai ensuite Alex du regard.

Il posa son verre sur la table avec un calme étrange et tendit la main pour prendre ce que je tenais entre mes doigts. Il se racla la gorge et bougea sur sa chaise, pris d’un stress soudain. Je ne l’avais jamais vu aussi peu sûr de lui, c’était étrange de le voir comme cela.

« Pitié, ne te mets surtout pas à genou ! » plaisantai-je, me forçant à sortir quelque chose qui m’aiderai à ne pas m’évanouir ou autre, j’étais capable de tout en cet instant ! Et pour tenter de détendre l’atmosphère. Cela fonctionna et après avoir ri, il me répondit.
« Je comptais pas le faire, t’inquiète pas. Trop cliché, voyons ! »
« C’est clair » marmonnai-je tout bas. Je ne pouvais pas m’empêcher de sourire et je plaçai mes mains devant ma bouche pour m’empêcher de pousser des petits cris d’excitation et de joie. Oh mon dieu, ça y était ! C’était ça ma surprise ?! Et quelle surprise ! Je pouvais lui pardonner n’importe quoi, avec ça. Il avait raison, son départ pour Vancouver ? Pffff rien à faire ! Il allait me demander de l’épouser !!!

« Alors voilà… j’avais préparé un super texte pour faire ma demande, mais… comme je pensais, je ne me souviens même pas de la moitié donc je vais le faire en freestyle, excuse-moi. »
Je laissai échapper un « oh mon dieu » tout en remuant sur ma chaise. Je ne pouvais pas rester en place et je me levai.
« Lève-toi, ça sera mieux debout ! » l’invitai-je, et il s’exécuta maladroitement, ce qui n’était pas dans son habitude. Le stress le rendait tout bizarre mais complètement craquant.
« Je sais pas si c’est mieux pour moi, cela dit » me dit-il en plaisantant qu’à moitié. « J’ai l’impression de ne plus avoir de jambes ! »
Je me mis à rire et il m’accompagna quelques secondes avant de reprendre son sérieux. Il souffla comme pour faire partir le stress, ferma les yeux et les rouvrit, tendant la bague jusque devant moi. Il la regarda un instant et se détendit un peu avant de replonger ses yeux dans les miens. Je faillis chavirer.

« Lorsque je t’ai vue la première fois, tu portais une robe noire. Tu étais avec les filles et Cathy nous a présentés. Je t’ai tout de suite remarquée, avant même qu’elle me présente à toi. Tu avais fait des petites tresses dans tes cheveux pour les attacher derrière, comme tu fais des fois. Et chaque jour où tu le fais, je pense à cette rencontre qui a changé ma vie. »

J’avais le cœur qui battait tellement fort dans ma poitrine que je croyais bien qu’il allait finir par sortir de là. Ses paroles me donnaient les larmes aux yeux et je me mordis à nouveau la lèvre pour ne pas craquer. Je me cachais derrière mes mains jointes.

« Jamais j’aurais cru tomber amoureux et ressentir ce bonheur aussi intense. Ce bonheur d’être avec toi, de partager ma vie toute entière avec toi, d’être là quand tu as besoin de moi… ce bonheur que nous vivons depuis maintenant quatre ans… et ce bonheur que je souhaite ressentir pour le restant de mes jours. J’ai commencé à t’aimer un samedi de novembre 2004, et je n’ai jamais cessé de nourrir cet amour pour toi. Et aujourd’hui, en ce samedi de janvier, quatre ans plus tard, je veux te montrer à quel point cet amour est cher à mes yeux, à quel point je t’aime et à quel point j’ai envie que tu restes à mes côtés… pour toujours. »

Ca y est, les larmes coulaient le long de mes joues, je le sentais et je ne fis aucun geste pour les empêcher de rouler. Mes yeux ne quittaient pas les siens, j’étais incapable de bouger, j’étais pétrifiée par cette déclaration et cette demande qui me submergeaient d’émotions.

« Caroline… est-ce que tu veux faire de moi le plus heureux des hommes et accepter de devenir ma femme ? »

Alex me sourit timidement, il savait pourtant ma réponse, on en avait déjà parlé. Il n’avait eu aucune raison de stresser, mais j’imaginais que c’était un dur cap à passer pour lui. Quant à moi… J’étais au paradis !

Les larmes plein les yeux, je m’approchai lentement de lui, pris son visage en coupe et l’embrassai avec toute la douceur dont j’étais capable. Dès que nos lèvres se détachèrent, je murmurai « Oui ».
Je souris de plus belle et en reculant, je me répétai d’une voix plus forte.

« Oui ! Oui ! Mille fois oui ! »

Il prit ma main gauche avec tendresse et passa l’anneau à mon annulaire. Je tremblais et lui aussi. Et voir cette bague, cette magnifique bague en or sertie d’un discret diamant à ma main, c’était bouleversant. J’allais devenir sa femme, j’allais officiellement finir mes jours avec lui, porter son nom, fonder une famille. Tout cela était synonyme de bonheur pour moi et il venait de me faire le plus cher des cadeaux. Son cœur, son amour, sa confiance, sa vie.

« Elle te va très bien » me dit-il d’une voix cassée par l’émotion. Je n’étais pas la seule à être bouleversée.
« Je trouve aussi, tu as très bien choisi. Et c’est pile la bonne taille ! »
« Normal, j’ai pris une de tes bagues comme modèle, celle en or que tu portes souvent. »
« Ah ouais ? Quand ça ? J’ai même pas remarqué que tu me l’avais prise. »
Il avait tout manigancé depuis quand ?
« Il y a un mois environ, la dernière fois que tu es allée à Londres avec les filles pour voir Julie. Tu l’avais laissée à l’appart, alors j’en ai profité. Alors, elle te plaît ? J’ai pris en or parce que je sais que c’est ce que tu préfères. »
« Oui, parce que ça va bien avec la couleur de ma peau. »
« Je trouve aussi. »
« Et elle est magnifique, je l’adore ! Discrète, raffinée… belle, tout simplement. »
« Comme toi » me dit-il avait de relever ma tête en passant son doigt sous mon menton. Et il m’embrassa tendrement.
Après ce baiser, j’entourai sa taille de mes bras et posai ma tête contre son torse. Il mit également ses mains dans mon dos et me serra contre lui.

« Merci, Alex. C’est le plus merveilleux des cadeaux que tu pouvais me faire. »
« Je me suis dit qu’il était tant que je te l’offre, celui-là. »
J’émis un léger rire et relevai la tête vers lui. Nos regards se sondèrent pendant un long moment et nos sourires ne s’effacèrent pas. Nous respirions le bonheur, c’était ça notre vie et ça allait l’être pendant le restant de nos jours.

« Je t’aime. »
« Moi aussi. »

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MessageSujet: Re: [Célébrité] Aléas, joies et tracas   Dim 26 Avr - 4:23

Rôlala....que c'est beau!
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MessageSujet: Re: [Célébrité] Aléas, joies et tracas   Dim 26 Avr - 10:52

J'viens de fnir le Chap 1 est j'adore! C'est frais, c'est léger!! Tu as un style super agréable, facile à lire!! J'ai hate de lire la suite!!

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MessageSujet: Re: [Célébrité] Aléas, joies et tracas   Lun 27 Avr - 12:49

Sweet Caroline a écrit:
Merci beaucoup lily !!!
Oui, histoire différente, rien à voir, mais j'ai beaucoup de plaisir à l'écrire celle-là aussi. Et elle est moins compliquée que l'autre !
En plus, Alex, je le visualise dans le corps de l'acteur anglais Henry Cavill (The Tudors). Love J'en veux un pareil ! Tout pareil ! Laughing


Ché pas pourquoi mais quand j'ai commencé à lire c'est à lui que j'ai pensé. lol. J'ai lu le premier chapite, la moitié du premier, ça me fait penser à du Bridget Jones.

EDIT à 12h52 le même jour:

Ah c'est mignon!!

Petite question Caro: t'en avais marre de KW et Chari? lol
Bref, histoire qui donne envie à toutes les filles un peu romantiques. Moi j'aime en tout cas. Y'a du Rob qui se profile, je pense qu'il tombera sous ton charme et que ça va foutre la merde!
Ne lache pas Alex ma grande, ne lache pas Alex (Surtout si c'est la copie conforme d'Henri Cavill )

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MessageSujet: Re: [Célébrité] Aléas, joies et tracas   Lun 27 Avr - 19:08

Merci les filles ! Ca me fait trop plaisir vos commentaires !

Poupex a écrit:
Sweet Caroline a écrit:
Merci beaucoup lily !!!
Oui, histoire différente, rien à voir, mais j'ai beaucoup de plaisir à l'écrire celle-là aussi. Et elle est moins compliquée que l'autre !
En plus, Alex, je le visualise dans le corps de l'acteur anglais Henry Cavill (The Tudors). Love J'en veux un pareil ! Tout pareil ! Laughing


Ché pas pourquoi mais quand j'ai commencé à lire c'est à lui que j'ai pensé. lol. J'ai lu le premier chapite, la moitié du premier, ça me fait penser à du Bridget Jones.
Ah c'est bizarre, en effet ! En tout cas moi c'est tout de suite à lui que j'ai pensé en commençant à écrire. Le beau gosse suprême !

Pour le style, c'est voulu. Je voulais un truc léger comme Bridget Jones (d'ailleurs faudrait que je les relise un jour), le style est dynamique et c'est drôle et mignon...

Poupex a écrit:
EDIT à 12h52 le même jour:

Ah c'est mignon!!

Petite question Caro: t'en avais marre de KW et Chari? lol
Bref, histoire qui donne envie à toutes les filles un peu romantiques. Moi j'aime en tout cas. Y'a du Rob qui se profile, je pense qu'il tombera sous ton charme et que ça va foutre la merde!
Ne lache pas Alex ma grande, ne lache pas Alex (Surtout si c'est la copie conforme d'Henri Cavill )
Suspense ! Est-ce que Caro va rester avec son Marc Darcy où va-t-elle succomber au charme d'un Daniel Cleaver (mais en mieux... car oui c'est bien Rob qui va débarquer.) Après, je ne sais pas si lui tombera sous le charme de Caroline... lol

Cela dit, j'ai déjà écrit le dernier chapitre de la fiction, je sais comment ça va se terminer. Maintement faut que j'écrive les chapitres entre. Laughing
Je pense avoir un peu de temps cette semaine pour écrire. Semaine artistique consacrée à l'écriture, au pianio et à la guitare, je suis chez ma mère, je profite du calme et du piano. Love

Donc la suite dans quelques jours.

Et Poup : non je n'en avais pas marre de Chari et KW, mais ça changeais un peu. Faut que j'écrive la suite de GW aussi... trop de boulot !

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MessageSujet: Re: [Célébrité] Aléas, joies et tracas   Mar 12 Mai - 0:08

Je lis un livre en ce moment qui me fait penser à cette histoire, jpense trop à toi parce qu'en plus le mec aussi s'appelle Alex ^^ Et je pense d'autant plus à toi que l'histoire se déroule en Irlande Very Happy

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MessageSujet: Re: [Célébrité] Aléas, joies et tracas   Mer 27 Mai - 10:28

Poupex a écrit:
Je lis un livre en ce moment qui me fait penser à cette histoire, jpense trop à toi parce qu'en plus le mec aussi s'appelle Alex ^^ Et je pense d'autant plus à toi que l'histoire se déroule en Irlande Very Happy
C'est quoi ton livre ? Ca m'intéresse !
C'est gentil de penser à moi !!!

Bon ben voici les derniers chapitres que je n'avais pas eu le temps de poster. Régalez-vous ! Et dites-moi ce que vous en pensez ! ^^ Merciiiiiiii.

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Chapitre 4


Dimanche 5 janvier 2009
Kcal : je dois être en négatif avec tout le sport que j’ai fait !
Chéri : mon futur mari !!!
Forme : toujours aussi excitée, même si je suis épuisée


Le trajet retour en TGV était passé à toute allure, peut-être parce que je ne souhaitais pas revenir à Paris. J’aurais aimé rester toute la semaine à la neige, et profiter de mon amoureux – et futur époux, wow – jusqu’à son départ en savourant chaque minute en sa présence. Mais non, demain m’attendaient mon bureau et les rendez-vous avec les clients. Un boulot dans lequel je ne m’épanouissais pas et dont j’avais envie de me séparer d’ici quelques mois. Tout était prévu, sauf mon avenir professionnel une fois que j’aurai dit adieu à la banque pour laquelle je travaillais actuellement. Je ne savais pas encore ce que j’allais pouvoir faire, les métiers du cinéma m’intéressaient beaucoup, j’avais déjà écrit plusieurs scénarios, dont un pour un court métrage qu’Alex avait réalisé et qui avait remporté le premier prix au festival du court métrage de Clermont-Ferrand, un festival international important pour débuter sa carrière. C’était donc plutôt encourageant. Et j’avais pu voir Alex à l’œuvre, derrière la caméra, puis en salle de montage. C’était un boulot monstre… mais tellement fascinant ! Il m’avait tout montré et j’espérais bien qu’un jour je ferai de même. Encore un rêve que je n’atteindrai peut-être jamais… mais je devais bien avouer que j’avais toutes les cartes en main, j’avais les connexions nécessaires dans ce monde-là qui n’était pas forcément accessible à tous, et j’avais aussi un certain talent. Maintenant, il ne me manquait plus que la volonté et le cran de tout plaquer pour tout recommencer.

« Le train arrive à son terminus, en gare de Paris Gare de Lyon. Le personnel de bord et la SNCF espèrent que vous avez fait bon voyage. Veillez à ne rien oublier à bord du train. »

La voix de l’agent SNCF me fit sortir de ma rêverie, je me redressai alors sur mon siège. Alex s’était assoupi et il venait d’ouvrir les yeux, réveillé par le message vocal. Je ne pus m’empêcher de caresser doucement son visage parfait alors qu’il papillonnait des paupières.

« On est arrivé, Alex. T’as bien dormi ? »
Il se passa la main derrière la nuque, essayant de la décrisper et fronça les sourcils avec sa tête du matin, sauf qu'on était le soir.
« T’aurais pas dû me laisser dormir, mon cœur. » me dit-il à voix basse.
« Pourquoi ? T’es mignon quand tu dors » lui répondis-je, amusée. Cela le fit sourire et il me regarda. Ses yeux bleus étaient encore plus foncés que d’habitude mais ne rendaient pas son regard plus dur, au contraire, je m’y perdais sans attendre. La beauté de mon compagnon m’impressionnait toujours. Il aurait pu être mannequin, ou acteur ou tout autre métier où le physique était important. Au lieu de ça, il était planqué derrière sa caméra. Quel gâchis, avais-je tendance à dire !
« Mais je voudrais profiter de ma future femme tant que je le peux. Dire que je pars dans neuf jours… Il ne nous reste plus qu’une semaine et après je devrais attendre deux mois pour te voir. C’est trop bête que tu travailles cette semaine. »
Il avait l’air contrarié, mais je savais qu’au fond, il avait hâte d’être là-bas pour bosser sur ce nouveau projet. C’était ses premiers pas à Hollywood et j’étais vraiment fière de lui.

« Ta future femme ne peut pas prendre tout le temps des vacances ! Déjà que je prends deux semaines en mars pour venir te voir à Vancouver. Mais je suis sûre que ça va passer vite, tu verras. Et puis au pire, tu reviens sur Paris dès que tu le peux, si jamais Chris Weitz te laisse un peu de répis. »
Il se mit à soupirer et son regard dériva sur le paysage urbain qui défilait à côté de nous à vitesse modérée. Je me mis alors à commencer à ranger mes affaires : mon téléphone/lecteur MP3, mon livre, ma bouteille d’eau… Je fourrai le tout dans mon grand sac à main en cuir bordeaux. La voix d’Alex me fit relever la tête vers lui.
« Il va falloir qu’on réfléchisse à une date pour le mariage. Avec tes parents on avait pensé à mai 2010. »
Mes sourcils s’arquèrent immédiatement.
« Mes parents ? » Il en avait déjà discuté avec mes parents ?
« Oui, j’ai fait les choses comme elles doivent être faites. J’ai demandé ta main à ton père, figure-toi. »
« Noooooooon ! Sérieux ?! » Et j’explosai de rire. Je n’arrivais pas à m’imaginer cette scène. Ou plutôt si, mais c’était forcément très drôle, surtout que mon père était loin d’être du genre à suivre toutes ces règles qu’il considère absurdes, il était plutôt du genre marginal.
« Ben oui ! Il était content que je lui demande avant. Ca m’a étonné. Et il est bien évidemment très content pour nous. Ah et il m’a avoué aussi qu’il avait hâte d’être grand-père. »
J’étouffai un nouveau rire.
« Oui, je n’en doute pas, ça fait deux ans qu’il me tanne avec ça. Alors maintenant qu’on va se marier, ça va être encore pire. »
« Ce n’est qu’une question de temps. »
Je me mis à sourire bêtement, imaginant Alex en papa. Dans mes rêves, cela le rendait encore plus séduisant. Je le voyais complètement gaga de sa fille qui lui ressemblerait comme deux gouttes d’eau, tout sourire et le regard étincelant.
« Déjà on pourra s’entraîner sur la pratique de la conception dès qu’on sera rentré à l’appartement » suggérai-je, un sourire au coin. Alex se pencha vers moi et déposa un baiser sur mes lèvres alors que le train marquait son arrêt.
« Oui, je pense qu’on a besoin de pratique aussi, on ne s’entraîne jamais assez ! » me répondit-il en se levant. Je le suivis du regard et mes yeux s’arrêtèrent sur sa peau que son pull dévoila au niveau du ventre alors qu’il levait les bras pour prendre mon sac que j’avais placé en haut, sur le porte-bagages. Cette vision me mit tout de suite en appétit et je me mordillai la lèvre sans m’en rendre compte.

Nous prîmes un taxi pour rentrer car avec nos gros sacs et notre matériel de glisse, nous étions trop chargés. Je m’installai sur le siège arrière et Alex vint me rejoindre. Il me prit la main pour entrelacer ses doigts aux miens et son pouce se mit à caresser délicatement ma peau. Je regardai mon amoureux qui, lui, regardaient nos mains l’une dans l’autre. Puis il reprit la parole.

« Alors, on prévoit notre premier enfant pour tout de suite après le mariage ? »
Ouh la. Conversation sérieuse. Les yeux d’Alex étaient toujours posés sur nos mains. Je ne pensais pas que l’endroit était idéal pour parler de ça, mais bon, pourquoi pas, après tout.
« Eh bien… oui ça me plairait. Après, faut voir si nos emplois du temps respectifs sont compatibles. »
Il était hors de question que je reste à Paris pour vivre ma grossesse alors que lui se trouvait à des milliers de kilomètres, quelque part sur Terre en train de réaliser je ne sais quel film. C’était un moment de vie que je souhaitais absolument partager avec lui.
« Je pourrai toujours m’arranger pour que mon emploi du temps soit compatible. C’est quelque chose que j’ai vraiment envie de vivre. »
« Ma grossesse ? » demandai-je, étonnée qu’on soit – encore une fois – sur la même longueur d’onde.
« Oui, vraiment. »
Mon visage s’éclaira immédiatement, envahie par le bonheur qu’il me procurait et que cette idée de bébé me procurait aussi, même si c’était prévu pour dans un bon moment encore.
« Tu as hâte d’être papa ? »
« J’ai hâte de te voir porter mon enfant, hâte de voir un petit bébé qui sera un peu de toi et un peu de moi. J’espère que ça sera une fille et qu’elle te ressemblera. »
Je rigolai, impossible de résister.
« Moi j’espère qu’elle te ressemblera, il vaudrait mieux pour elle » répondis-je en sachant pertinemment ce qu’il me répondrait.
« Dis pas de bêtise ! » Et voilà, pile la réponse que j’attendais.
« On verra, les paris sont lancés ! »
« T’as déjà pensé à des prénoms, je parie » me demanda Alex. Bien sûr que j’y avais pensé ! Depuis que je suis toute petite, c’est un truc de filles, je crois.
« Ouais. Mais toi d’abord ! T’as quels prénoms en tête ? »
Il haussa les épaules et garda le silence quelques secondes, le temps de sa réflexion. Je scrutais son visage dans la pénombre du taxi, lisant chacun de ses traits. Il n'avait pas changé depuis notre première rencontre, ou alors il était devenu encore plus beau à mes yeux (alors que jamais je n'aurais cru ça possible !).
« Pour un garçon, j’aimerais Arthur, comme mon grand-père que tu n’as pas eu la chance de connaître. Sinon j’aime bien Louis, aussi. C'est royal ! »
J’acquiesçai à l’évocation de ces prénoms. Des prénoms que j’aimais aussi et qui figuraient sur ma liste.
« Et pour des filles ? Et… tu veux toujours trois enfants ? » demandai-je, me souvenant d’une conversation que nous avions eue l’an dernier, après avoir parlé de mariage. A l’époque, je ne me doutais pas que l’instant viendrait si tôt. Enfin après quatre ans, c’était « normal ». Et ça fera cinq, même, lorsque le jour J arrivera.
« Oui, trois, je trouve ça bien. Enfin… si on peut y arriver, on ne sait jamais. »
« Parle pas de malheur ! » le réprimandai-je avec une petite tape du revers de la main contre son torse.
« J’aime beaucoup Laura, Emma et Manon, pour les filles. Allez, donne-moi tes prénoms ! » me dit-il.
Il avait l’air tout d’un coup tout excité par ce projet de bébé, et ce n’était pas moi qui allais l’arrêter dans son élan. La famille, le mariage et tout ça, c’était le rêve de ma vie, donc forcément, j’aimais en parler.
« Alexandre est déjà pris par le papa, c’est dommage, parce que j’adore ce prénom ! » dis-je avec le sourire. Je me penchais vers Alex pour poser ma tête sur son épaule.
« Louis, j’aime beaucoup. Arthur c’est pas mal. Sinon j’aime bien Maxime ou Maximilien. Hugo aussi, mais il y en a trop, trop à la mode. Antoine je trouve ça classe aussi. Léon aussi c’est rigolo. Enfin, j’en ai plein en tête ! » répondis-je à toute allure.
« Oui, je vois ça. Très classique comme prénoms, à part peut-être Léon qui sort un peu du lot. Je sais pas trop si j’aime, mais c’est original. »

Le taxi entra dans notre rue et je m’écartai alors d’Alex. Etre revenue à Paris me donnait envie de voir les filles et de leur annoncer la bonne nouvelle, mais il était tard alors j’allais simplement leur donner rendez-vous pour demain soir. J’avais hâte d’y être.
La voiture s’arrêta devant notre immeuble et j’ouvris la portière pour descendre. Le chauffeur fit de même pour nous ouvrir le coffre.
Alex se chargea de prendre nos planches et nos bottes et je me chargeai des sacs, puis il paya la course et nous montâmes rapidement dans notre petit nid d’amour.

J’aimais bien m’absenter de l’appartement pendant quelques jours parce que j’adorais l’effet que ça me faisait d’y revenir. J’avais réellement le sentiment d’avoir un chez moi imprégné d'une odeur particulière, douce et vanillée, à cause des bougies que j’allumais parfois le soir dans le salon.

Une fois les sacs défaits et le matériel rangé dans l’immense placard du fond, je me dirigeai vers mon ordinateur, dans le bureau. Je pris mon portable sous le bras pour aller dans le salon que je pensais qu’Alex occupait, mais il vint me rejoindre dans le bureau et alluma son ordinateur.

« Je vais voir si ya pas eu de changement de planning, Chris devait m’envoyer un email pour tout me confirmer, ce week end. »
« Ca serait cool si ton vol est décalé à plus tard » murmurai-je alors que je réinstallai mon portable sur mon bureau, puis je l’allumai. J’avais besoin de ma drogue, je ne m’étais pas connectée à Internet depuis vendredi et j’avais quelques trucs à annoncer…
« Faut pas rêver, je pense » me répondit Alex. C’était aussi mon avis.

Quelques minutes plus tard, nous étions tous les deux plongés sur nos machines respectives, l’air concentré et totalement silencieux. Ce fut Alex qui rompit le silence.

« Eh non, vol confirmé, planning confirmé. Ils m’attendent à Los Angeles pour le 13 au soir. »
Je déviai mon regard de l’écran qui affichait mes emails et je souris à mon fiancé.
« Je suis vraiment contente que ça ait marché, ce projet-là. Tu vas adorer. Et le sacrifice en vaut la chandelle, me séparer de toi pour que tu puisses accomplir un peu de ton rêve, je trouve ça bien. Difficile, mais bien. »
Les lèvres d’Alex s’étirèrent et son sourire était craquant, tout autant que la première fois où je l’avais vu.
« Apparemment j’ai quelques jours entre Los Angeles et Vancouver, pour le moment. Je ne te garantis rien car tout peut encore changer, mais pour le moment, je serai susceptible de revenir au mois de février. »
« Cool ! Pour la Saint Valentin ? »
J’avais toujours détesté cette fête, mais depuis que j’étais avec Alex, bizarrement, je l’adorais. Même l’épreuve de lui chercher un cadeau chaque année pour cette occasion ne me dérangeait absolument pas. Et pourtant, qu’est-ce que c’était prise de tête !
Alex regarda son écran et se retourna vers moi aussitôt, une petite grimace sur le visage. Même comme ça il était beau.
« Non, un peu avant. Pas de Saint Valentin pour nous cette année. »
« Arf, c’est pas grave, il y en aura plein d’autres ! » fis-je d’un ton léger alors que je sentis la tristesse pointer le bout de son nez. Notre Saint Valentin de fiançailles… j’aurais tellement aimé la faire, cette année. Mais je n’avais pas le choix, et lui non plus. Tant pis.

« Je t’enverrai des fleurs et une boîte de chocolats ! » dit-il en rigolant pour me consoler, et je me mis à rire.
« Encore heureux ! »

Puis je refixai mon attention sur mon écran et cliquai sur mon lien préféré tout en haut de ma liste « Favoris ». J’espérais qu’il y avait du monde sur le forum sur Rob, même si pour le moment nous n'étions pas beaucoup de membres. Il fallait que je leur dise pour mes fiançailles, elles allaient être contentes pour moi. Bon, peut-être pas aussi contentes que lorsque je leur avais annoncé que mon petit-ami allait bosser sur New Moon, mais bon… enfin si, peut-être.

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MessageSujet: Re: [Célébrité] Aléas, joies et tracas   Mer 27 Mai - 10:28

(suite chapitre 4)

Il y avait plein de boutons qui clignotaient, indiquant que de nombreuses parties comportaient des nouveaux messages. Tu m’étonnes… en trois jours, ça avait dû poster beaucoup, connaissant les filles.

Je lus tous les nouveaux messages sans y répondre. Emilie avait posté plein de photos du film Twilight qui ne sortait sur nos écrans français que mercredi prochain. Ca allait être le ras de marrée, le tsunami Twilight et Robert Pattinson en France, nous devions y être préparées. Je n’avais pas encore vu le film, je n’avais pas voulu me le procurer illégalement et puis je voulais aussi me garder quelques surprises sur grand écran, mais j’avais vu quelques extraits sur YouTube et mon dieu… Rob avait l’air drôlement « appétissant » dans ce film, tout comme sur les nouvelles photos postées sur le forum. Je ne pus d’ailleurs pas retenir un « mmmm… » de plaisir en les voyant, ce qui attira l’attention de mon fiancé.

« Toi t’es sur ton forum sur Robert ! » m’annonça-t-il en rigolant. Etait-ce si flagrant ?
« Oh ça va Monsieur-je-kiffe-Natalie-Portman-mais-je-veux-pas-l’avouer ! »
« Mais moi je vais pas sur des forums sur elle, voilà toute la différence ! »
« C’est parce que c’est un truc de filles ça. » Enfin… je présumais !
« Alors quelles sont les nouvelles ? Comment vont... Adèle, Noëmie, Julie, Laura, Emilie et Almu ? » Eh ouais… je le saoulais tellement avec elles qu’il avait même retenu tous les prénoms. Trop fort mon homme, hein ?!
« Ca va bien. Elles sont surexcitées que t’ailles bosser sur New Moon. T’as intérêt à nous donner plein de nouvelles, hein ! On compte sur toi ! » dis-je en continuant de surfer sur le forum, sans regarder Alex.
« Je ne vous dirai que ce que je suis autorisé à vous dire » me répondit Alex d’un ton sérieux. Il avait raison, d’ailleurs, le grand public ne savait pas encore officiellement que Chris Weitz réaliserait le prochain opus. Et j’avais réussi à taire cette information, à ma plus grande surprise, je n’avait pas encore gaffé.

« Mercredi soir, cinéma, Alex ! » annonçai-je. « Tu ne pourras pas y échapper, et puis faudrait peut-être que tu te mettes à lire les livres aussi. »
« Robeeeeeeerrrrt !!!!! » me dit-il en essayant d’imiter une gamine hystérique. « Oh mon dieu, il va être TROP BEAU ! Vivement mercredi ! »
« Tu te fous de moi, j’hallucine ! » plaisantai-je. Il éclata de rire et moi aussi.
« Je réserverai les places pour la séance de vingt heures, on ira dîner avant sur le Cour Saint Emilion » proposa-t-il sur un ton plus sérieux.
« Ca marche. »
« Et je lirai les livres cette semaine puisque je n’ai rien de prévu et que tu bosseras. J’espère que je ne vais pas trop détester. »
« Ca te changera de tes thrillers et policiers ! Tu vas voir, c’est une belle histoire d’amour » l’informai-je alors. Il n’allait pas adorer, je le savais, mais je pense qu’il n’aurait aucun mal à apprécier.
« On verra. Tes livres sont dans la bibliothèque ? »
« Ouep. Tu peux les prendre à Los Angeles si tu veux » proposai-je gentiment, même si je n’aimais pas me séparer de mes livres, surtout ceux-là.
« J’ai besoin de lire que le deuxième, en fait. »
« Non, c’est mieux si tu connais toute l’histoire, ça te permettra de mieux cerner les personnages. Enfin c’est mon avis. »
Alex éteignit son ordinateur et se leva, ce qui attira mon attention. Il s’approcha de moi et vint poser ses mains sur mes épaules, posant ses yeux sur mon écran où j’avais lancé une vidéo d’une interview de Rob.

« Je vais tous les lire, je pense aussi que c’est mieux, et puis bon, ils ne m’ont pas l’air très compliqué à lire ! » Il marqua un court silence et se pencha pour s’approcher de l’écran.

« Je comprends pas tout cet engouement pour ce mec. Vous le trouvez beau, sérieux ? En plus il est super jeune. »
« Raaah mais oui ! Il a un charme fou, et quand il sourit ou qu’il rit, c’est le bonheur assuré ! » répondis-je en regardant moi aussi l’écran, mes yeux rivés sur Robert qui repoussait ses cheveux en arrière avec sa main droite. Trop craquant, ya pas à dire.
« Mouais… »
Je soupirai, de plaisir, mais aussi d’ennui. Alex ne me comprendra jamais pour Robert, mais peut-être qu’un jour il changera d’avis, quand il travaillera avec lui. Il verra à quel point ce mec était génial.
Je sentis les lèvres d’Alex dans mon cou et j’en eus immédiatement des frissons. Je levai alors la main pour agripper son cou de façon à ce qu’il ne s’éloigne pas de moi.

« Je vais au lit bouquiner. Rejoins-moi quand t’as fini » me dit-il.
Je tournai la tête pour le regarder et l’embrassai doucement.
« Ca marche. J’en ai pas pour longtemps. »
« N’oublie pas qu’on doit s’entraîner... » me dit-il en rigolant. Je me mis également à rire et je libérai mon étreinte pour le laisser s’éloigner.
« Prépare-toi, j’arrive. »

Je laissai un message aux filles sur le forum pour leur annoncer la bonne nouvelle de mon futur mariage et leur confirmait que la préparation de New Moon commencerait le 13, comme prévu. Puis je ne pris pas la peine de poster davantage, j’avais une offre bien plus alléchante qui m’attendait au lit. Je fermai l’ordinateur et me dirigeai dans la salle de bain pour me préparer pour la nuit. Tout en me brossant les dents, j’envoyais des sms aux filles.

« Situation exceptionnelle, réunion exceptionnelle. RDV demain soir 18h30 au pub. Bisous »

Normalement, nous nous voyions là-bas que le mercredi, mais je voulais leur annoncer à toutes les trois, en même temps. Je regardais l’heure, il était vingt-trois heures ici, donc vingt-deux à Londres, il fallait que j’annonce la nouvelle à Julie, je ne pouvais pas attendre demain pour elle. Je me rinçai la bouche et m’essuyai, puis j’allais chercher le téléphone fixe pour appeler Julie. C’était gratuit, compris dans le forfait internet, autant en profiter. Et puis ça risquait de durer des heures… Mais je gardais en tête Alex qui m’attendait plus ou moins patiemment au lit.

La sonnerie retentit, j’aimais bien la sonnerie anglaise, le « tuuut-tuuut » était différent du nôtre, et je m’affalais dans le canapé du salon, recroquevillant mes jambes sur le côté et m’appuyant sur l’accoudoir.

« Hello ? » me fit la voix grave de Thomas. Il n’avait prononcé qu’un seul mot mais j’entendais déjà la mélodie de l’accent anglais que j’adorais tant.
« Salut Tom, c’est Caro. Comment tu vas ? » demandai-je en anglais. Mon accent était loin d’être parfait, mais je me faisais comprendre sans aucun problème.
« Salut Caro, oui ça va. Ca fait plaisir de t’entendre. Tout se passe bien à Paris ? Julie m’a dit que vous comptiez venir nous voir bientôt. »
« Tout va très bien, merci. Oui, avec les filles, on viendra vous voir en mai, je pense. J’ai hâte ! »
« Nous aussi. Ca fait longtemps qu’on s’est pas vu. C’était bien ton nouvel an ? Bonne année, au fait ! »
« Oui bonne année ! Une année 2009 pleine de succès pour toi. Notre nouvel an était super, Julie a dû te raconter. Sympa de l’avoir lâchée pour nous la renvoyer en France pour la fête. Et de ton côté, c’était bien ? T’étais avec tes amis, d’après ce que Julie nous a dit. »
« Oui, mes copains de boulot et des amis d’enfance. Les mêmes que d’habitude, en fait. Bon, je te passe Julie, elle s’impatiente à côté ! » Il rigola et je fis de même. J’imaginais bien Julie à la limite de lui arracher le combiné des mains.
« OK ça marche. J’espère à très bientôt Tom ! »
« Ouais moi aussi. Salut ! Et passe le bonjour à Alex ! »
« Je n’y manquerai pas ! »
« Caro ? Comment ça va ? » me demanda Julie, ma phrase à peine terminée. Je me demandais si Thomas avait entendu ce que je venais de lui dire ou si Julie s’était déjà emparée du téléphone.
« Hey ma petite Juju ! Ca va bien. Même SUPER bien ! »
« Qu’est-ce qu’il se passe ?! » me demanda-t-elle toute excitée.
« Devine quoi ! Ca y est !!! »
« Ca y est quoi ? »
Je ne répondis pas, la laissant réfléchir. Puis je repris la parole pour lui donner quelques indices.
« Un de mes vœux réalisé pour 2009 ! » dis-je, me remémorant qu’il figurait sur ma liste que j’avais lue aux filles mercredi dernier.
Un nouveau silence s’installa et la voix de Julie retentit de plus belle.
« Nooon ! Alex a fait sa demande ? » Son ton était encore hésitant, je comprenais bien qu’elle ne voulait pas se réjouir avant d’être sûre.
« Il m’a emmenée au chalet de son oncle, ce week end, et là-bas, il m’a demandé de l’épouser ! Ah je te jure, c’était… »
Julie poussa un cri qui me coupa dans mon élan et je me mis à rire.
« C’est géniaaaaaaal Caro ! Toutes mes félicitations ! Passe-moi Alex ! »
Je m’exécutais et me levai du sofa pour aller dans la chambre où je trouvai Alex couché, torse nu, tenant un livre. Il leva les yeux vers moi lorsque j’entrai et je lui balançai le téléphone qui atterrit avec légèreté sur l'épaisse couette.

« Julie, pour toi » annonçai-je en souriant. Il arqua un sourcil et prit l’appareil qu’il colla à son oreille.
« Salut Julie ! »
Je n’entendais que ce que lui disait, mais j’avais ma petite idée sur ce que Julie lui disait.
« Merci. »

« Quoi, quatre ans, c’est bien ! J’aurais pu attendre encore un peu plus ! »

« J’attends de voir ça ! »
Il se mit à rire. Je m’imaginais que Julie l’avait menacé après qu’il ait dit qu’il aurait pu encore attendre pour me demander ma main. Sacrée Julie.
« Un petit pimousse comme toi ? Tu rigoles ! » reprit Alex, toujours aussi amusé.
« Petit mais costaud ! » remarquai-je aussitôt. Julie faisait du karaté, en plus.
« Oh mon dieu, j’ai la stéréo ! Vous êtes pas meilleures amies pour rien, les filles » répondit Alex en me regardant, tout sourire. Je me mis à sourire en coin, impossible de résister.
« OK, je te la repasse. »

« Merci. Et passe le bonjour à Thomas ! »
Il me tendit l’appareil que je pris aussitôt, et je repensais au message de Thomas.
« Tom te passe le bonjour aussi ! » murmurrai-je à Alex avant de sortir de la chambre et de recoller le téléphone à mon oreille.

« Alors raconte comment ça s’est passé ! » me demanda Julie. Je me mis à sourire et je lui détaillai toute la scène, en me remémorant le discours d’Alex, cette magnifique déclaration et demande en mariage. J’en avais encore des frissons rien qu’en y repensant. Julie aussi avait l’impression d’être dans un rêve, elle avait ponctué mon récit de quelques « aaawwww » et de « trop mignon ».

« Je suis vraiment contente pour vous deux ! Vous allez si bien ensemble. Vous avez arrêté une date pour le mariage ou pas encore ? » demanda-t-elle une fois mon récit terminé.
« Peut-être mai l’an prochain. Ca me parait correct, un an à l’avance, faut bien ça. »
« Vous allez le faire sur Paris ? »
« J’espère pas. Je préfèrerais en province, mais on n’en a pas encore discuté. »
« OK, tiens moi au courant ! Et les filles ont dit quoi quand tu leur as annoncé ? »
« Tu es la première que j’informe ! » m’exclamai-je. « Petite privilégiée ! »
Julie se mit à rire et me remercia pour cette attention.
« Par contre, ne dis rien aux filles, je leur annonce que demain soir, au pub. »
« OK pas de souci. J’aimerais tellement être là pour voir leurs têtes ! »
« Je te raconterai, t’inquiète ! »
« Y a intérêt ! Ca serait tellement bien que vous veniez habiter à Londres, on serait à nouveau réunies. »
« Oui ben faut pas rêver ! Mais peut-être un jour, qui sait ?! Bon, je te laisse ma Juju, Il est tard et demain, boulot. » Cela m’enchantait guère.
« Pareil. Bonne nuit ma Caro, et encore toutes mes félicitations ! Je crois que Tom a compris de quoi on parlait et il fait signe de te féliciter aussi. Enfin j’imagine, il lève les pouces » me dit-elle en éclatant de rire.
« Merci à vous deux alors ! Tu lui raconteras ! Et j’espère que les prochains, c’est vous ! Mets-lui la pression un peu ! »
« Arf, ça fait que deux ans qu’on est ensemble. On va attendre encore un peu. Et je suis sûre que Cathy va nous griller, je sens trop qu’elle va se caser vite fait ! »
Je me mis à rire et j’acquiesçai de la tête. Cathy était encore célibataire, mais la connaissant, j’étais certaine que Julie avait raison. Elle nous coifferait toutes au poteau ! Enfin peut-être pas moi, sinon ça voudrait dire qu’elle est allée vraiment vite, trop vite.
« C’est fort possible. Allez, bonne nuit les amoureux ! »
« Bonne nuit les fiancés ! Gros bisous ! »
« Bisous à vous deux. Bye. »
Et je raccrochai. Je me levai, un sourire toujours affiché sur mes lèvres, et j’allai reposer le téléphone sur son socle. Je passai en vitesse à la salle de bain pour me démaquiller et me mettre en nuisette et j’allai rejoindre mon homme sous la couette. Le drap était froid et instinctivement, je vins me blottir contre lui, posant ma main gauche sur son torse chaud, dévoilant alors ma magnifique bague de fiançailles. Il m’accueillit à bras ouverts et posa son livre sur sa table de chevet.

« Tu peux continuer de lire si tu veux » proposai-je gentiment.
« Non, c’est bon, j’ai des choses bien plus intéressantes à faire… » me suggéra-t-il d’une voix grave qui me fit vibrer immédiatement. Je me mordis la lèvre inférieure et me mis à sourire. Alex se pencha vers moi et m’embrassa avec passion. Ses mains glissèrent dans mon dos pour me serrer contre lui et je savais que la nuit allait être courte mais merveilleuse.

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MessageSujet: Re: [Célébrité] Aléas, joies et tracas   Mer 27 Mai - 10:29

Chapitre 5



Lundi 6 janvier 2009
Alcool : pas une goutte ! … pour le moment
Fiancé : 1 (quand les filles vont apprendre ça…)
Humeur : excellente


Au bureau, ça avait été difficile de contenir mon excitation. J’étais dans cet état depuis samedi soir, lorsqu’Alex m’avait demandé de l’épouser, et le temps n’y changeait rien. Je voulais annoncer la nouvelle aux filles et l’impatience m’avait gagnée au fil des minutes et des heures, parfois je me mettais à sourire toute seule dans mon bureau, ce qui avait intrigué mes collègues Damien et Bertrand. Damien était passé devant mon bureau et m’avait vue dans un état de béatitude certain. Immédiatement, il passa le mot à Bertrand, dans le bureau d’à côté. Nous étions très proches nous trois, déconnant pour la moindre bêtise, et je voulais leur annoncer la nouvelle au déjeuner, mais il a bien fallu que je crache le morceau plus tôt.

Damien et Bertrand rentrèrent tous les deux dans mon bureau dès qu’ils avaient eu un trou dans leurs rendez-vous du matin. J’étais en train de travailler sur un dossier de financement pour un commerçant du quartier et je venais justement d’achever une conversation téléphonique avec lui lorsque je vis mes deux collègues à ma porte, souriant comme deux idiots.

« Quoi ? » demandai-je, étonnée et me retenant d’éclater de rire en voyant leurs têtes. J’affichais cependant un sourire éclatant.
« Quoi ?! Tu te fous de nous ! Damien t’a grillée tout à l’heure, même plusieurs fois, t’étais en train de sourire toute seule dans ton bureau. Donc sauf si tu nous dis ce qu’il y a d’aussi drôle ou je ne sais quoi, on va être obligés d’avertir Florence sur ta santé mentale… » plaisanta Bertrand. Florence, c’était notre responsable d’agence, une femme très sympa avec qui nous nous entendions parfaitement. Je ne pus m’empêcher d’éclater de rire, cette fois.
Les deux hommes vinrent s’asseoir sur les deux sièges en face de mon bureau, restant stoïques mais leurs visages démontraient qu’une certaine impatience s’était aussi emparée d’eux.

« C’est ton week-end au ski qui t’as mis dans cet état ? » demanda Damien.
« D’ailleurs tu nous as pas raconté ! » enchaîna Bertrand. « Rien de cassé à ce que je vois… »
Ces deux zozos me faisaient rire, toujours à l’affut des dernières informations, des potins croustillants aussi qui circulaient dans le Groupe (notre réseau de dix-neuf agences bancaires). Et si vous saviez… dans la banque, c’était presque aussi rocambolesque que dans les Feux de l’Amour !
« Week-end extra génial, j’ai mis les photos déjà sur mon Facebook, vous pouvez aller voir » proposai-je en souriant de plus belle. « Bon les mecs, vous êtes pénibles, je voulais vous annoncer ça au déj, mais comme je sais que vous n’allez pas me lâcher les bask d’ici là, autant vous dire ça maintenant. »
Ils parurent encore plus intéressés et Bertrand se penchant légèrement en avant, comme s’il s’apprêtait à entendre les plus intimes confidences.
« Alex m’a demandée en mariage ! » m’exclamai-je, toute heureuse et fière à la fois. Leur réaction mit du temps à arriver, je crus même un instant qu’ils étaient déçus par la nouvelle, chose que je pouvais peut-être comprendre. Après tout, c’était des mecs, le mariage était beaucoup moins excitant pour eux que pour nous, les filles.
Bertrand se mit à sourire et regarda Damien, puis moi à nouveau.
« Allez, deux sur trois ! Damien, va falloir que t’y penses mon vieux. Et à mon avis, Emilie n’attend que ça ! »
Damien grimaça et me regarda. « Félicitations à vous deux, Alex s’est décidé de se mettre la corde au cou alors… »
Je me penchai en avant pour le frapper gentiment avec un petit dossier que j’avais saisi au passage.
« Hééé ! »
« Je rigole ! » dit-il en se protégeant de mon coup en levant le coude.
« Je comprends pourquoi t’avais ce sourire béat » ajouta Bertrand. « Ca avait fait la même chose à ma femme quand je lui avais fait ma demande. Tsss… un truc de filles, ça. »
J’approuvai en rigolant.
« N’empêche c’est bizarre, ce week-end avec Emilie on a reparlé mariage. C’est peut-être un signe » réfléchit Damien à voix haute.
« Ya pas de signe qui tienne, Damien, les signes, c’est un truc que les filles ont inventé pour se rassurer ou s’exciter pour un rien. Marjo fait ça tout le temps ! »
Bertrand me faisait toujours rire. Et sa femme était quelqu’un d’adorable et pour qui j’avais beaucoup de respect parce qu’elle devait le supporter tous les jours et ce, pour le restant – présumé – de sa vie. Moi je dis « waouh, balaise ». Parce que Bertrand était un sacré phénomène !
« N’importe quoi ! » m’insurgeai-je. « Ne l’écoute pas, Damien. Et vas-y, fonce ! Deux sur trois, comme dit Bertie, c’est ton tour, mon pote ! »
« Ouaiiiis c’est ça » ronchonna Damien en se levant. « Vous savez déjà ce que je pense du mariage ! » dit-il en commençant à quitter mon bureau en souriant malicieusement. En gros, il était plutôt contre. Ses parents avaient divorcé, il l’avait très mal vécu, et ça le bloquait dans sa vie sentimentale. Il ne voyait pas l’intérêt du mariage si c’était pour se séparer, se déchirer et faire souffrir les enfants. Mais Emilie voulait se marier et ça faisait maintenant cinq ans qu’ils étaient ensemble. Je ne comprenais pas trop sa vision des choses, même si je la respectais, car mes parents étaient également divorcés et la période du divorce avait été horrible à vivre, surtout lorsqu’on était en train de passer son bac (merci les parents !), mais cela ne m’empêchait pas de croire que l’amour pouvait durer toujours et que les liens sacrés du mariage pouvaient être indestructibles.
« Ben tu loupes quelque chose d’extraordinaire, mon pote ! » envoya Bertrand d’une voix forte lorsque Damien passa la porte. Ce dernier se retourna et haussa les épaules. « Moi je suis bien comme ça. » nous dit-il. Et je m’empressai de lui rappeler que ce n’était pas le cas pour Emilie. Il m’envoya un petit sourire et alla accueillir son prochain client qui attendait sur les sièges à côté de mon bureau.
Bertrand se leva à son tour.
« Trève de plaisanterie, toutes mes félicitations à vous deux, et bon courage pour l’organisation du mariage. Si t’as besoin d’un coup de main, je dois encore avoir les coordonnées des prestataires auxquels Marjo et moi avions fait appel pour notre mariage l’an dernier. »
Je levai les yeux vers lui, touchée par ses paroles.
« Trop adorable, merci. On n’a pas fixé de date encore, et je pense qu’on va faire appel à une agence de wedding-planning, comme ça, pas de prise de tête. »
« Si t’as de l’argent à dépenser, ça te regarde ! » plaisanta-t-il. Le truc, c’était qu’effectivement, nous en avions, enfin Alex en avait et mes parents étaient tellement heureux qu’ils étaient prêts à mettre ce qu’il faudrait, nos familles voulaient ce qu’il y avait de mieux pour nous. Et puis honnêtement… si les autres pouvaient faire le boulot à ma place, je n’allais pas refuser ! J’avais toujours été une grande paresseuse.
« Disons que ça sera plus simple pour nous de faire comme ça » répondis-je au moment même où mon téléphone se mit à sonner.
« Bon, on déj à treize heures, ça te va ? » me demanda Bertie.
Je levai le pouce pour lui donner mon accord tout en décrochant le combiné.

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Sweet Caroline
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MessageSujet: Re: [Célébrité] Aléas, joies et tracas   Mer 27 Mai - 10:29

(suite chapitre 5)

La journée s’était passée rapidement, avec mon plus grand soulagement. Je quittai l’agence à dix-huit heures dix après avoir bouclé un dernier dossier et je m’engouffrai dans le métro pour retrouver les filles dans notre pub préféré de la capitale.
Lorsque j’entrai dans l’établissement, je remarquai aussitôt Mélanie qui attendait déjà à notre table, pianotant sur son téléphone portable en souriant. Je passai devant le bar, saluant au passage Marcus (véritable irlandais et patron du bar) d’un signe de la main et d’un énorme sourire et je pris Mel par surprise.
« Bouuuuh ! » hurlai-je près de son oreille. Elle sursauta et se tourna vers moi, les yeux grands ouverts.
« Purée Caro, ça va pas de me filer des crises cardiaques comme ça ?! »
J’éclatai de rire et vint m’asseoir à côté d’elle.
« Je t’ai eue ! » m’exclamai-je toute joyeuse. Mel reposa son portable sur la table et je lui demandai ce qui l’avait fait sourire quelques secondes plus tôt.
« Je viens de recevoir un sms de Jeff, donc ya de quoi sourire ! »
Jeff, c’était un américain qu’on avait rencontré lorsque nous étions allées voir son groupe de rock en concert à plusieurs reprises, lors de leur tournée française. C’était en 2005 et à cette époque, nous avions le temps de faire plein de concerts. Jeff était devenu un très bon ami et Mel était même allée le voir en Californie, avec Laura, une amie commune. Il ne donnait effectivement pas souvent de nouvelles, mais on l’appréciait beaucoup et c’était toujours plaisant de recevoir un petit sms de temps en temps.
« Il va bien ? Qu’est-ce qu’il devient ? » demandai-je, curieuse, alors que je retirai mon manteau pour l’accrocher au porte-manteaux à côté de nous.
« Ca roule pour lui, il fait partie d’un nouveau groupe maintenant, sur Sacramento, puisqu’il y a emménagé avec sa copine » me répondit ma meilleure amie.
« Et c’est bien ce groupe ? »
Je me rassis et Marcus vint nous voir pour nous demander ce qu’on voulait boire. Normalement, les commandes se passaient au comptoir, mais comme nous étions des habituées des lieux (et ne pensez pas qu’on était des piliers de bar !), Marcus venait souvent prendre la commande auprès de nous, si l’absence de clients le lui permettait.
« Comme d’hab pour moi » répondis-je aussitôt. Mélanie dit la même chose et Marcus nous sourit.
« OK girls ! » Et il s’éloigna en vitesse. Je regardais ma meilleure amie et je fis attention de garder ma main gauche sous la table.
« Ben c’est moins bien qu’UVR » me répondit-elle enfin. « C’est plus électro, j’aime moins. »
« Il est quoi dans le groupe ? Toujours bassiste ? »
« Non, batteur, il est retourné à son premier amour » dit-elle rêveuse. Mel faisait aussi de la batterie, un instrument qu’elle adorait mais qu’elle ne maîtrisait pas aussi bien que Jeff, forcément. D’ailleurs avec Mel, on avait toujours dit qu’on monterait notre propre groupe, mais nous ne l’avions jamais fait. Forcément, mes progrès à la guitare se faisaient rares. Je préférais jouer du piano, un instrument que je maîtrisais très bien. Mais dans un groupe de rock, ça le faisait moins.

« Les fiiiiiiiiiilles ! »
Mel et moi nous retournâmes immédiatement vers la porte, reconnaissant cette voix aiguë qui nous faisait toujours sourire.
« Hey ! » répondis-je en envoyant un signe de main vers Elodie. Celle-ci croisa Marcus qui nous amenait nos bières et elle l’embrassa sur les deux joues d’un air toujours enjoué.
« Comment va ma blonde préférée ? » demanda-t-il avec son petit accent super craquant.
« Impec ! Et Caro a un truc mega important à nous annoncer, d’après ce que j’ai compris… » Elle resta vague et cela attisa l’intérêt de Marcus qui me regarda alors qu’il déposait ma pinte de Guinness sur la table.
« Ah oui ? » demanda-t-il. « C’est pour ça que vous êtes là ce soir ? Un jour inhabituel… » remarqua-t-il avec discernement.
« Tout à fait » acquiesçai-je en souriant. « Mais on attend Cathy. »
Marcus m’envoya un petit sourire amical et s’adressa à Elo qui accrochait sa veste à côté.
« Qu’est-ce que tu bois, ma belle ? »
« Sex on the beach » répondit-elle d’un ton suggestif. Mel et moi nous regardâmes, refoulant une envie de rire.
« Ah dommage qu’il n’y a pas Paris Plage en plein hiver, je t’y aurais emmenée tout de suite ! » répondit-il d’un air coquin et amusé à la fois avant de s’éloigner.
« On remettra ça à cet été, Marc ! » lança-t-elle. Mel et moi éclatâmes de rire, ne pouvant plus nous maîtriser davantage.
« Quand tu veux, ma belle ! » cria Marcus de l’autre côté du pub, derrière son comptoir.
« Elo, t’exagères ! » la réprimandai-je gentiment.
« Quoi ? » me demanda-t-elle d’un air innocent et ingénu qu’elle utilisait trop souvent. Je ne lui répondis pas et Cathy arriva quelques secondes plus tard.

« Désolée les filles, je suis en retard ! » nous dit-elle en soufflant comme un bœuf. Elle avait les joues rosies par l’effort et le froid, colorant sa peau habituellement laiteuse.
« T’étais pas obligée de courir, Cathy ! On comptait t’attendre, hein ! » blaguai-je.
« J’ai horreur d’arriver à la bourre, vous le savez très bien » répondit-elle en retirant son bonnet, laissant ses cheveux châtain coupés au carré s’électriser. Elle passa ses doigts dans sa chevelure pour la remettre en place et retira son manteau.
« J’ai rien loupé alors ? » demanda-t-elle en s’asseyant.
« Le numéro habituel d’Elo » répondit Mélanie.
« Elle va le rendre dingue ! » ajoutai-je. La voix de Marcus résonna juste derrière moi.
« C’est déjà fait ! » Il posa le cocktail devant Elodie et lui envoya un clin d’œil. « Salut Kate, tu bois quoi ? »
« Salut Marcus, hum… Une Killkenny s’il te plaît » lui répondit Cathy encore essoufflée.
« Je t’apporte ça tout de suite » dit-il en lui souriant et en s’éloignant, nous laissant toutes les quatre seules.
« Alors Caro, pourquoi cette réunion de crise ? » demanda Elodie en levant un sourcil interrogateur.
« Parce qu’on a pas le droit de se retrouver entre copines quand ça nous chante ? » demandai-je pour esquiver la question.
« Allez, à d’autres ! » me répondit Cathy. « Au fait c’était bien votre week-end au ski ? »

J’affichais toujours mon sourire niais et après que Marcus nous ait dérangées une dernière fois pour apporter la boisson de Cathy, j’étais prête pour leur annoncer.
« En fait ce que je voulais vous annoncer a à voir avec ce week end. J’ai passé un week end… merveilleux… » ma voix était en accord avec ma rêverie et je laissai la phrase en suspens.
« Mais encore… ? » demanda Mélanie après trois secondes de blanc pour m’inciter à poursuivre. Je me mordis la lèvre inférieure en souriant et mes yeux malicieux scrutèrent chacun des visages autour de la table. J’avais l’impression que j’allais exploser de bonheur, si jamais c’était possible.
« Prêtes ? » demandai-je en contenant encore un peu mon excitation.
« Accouuuuche ! » s’exclamèrent Elo et Cathy en chœur. Elles se regardèrent, surprises d’avoir prononcé le même mot au même moment et me retournèrent leurs regards.
Alors au lieu de tout leur raconter, il me suffisait de faire un geste, un seul.
Je levai ma main gauche, la retirant de dessous la table et tout en souriant, je leur exposai le petit diamant à mon annulaire. J’observai la réaction de mes meilleures amies : Elodie ouvrit de grands yeux ainsi que sa bouche d’où ne sortait aucun son (pour le moment !), Cathy se mordit la lèvre et regardait mon doigt avec envie mais aussi un bonheur légèrement dissimulé (je la connaissais par cœur) et Mélanie souriait, visiblement heureuse pour moi.

« Aaaaaaaaaaah mon dieu c’est trop génial ma Caro ! » s’exclama aussitôt Elodie en se levant tout à coup, faisant presque tomber sa chaise en arrière. Elle se précipita vers moi, contournant notre table, toujours en criant (sans complexe) de sa voix aiguë. Elle se penchant du haut de son mètre soixante quinze et me prit dans ses bras pour me serrer très fort contre elle. Heureusement pour moi, elle s’était arrêtée de hurler sinon je ne donnais pas cher de mes tympans. Je me mis à rire et laissai ma joie exploser enfin devant les filles.

« Euh Elo, tu m’étouffes ! » l’informai-je, toujours sous son emprise. Elle desserra son étreinte et s’excusa, mais elle souriait toujours et j’avais l’impression qu’elle avait envie de sautiller sur place mais qu’elle se retenait. Cela me fit rire.
Cathy qui était à côté de moi se penchant elle aussi et passa son bras autour de mon cou pour m’approcher d’elle et me déposer un gros bisou sur la joue.

« Je suis super contente pour vous ! Un vœu de réalisé alors, et ça a été plus rapide qu’on le pensait ! »
Ses yeux brillaient, je savais qu’elle était réellement contente pour moi, pour Alex et moi, même si elle ne le montrait pas avec autant d’extravagance qu’Elodie. Je regardai alors Mélanie qui se mit à rire.
« Compte pas sur moi pour te faire un câlin ou quoi que soit ! »
J’éclatai de rire, elle aussi je la connaissais par cœur, et il était bien évident que même pour les grandes occasions comme celles-ci, elle ne deviendrait pas une personne qu’on appelait « tactile ».
« Mais ça m’empêche pas d’exulter à l’intérieur, juste que je ne m’appelle pas Elodie ! »
Nous explosâmes toutes les quatre de rire.
« Quelle bande de rabat-joies ! » plaisanta Elo en ronchonnant, affichant une mine faussement boudeuse. Elle alla se rasseoir et but son cocktail d’une traite.
« Marcus ! » l’interpela-t-elle en agitant la main pour lui indiquer de venir nous voir. Puis elle s’adressa à nous d’un ton plus bas. « Allez les filles, buvez, je paye ma tournée ! »
La soirée commençait bien… Et avec l’estomac vide, j’étais sûre que dans trois verres, je serai complètement pompette.
« A ton service, chérie » annonça Marcus d’un ton doucereux en s’approchant de la table. « Un autre sex on the beach ? » Je notai sa façon toute aussi suggestive de dire le nom du cocktail que lorsqu’Elodie l’avait prononcé tout à l’heure.
« Voyez, les filles, tous les mecs devraient être comme Marcus ! » dit-elle en s’adressant à nous trois et en montrant le barman de la main. Sa réflexion étira encore un peu plus mes lèvres et je me retournai pour voir la réaction de Marcus. Je le vis faire un autre clin d’œil à Elodie qui reprit alors la parole.
« Non, tu peux nous apporter 4 Arc-en-ciel, mon chou ? On a quelque chose à célébrer ! » Elle voulait ma mort ou quoi ? Un arc-en-ciel, c’était six verres à liqueur, des shots, de différents alcool colorés, disposés sur un support arqué et formant ainsi un arc-en-ciel. Et au bout du deuxième, j’allais rendre les armes, c’était obligé. Elo me regarda en souriant et j’entendis la voix de Marcus derrière moi.
« C’était pour ça les cris tout à l’heure ? Elodie, je devrais t’engager dans l’animation du pub, tu sais »
Ces deux là se cherchaient toujours, mais je trouvais que ce soir, ils étaient particulièrement lancés dans le jeu.
« Si tu me payes plus que ce que je gagne actuellement, aucun problème ! » répondit-elle en lui faisant à son tour un clin d’œil. « En fait, Caro va se marier ! » lâcha-t-elle, ce qui m’épargnait la peine de devoir l’annoncer moi-même.
« Alex t’a enfin demandé ? » répondit Marcus à mon encontre. Il connaissait bien Alex puisque le pub était notre seul endroit où nous aimions sortir pour passer nos soirées (en dehors du cinéma ou des soirées chez des amis), en compagnie des filles ou des copains d’Alex.
Je lui souriais, toujours aussi heureuse et il prit ma main pour contempler ma bague.
« Eh bien, il ne s’est pas fichu de toi ! » ajouta-t-il en sifflant.
Je me rendis compte que les filles n’avaient pas encore examiné ma bague et lorsque Marcus me rendit ma main, je la montrai à Cathy, à côté de moi. Ses doigts délicats et habituellement glacés s’emparèrent de ma main et elle resta un long moment à l’examiner sous toutes les coutures. Marcus s’éloigna et Elodie le suivit du regard avec un demi-sourire, je savais ce qu’elle pensait à cet instant et l’idée me paraissait mauvaise.
« Elo, sois sage. Après si ça se passe mal entre vous deux, ça va pas le faire de revenir là et je te préviens, il est hors de question qu’on se cherche un nouvel endroit où passer nos soirées pour cette raison. » Ou n’importe laquelle. Nous étions bien ici et je ne voulais pas que cet endroit soit entaché d’un quelconque mauvais souvenir, surtout que c’était ici que j’y avais rencontré Alex.
Elodie grimaça et fit sa mine boudeuse. Je détournai le regard d’elle pour fixer Cathy, toujours absorbée par les détails de ma bague.
« T’inquiète Cathy, 2009 sera ton année, j’en suis sûre ! Et Julie est d’accord pour dire que tu vas toutes les griller dans la course au mari. » Je lui lançai un clin d’œil et elle me rendit ma main, souriant à moitié.
« Mouais… » fit-elle, pas vraiment persuadée.
« Oh ben t’inquiète, tu me grilleras forcément puisque j’ai pas envie de me marier ! » blagua Mélanie.
Cathy lui sourit et me demanda : « Tu l’as dit à Julie alors ? C’est trop bête qu’elle soit pas là avec nous pour fêter ça. »
Je lui expliquais mon appel d’hier, en insistant bien sur le fait que le petit pimousse avait menacé Alex de lui botter le derrière s’il m’avait fait poireauter davantage. Cela les fit rire et elles imaginaient, elle aussi, très bien cette scène.
« Raconte comment il t’a fait sa demande ! » enchaîna Cathy. « Je suis sûre que mon cousin est super doué pour ce genre de trucs ! »
Oh que oui… cette demande avait été magique, comme je l’avais imaginée, vraiment parfaite. Alors je commençai à raconter mon week-end aux filles, n’oubliant aucun détail, et la soirée se poursuivit dans l’alcool et la bonne humeur. Alex nous rejoignit un peu plus tard et j’en fus heureuse car j’aurais été incapable de rentrer toute seule à l’appartement.

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MessageSujet: Re: [Célébrité] Aléas, joies et tracas   Mer 27 Mai - 10:30

(suite chapitre 5)

Mardi 13 janvier 2009
Kcal : c’est décidé, je fais le régime !
Chéri : bientôt zéro pour quelques semaines
Humeur : nuages à l’horizon


« Chérie, c’est l’heure… »
Je sentis des doigts glisser sur mon visage, repoussant une mèche de cheveux et j’émis un petit grommellement, montrant ainsi mon mécontentement et mon envie de poursuivre ma nuit de sommeil. Je détournais d’ailleurs la tête, m’enfonçant davantage dans mon oreiller moelleux.
Mais le corps chaud d’Alex vint se lover contre le mien et il passa son bras par-dessus ma taille. Sa tête se nicha au creux de mon cou et je sentis ses lèvres sur moi. Son souffle balaya ma peau et la réaction habituelle ne se fit pas attendre, une vague de frissons me parcourut le haut du corps, partant de mon cou pour se propager le long de ma colonne vertébrale. Un sourire étira doucement mes lèvres et sans ouvrir les yeux, je me retournai pour faire face à mon fiancé.

« Je peux te laisser dormir, Caro » murmura-t-il très doucement, repassant ses doigts sur mon visage pour les laisser s’échouer dans ma chevelure.
« Non, c’est bon, je me lève » mentis-je dans un murmure aussi doux que le sien l’avait été. Je n’avais aucune envie physique de me lever, mais il était hors de question que je le laisse filer pour Los Angeles sans l’accompagner à l’aéroport.
« Tu es sûre ? Je prendrai un taxi, t’en fais pas. Reste dormir » recommença Alex.
Alors j’ouvris les yeux fébrilement, ma tête me faisait déjà mal, je sentais que j’allais passer une sale journée avec trop peu de sommeil au compteur. Alex et moi avions passé une bonne partie de la nuit à profiter du peu de temps qu’il nous restait en nous adonnant à quelques plaisirs intimes. Ce fut une belle nuit, mais avec un réveil à cinq heures du matin, c’était plutôt rude.
La chambre était encore plongée dans le noir et je passai ma main sur le torse nu d’Alex. Je sentis le moindre relief de son corps, ses abdos légèrement dessinés, ses parties où la pilosité était plus dense, puis les lignes que dessinaient ses clavicules. Je me serrai contre lui et sa main vint se poser sur mon bras qui se trouvait maintenant en travers de son torse. Comme il allait me manquer… Ca me faisait mal de le laisser partir, même si c’était pour quelque chose de fantastique. Je me sentais incapable de réapprendre à vivre sans lui.
Ses doigts caressaient mon bras avec douceur et amour et je refermai les yeux pour savourer ce moment encore un peu.

« Tu vas me manquer » me dit-il, comme s’il lisait dans mes pensées. Dire que cela faisait quatre ans que nous ne nous étions pas quittés, du moins pas plus de deux semaines.
J’humectai mes lèvres et essayai d’avaler ma salive pour désenrouer ma gorge et je lui répondis.
« Tu vas avoir tellement de boulot que tu ne vas même pas te rendre compte que je ne suis pas là ! Et le mois va passer vite. » (Chose dont j’essayais de me convaincre également)
Ma voix était désordonnée et sur la fin, elle n’était plus qu’un murmure, je n’avais pas donné assez de force pour arriver jusqu’au bout en parlant normalement.
« Si seulement… » me répondit-il, ce qui me fit sourire. Je le sentis bouger, une faible lumière envahit la pièce, me faisant serrer les paupières avec un peu plus de vigueur, puis sa voix résonna à nouveau. « Il est cinq heures douze, ma déesse. »
Je relevai la tête vers lui en souriant et cela le fit rire. « J’étais sûr que t’allais réagir si je t’appelais comme ça ! » s’exclama-t-il doucement.
« Toujours ! Ca marche toujours ! » répondis-je aussitôt d’une voix encore mal assurée.

Alex bougea à nouveau et ses lèvres atterrirent sur les miennes pour y déposer un baiser tendre et d’une douceur infinie. Ses doigts visitaient encore une fois ma chevelure emmêlée tandis que les miens se délectaient de la rugosité de sa mâchoire puisqu’il n’était pas encore rasé.
« Je vais préparer le petit déjeuner, tâche de te réveiller en attendant » m’ordonna-t-il gentiment.
Oui, j’allais essayer. Mais je savais d’avance que ce n’était pas gagné et que l’envie de me rendormir allait certainement gagner la bataille. La couette fit rentrer un petit courant d’air froid alors qu’il sortait du lit et dès que je fus seule, je me plaçai en travers du lit, la tête posée sur son oreiller où je pouvais respirer son odeur étourdissante.

« Ben alors Caro ! Allez, debout ! »
Je sursautai légèrement, surprise par l’énergie qu’il avait mis dans sa voix. J’avais l’impression d’être perdue, ma tête me tournait légèrement et je fronçai les sourcils, tâchant de deviner d’où provenait la voix, mais ce n’était pas facile car j’étais éblouie par la lumière et je n’avais pas mes lunettes, je n’y voyais strictement rien. Une vraie taupe.
Je distinguai la silhouette d’Alex près de la porte et je tendis mon bras pour attraper mes lunettes que je m’empressai de mettre sur mon nez. Mes yeux s’attardèrent sur le radio réveil qui indiquait cinq heures vingt-huit. Oups, je m’étais rendormie.

« J’arrive ! » dis-je d’une petite voix. Je me glissai hors du lit, cherchant ma robe de chambre pour m’y emmitoufler, j’étais nue et bon dieu que ça caillait !
Alex avait disparu lorsque je me mis sur pieds. Ca tanguait un peu et tous mes muscles étaient raides. Je jetai un regard dans le miroir et vis que mes cheveux étaient plus qu’emmêlés, avec certains endroits où le volume était impressionnant, me donnant l’impression de ressembler à Elephant Man. Tant pis, m’en fiche.
Je trainai les pieds jusqu’à la cuisine où l’odeur de café prit d’assaut mes narines, m’écœurant d’aussi bonne heure. J’avais toujours détesté l’odeur du café au petit matin, mais Alex ne cèderait jamais, je le savais. Sans son café, il ne pouvait pas démarrer sa journée.

« Ah voilà ma déesse dans toute sa splendeur et magnificence ! »
Je grommelai en réponse à son ironie.
« Je t’ai mis tes céréales à tremper » m’informa-t-il alors que je prenais place autour de la table. Mes yeux me picotaient et je m’accoudai à la table, posant ma tête dans ma main. Mes yeux commencèrent à se refermer sans que je m’en rende compte.

« Caro, vraiment, si t’es crevée, reste dormir ! Je peux… »
Je l’interrompis et me redressai en vitesse. Mes yeux étaient à présent ouverts en grand et je le regardai. Un sourire fendit mes lèvres.
« Non, c’est bon ! Regarde, je suis réveillée ! T’inquiète pas, ça va aller. Je t’emmènerai à Roissy, pas de problème ! » ma voix avait gagné en vigueur et assurance. Je saisis ma cuillère posée à côté du bol et la plongeai dans le liquide blanc au milieu duquel flottaient les céréales. Je mangeai ma première bouchée, elles étaient encore un peu trop croustillantes mais ce n’était pas grave, il fallait qu’on se dépêche, nous n’avions plus le temps de trainer. Alex avait un avion à prendre.

« Tu vas faire quoi dans l’avion ? » demandai-je. J’essayais de ne pas penser à ma peur panique de l’avion, de ne pas penser qu’Alex, l’homme de ma vie, s’apprêtait à rentrer dans cet appareil qui risquait de s’écraser.
« J’ai pris Breaking Dawn, il faut que je le finisse, j’ai pas eu le temps de tout lire la semaine dernière. En fait c’est moins pire que ce que je pensais, t’avais raison. »
Alex parlait en même temps qu’il mâchait, pour gagner du temps, ou du moins, ne pas en perdre davantage.
« T’en es où dans le tome ? » demandai-je entre deux cuillérées.
« Le pauvre Edward est prêt à se suicider tellement il déprime, et Bella devient baleine. »
Je me mis à rire à la manière dont il décrivait l’histoire.
« Dis donc, c’est pas gentil de se moquer des femmes enceintes ! Tu vas me traiter de baleine quand j’attendrai ton premier enfant ? » demandai-je, faussement blessée.
« Le premier et tous ceux qui suivront, oui » me répondit-il aussitôt avant d’éclater de rire. J’avais envie de lui balancer une cuillère de céréales en pleine figure.
« Ah ben d’accord, ça fait plaisir » notai-je d’un air tout de même amusé.
« Mais c’est mignon les baleines, majestueux et complètement inoffensif… »
Je grimaçai à son affirmation. J’avais toujours eu peur des baleines, je trouvais ça déjà très laid, leur peau n’était pas lisse, il y avait toujours des espèces de parasites ou je ne savais quoi dessus, comme des boutons. Beurk. Et puis c’était immense et j’avais horreur des choses immenses, ça m’angoissait de me sentir minuscule.
« Ben moi j’aime bien » confirma Alex en voyant que je n’étais pas d’accord avec lui. Soit.

Après le petit déjeuner, je passai à la salle de bain pour prendre une douche qui me réveilla enfin définitivement. Alex m’accompagna et nous nous étions savonnés mutuellement, profitant encore un peu du temps qu’il nous restait à tous les deux.

Et en une demi-heure, nous étions dans la voiture. Alex prit le volant pour l’aller, je conduirai pour le retour (forcément !), et la circulation était fluide à cette heure-ci, et nous ne mîmes pas longtemps pour arriver à Roissy où Alex parqua la voiture le plus près possible du terminal.
Mon cœur se serra lorsqu’il coupa le moteur et je sentis l’envie soudaine de l’enchaîner au volant pour qu’il ne puisse pas sortir d’ici, pour qu’il reste avec moi pour maintenant et pour toujours.

Au loin, le terminal était éclairé et se détachait du ciel encore sombre. Au moins, il ne pleuvait pas, la fin de la nuit était claire, et j’étais plus rassurée de laisser Alex s’envoler dans des conditions météorologiques aussi bonnes.
Mon amoureux sortit du véhicule et alla chercher son énorme valise et son sac cabine dans le coffre, le temps que je détache ma ceinture et sorte à mon tour. Je fonctionnais encore au ralenti, j’avais l’impression. Peut-être que c’était encore une technique inconsciente pour essayer de gagner du temps avec lui. J’entendis le son du verrouillage des portes et les feux de la voiture se mirent à clignoter.

« Tiens, les clefs » me dit mon compagnon en tendant le trousseau devant lui. Je mis ma main juste en-dessous et il les laissa tomber dans ma paume.
« Merci » répondis-je doucement.

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MessageSujet: Re: [Célébrité] Aléas, joies et tracas   Mer 27 Mai - 10:30

(suite chapitre 5)

Le froid me saisissait le visage et je m’emmitouflai dans mon manteau noir, relevant le col pour me protéger du froid hivernal. Le roulement de la valise sur le bitume fut le seul bruit qui accompagna notre trajet, j’avais le cœur lourd et je ne trouvai rien à dire pour faire la conversation. J’imaginais qu’Alex ressentait la même chose.

Une fois à l’intérieur, nous nous stoppâmes pour voir où il fallait nous diriger pour l’enregistrement des bagages.

« Tu vas avoir du supplément à payer ? » demandai-je en lisant les tableaux électroniques. J’étais persuadée que sa valise pesait bien plus que le poids autorisé.
« Oui, je crois, mais je n’ai pas le choix » me répondit-il avant d’enchaîner « C’est là-bas ! »
Il accéléra son pas et je le suivis. Quelques personnes attendaient déjà dans la queue.

« T’as ton passeport ? Ton visa ? » le questionnai-je, sachant qu’il était peut-être trop tard au cas où il les aurait laissés sur la table dans l’entrée.
« Il serait temps d’y penser » rigola-t-il. J’observai son sourire et un petit pincement au cœur se fit sentir. Dire que j’allais devoir vivre sans ce magnifique sourire pendant plus d’un mois… Alex reviendrait le dix-huit février sur Paris, normalement. Puis il repartirait quelques jours pour tard pour Vancouver, cette fois.
Comme nous faisions la queue, nous restâmes immobiles et Alex me prit dans ses bras. Je posai alors ma tête contre son torse et encerclai sa taille par-dessus son manteau.
« Je t’appellerai dès que j’atterris à Los Angeles. »
Je relevai la tête vers lui en lui souriant. « T’as plutôt intérêt, oui, si tu ne veux pas que je meurs d’angoisse. »
Ma réflexion lui arracha un sourire en coin et ses yeux se plongèrent dans les miens. Nous restâmes ainsi pendant un petit moment, à nous observer et à nous imprégner de l’autre, comme si nous avions besoin de garder ce moment en mémoire pour le restant de nos jours.

Le pire fut lorsque nous avions enregistré les bagages d’Alex et que nous nous dirigions vers la salle d’embarquement. Nos mains s’étaient trouvées et se tenaient avec fermeté et, malgré tout, beaucoup de tendresse. Chaque pas que je faisais me serrait le cœur davantage et je sentais les larmes monter dans mes yeux, ma gorge me faisait mal et je n’arrivais pas à déglutir correctement.
Arrivés à proximité des portiques de sécurité, là où je ne pus aller plus loin, nous nous arrêtions et lorsqu’Alex se retourna vers moi, je me jetai contre lui pour le serrer dans mes bras, dans un geste désespéré. Et sans honte, sans peur du regard des autres, j’éclatai en sanglots. Les adieux n’avaient jamais été mon fort et aujourd’hui je n’étais pas plus capable de retenir mes larmes qu’avant. Je fermai les yeux et laissai mon petit chagrin s’évacuer. Je sentis une des mains d’Alex dans mes cheveux et l’autre sur mon dos, resserrant notre étreinte.

« Je ne veux pas que tu partes » dis-je la voix noyée par les larmes et l’émotion. « Qu’est-ce que je vais devenir sans toi ? »
J’avais l’air complètement stupide et pathétique, je le savais, mais je m’en fichais. Et ceci n’était pas un caprice, je me demandais réellement comment ça allait être sans lui, comment j’allais pouvoir survivre sans mon amoureux, sans l’homme de ma vie, sans ma moitié, sans mon oxygène. (Je sais, ça sonne un peu comme une mauvaise chanson d’amour… mais pourtant c’était la réalité !)
Alex prit une profonde inspiration puis posa ses deux mains de part et d’autre de mon visage, le relevant vers lui. Il souriait, un sourire triste, mais il souriait tout de même. Et moi, je n’avais pas le cœur à sourire et mes joues étaient inondées. Je devais avoir une tête affreuse.
« Mon cœur, ça va aller. Et tu as les filles si tu te sens seule. Et je suis sûr qu’elles sont contentes de te récupérer rien que pour elles ! Plus d’Alex dans leurs pattes, comme au bon vieux temps ! »
Je grimaçai, pas du tout d’accord. Ce temps était certes vieux, mais pas bon. Enfin ça aurait pu être pire, vous allez me dire, mais franchement, ma vie avant lui, avant « nous », était bien triste et déprimante comparée au bonheur perpétuel que je vivais depuis quatre ans. Rien-à-voir.
Ses pouces vinrent caresser mes joues et essuyer mes larmes et le sourire de mon fiancé s’accentua. Il était si beau… Et ses efforts eurent l’effet escompté, je réussis à me calmer et à me sentir un peu rassurée. Heureusement que j’avais les filles avec moi, comme il disait. Sans elles, sans lui, je n’étais plus rien. Je réalisais très bien que j’étais trop dépendante de mon entourage, mais je crois que j’avais toujours été comme ça, j’avais toujours été proche de ma sœur et nous étions couvées par nos parents. Forcément, aujourd’hui, il ne fallait pas s’attendre à me voir entièrement indépendante, c’était mission impossible.

« Tu vas être en retard à ton boulot, ma puce » remarqua Alex. Encore une de ses ruses pour écourter ce moment qui me mettait dans un état de détresse prononcée. Quel amour…
« Tu m’appelles quand t’arrives, hein ? » le fis-je promettre. Il se pencha vers moi et m’embrassa. Il commença par un petit baiser rapide, puis ses lèvres vinrent se recoller aux miennes pour une série de petits baisers pour finir en apothéose avec la passion qui s’empara de nous deux sans que nous nous y opposâmes. Ce dernier baiser me déclencha une nouvelle vague de larmes et c’est la vision brouillée que je le regardai s’éloigner de moi à reculons. Il me souriait et m’envoya un dernier signe de la main avant de déposer son sac sur le tapis roulant, puis passer sous le portique qui ne sonna point, ne me donnant par conséquent aucune minute de rab, puis il récupéra son bagage et m’envoya un baiser de la main. Cela me fit sourire malgré tout, car jamais je n’aurais pensé qu’il ferait un geste aussi… romantique. Il avait dû se sentir stupide sur le moment, j’en étais certaine. Et il disparut de ma vision.
Je restai plantée là un petit moment, prenant une grande inspiration pour me donner du courage, les yeux toujours fixés sur le dernier endroit où je le vis disparaître. Je séchai mes larmes et tout d’un coup, le monde extérieur me frappa de plein fouet, comme si la réalité revenait à moi d’un seul coup. J’étais à l’aéroport et je vis trois hommes me regarder, ceux de la sécurité. Ils me souriaient et je me rendis compte que je devais avoir l’air ridicule.
Alors je m’éloignai à mon tour, pour retrouver la voiture au parking.

J’étais prête à démarrer, la main sur la clé, lorsque mon portable sonna, m’indiquant que j’avais reçu un sms. Je le pris immédiatement et me mit à sourire en voyant le nom de l’expéditeur.

« J’ai oublié de te dire un truc… JE T’AIME ! A très vite ma Caro… Je t’appelle quand j’arrive, promis. »

Mes yeux s’embuèrent sans attendre et c’est à l’instinct que je pianotais sur mon portable pour lui répondre, je n’arrivais pas à voir ce que j’écrivais.

« Tu me manques déjà, je t’aime. A dans quelques heures au téléphone, j’ai hâte. 1000000 baisers. »
Enfin… j’espérais bien que je n’avais pas écrit autre chose !

La voiture démarra et après avoir séché mes larmes, je quittai le parking, puis l’aéroport… m’éloignant encore un peu plus de mon Alex, bercée par les notes et la voix de Tom McRae. Je devais me dépêcher pour ne pas arriver en retard au travail. Et l’idée de travailler me donnait espoir, peut-être que le temps passerait plus vite comme ça.

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MessageSujet: Re: [Célébrité] Aléas, joies et tracas   Mer 27 Mai - 10:31

Chapitre 6



Mercredi 11 février 2009
Alcool : j’envisageais de noyer mon chagrin dans l’alcool mais finalement, j’ai opté pour le chocolat
Chocolat : deuxième tablette entamée de la journée. Oups.
Fiancé : J-7 !!!
Humeur : J-3 avant soirée déprime


Les premières notes de « Brown eyed girl » de Van Morrison retentirent dans mon bureau. Il était dix-sept heures trente, je n’avais plus de rendez-vous clients et j’avais rallumé mon portable. Je regardai qui m’appelait et lorsque je vis le nom de Cathy, un sourire fendit mes lèvres.

« Comment ça va Choupinette ? » demandai-je en décrochant. Heureusement que mes copines avaient été là pour me remonter le moral et m’aider à réapprendre à vivre sans Alex. Et à vrai dire… Alex avait eu raison. C’était moins difficile que je l’avais imaginé. Je voyais Cathy quasiment tous les jours, Elo et Mel dès qu’elles pouvaient et surtout dès qu’elles voulaient me supporter !
Julie m’avait appelée aussi un peu plus souvent. Merci les copines, j’avais les meilleures amies du monde, j’en avais bien conscience. Il y avait seulement le soir où ça devenait plus ardu, lorsque j’étais seule au lit, personne à qui faire un câlin, personne pour me réchauffer, personne pour me prendre dans ses bras. C’était souvent à ce moment-là que je l’appelais, d’ailleurs, et il répondait quasiment toujours (ma dernière note de téléphone en a souffert, mais tant pis). Alors on se racontait nos journées, nous nous faisions rire, c’était bon de se retrouver le temps d’un coup de fil, puis je m’endormais au son de sa voix. C’était comme ça que j’avais pu tenir jusque là.

Mais cette semaine était plus critique, même si elle était la dernière avant son retour. Forcément, la Saint Valentin approchait, et voir des cœurs partout dans la rue, dans les vitrines des magasins, à la télévision, dans les magazines, tout ça n’aidait en rien. J’avais l’impression d’être revenue en arrière lorsque j’avais cette fête ultra-commerciale en horreur. Je savais bien que j’avais un Valentin cette année, comme les quatre années précédentes, mais il était loin de moi. Alors je me sentais seule, terriblement seule. Elo s’était trouvé un amoureux à son boulot, elle serait occupée samedi, Mel était en tournage dans le sud-ouest, et Cathy, elle, était fidèle au poste. Je sentais qu’on allait devoir se faire une petite soirée en tête à tête comme nous en avions l’habitude pendant nos études. Enfin c’était surtout pour moi. Bizarrement, Cathy, même si elle désespérait de trouver sa moitié, n’était pas particulièrement touchée par cette fête. Ca lui passait au-dessus, et je l’avais toujours enviée pour ça.

« Mouais ça va… et toi ? Je te dérange pas ? » me demanda-t-elle. Je compris que quelque chose la chagrinait, et je voulus en avoir le cœur net.
« Non, t’inquiète, j’allais partir du boulot de toute façon. » Je voulais prétexter un rendez-vous client à l’extérieur comme ça m’arrivait souvent. C’était toujours le bon plan pour pouvoir quitter le boulot avec un peu d’avance, mais cela reste entre nous, hein !
« T’as une petite voix, Cathy, qu’est-ce qu’il se passe ? »
« Arf… le boulot me saoule. Mais t’en fais pas, ça va passer. Je prends une pause là, et j’ai pensé qu’on pourrait passer la soirée ensemble samedi. Du coup je t’appelle pour voir si ça te dit. »
« Tu lis dans mes pensées » m’exclamai-je en souriant. « Pas trop envie de rester toute seule, même si Alex m’a promis de m’appeler pour me souhaiter une bonne Saint Valentin. »
« C’est ce que j’avais pensé. Je passe chez toi ? On pourra commander au traiteur, soirée filles ! Et on pourra regarder PS I love you, histoire de bien pleurer » plaisanta-t-elle.
Soirée filles et soirée comme je les aimais !
« Ca marche, on dit quelle heure ? Je m’occupe du traiteur. Ramène juste tes fesses » lui proposai-je en notant sur mon agenda de commander un repas pour deux chez le traiteur.
« Euh… je sais pas trop encore, je te rappelle pour te dire quand je serai dispo. »
« Mais c’est samedi, Cathy ! Tu seras dispo toute la journée, voyons ! Me dis pas que ton boss te fait bosser le samedi, maintenant » m’insurgeai-je. Je tenais mon stylo fermement et je me sentais prête à aller botter le derrière de son boss s’il le fallait.
« Non il oserait pas ! Il a trop peur de toi ! » rigola-t-elle. « En fait, je veux aller chez l’esthéticienne en fin d’aprem et je sais pas encore à quel heure elle peut me recevoir. Je te rappelle pour te dire. »
Je finis par acquiescer, je ne voyais pas trop pourquoi elle faisait tant de mystère, au pire des cas, elle finirait à dix-neuf heures, son esthéticienne ne faisait pas d’heures sup rien que pour ses beaux yeux quand même ?!
« Tu vas te faire belle pour moi alors ? » demandai-je en arborant un ton amusé, ce que j’étais réellement, finalement.
« Opération Yeti ! » me répondit-elle. C’était notre nom de code pour dire épilation complète. « Mais c’est sympa comme idée, on se fait toute belle pour l’autre, OK ? Je veux que tu sois une magnifique Valentine pour moi samedi ! »
L’idée me plaisait. Et je devais avouer que je n’avais pas fait beaucoup d’efforts depuis un mois, depuis le départ d’Alex. Mes tenues alternaient entre le tailleur (ma tenue professionnelle) et mes vieux pantalons confortables. J’avais laissé tomber mes robes et mes jupes trop longtemps et il était temps de les ressortir du placard. Et l’hiver était plutôt doux, alors toutes les conditions étaient réunies.
« Ca marche ! Et tu mettras ta jolie petite robe rouge que j’adore ? » la suppliai-je. Cathy était magnifique dedans. Elle faisait trop femme fatale quand elle la mettait et quand elle se faisait le maquillage qui allait avec, faisant ressortir ses beaux yeux bleus.
« Si tu veux, pour te faire plaisir… » J’entendis qu’elle souriait, je préférais la voir comme ça plutôt que tristounette comme elle m’avait paru au début de la conversation.
« C’est bête que Mel et Elo ne soient pas là samedi. Enfin Elo, ça m’étonne pas en fait » ajouta-telle.
Je rigolai. Elo et ses conquêtes, c’était toujours quelque chose. Elle allait partir au Canada en fin de semaine prochaine, en plus, je me demandais ce qu’elle allait faire de son nouveau petit-ami.
« Clair. Elle va encore briser un petit cœur ! »
Je pensais alors à la future soirée que nous avions organisée pour elle au pub, avec la complicité de Marcus (encore un qui aura le cœur brisé !). Nous avions opté pour une soirée « plage » pour qu’elle fasse le plein de chaleur et de « soleil » (même si on était en plein hiver) avant de partir pour le très grand froid. Et aussi par rapport à son cocktail préféré.
« Si ça se trouve c’est le sien qui va se briser » nota judicieusement Cathy. C’était vrai, pour une fois, ça allait peut-être être le cas ?
« Je ne lui souhaite pas, mais ça pourrait effectivement arriver. Tu fais quoi ce soir, Cat ? »
J’avais envie de voir les filles ce soir, c’était certainement plus sain pour moi de sortir plutôt que de rester enfermée chez moi à me goinfrer de chocolat.
« On se voit au pub dans une demi-heure ? J’en ai marre du taff, j’ai envie de me barrer. Après si tu veux, on peut aller revoir Twilight. » Sa proposition me surprit et j’en haussai un sourcil. Un petit sourire suivit. « Je me sens d’humeur romantique et puis comme ya ton Robichou, on aura chacune son petit plaisir, toi le mec et moi l’histoire ! » ajouta-t-elle d’encore meilleure humeur.
Encore un sourire dans sa voix. J’aimais ça. Et je devais bien avouer que d’aller revoir mon Robichou sur grand écran me donnait plus qu’envie. Je pensais à Alex qui avait déjà eu la chance de le rencontrer lors d’une réunion, il m’avait dit qu’il avait l’air sympa. Il n’avait pas eu le temps de bien parler avec lui mais à première vue, mon chouchou avait plu à mon fiancé. Ouf.
« OK rendez-vous au pub, le temps d’y aller en métro. »
« A toute » me dit-elle avant de raccrocher. Je me faisais une joie de la voir ce soir. J’envoyai un texto à Elodie pour savoir si elle voulait nous rejoindre, mais je reçus une réponse négative « Déjà prise. Bisous à vous deux ». Ca voulait tout dire, elle avait déjà un plan pour ce soir avec son mec. Tant pis, moi je savais que j’allais passer une bonne soirée, en très charmante compagnie ! Cathy à côté et Rob devant moi. Le pied !

Nous n’étions pas restées longtemps au pub, juste le temps de prendre un verre et de dîner en vitesse (Marcus nous préparait de temps en temps des petits snacks sur demande, mais c’était réservé aux déjeuners, normalement. C’était bon d’être privilégiées !).
Arrivées à l’UGC, nous vîmes que le film était dans une petite salle, vu que ça faisait plus d’un mois qu’il était sorti, mais il faisait toujours des entrées. C’était la version française, par contre, je ne l’aimais pas beaucoup, je préférais de loin la voix de Robert.

« Tu sais que c’est seulement la deuxième fois que je le vois le film ? » dis-je toute fière de moi. Je m’étais retenue d’y aller à plusieurs reprises, prise de frénésie pattinsonnienne. Mais je me contentais de le visionner sur l’ordinateur (et ne me dites pas que je pirate, ce n’est même pas vrai, Alex avait reçu le DVD de Twilight de la part de Summit début janvier, qualité impeccable, et film en entier, pas de scènes coupées ou censurées).
« Au cinéma, tu veux dire ? » Oui, Cathy faisait bien de préciser.
« Oui, bien sûr. Sinon j’ai besoin de ma petite dose de Rob à la maison, tu le sais. Surtout qu’Alex n’est même pas là alors mon besoin en chromosome Y s’est intensifiée ! »
Elle rigola et nous entrâmes dans la salle. J’avais hâte que le film démarre. Nous avions manqué les bandes-annonces et la salle s’assombrit pile au moment où nous nous étions assises. Je tenais le pot de pop-corns sucrés d’une main que je plaçai entre Cathy et moi.
Le logo de Summit apparut à l’écran et je m’enfonçai confortablement dans mon siège. La voix de Bella emplit la salle et la biche buvant tranquillement au plan d’eau apparut. J’adorais cette introduction si paisible… qui finissait en carnage pour cette pauvre biche.
Je frémis de plaisir à chacun de mes passage préférés, celui de l’accident, celui au restaurant italien, celui de la clairière, celui chez les Cullen, celui dans la chambre de Bella pour leur première baiser (qui ne rêverait pas d’être à la place de Kristen à ce moment-là ? Hormis Cathy, qui ?), et le passage à l’école quand Edward amène Bella. Ce passage-là me faisait particulièrement frémir, pour ne pas dire ronronner. J’avais honte… mais waouh, Rob était divin avec ses lunettes de soleil et son petit sourire pour lequel j’étais prête à me damner pour l’éternité.
Lors de la scène du restaurant, je ne pus m’empêcher de rire lorsque Cathy se pencha vers moi pour me dire « Oui, je sais, c’est Robichou qui chante ! ». Non mais comme si je le lui rabâchais tous les jours… Bon, je le lui avais peut-être dit plusieurs fois, mais quand même ! Sa voix était magnifique, ce mec était sacrément doué, je l’enviais beaucoup.

Des cœurs et des étoiles plein les yeux, nous sortîmes de la salle obscure pour rejoindre chacune notre chez soi. J’appelais Alex une fois au lit, comme d’habitude, mais je tombai sur sa messagerie. Je lui laissai un petit message lui disant qu’il me manquait et le charriai aussi en l’informant que j’allais le tromper cette nuit et faire des rêves de Rob puisque j’étais allée voir Twilight au cinéma avec Cathy. Je rigolai un petit coup, amusée par ma propre bêtise et lui glissai un « je t’aime » avant de raccrocher.
Morphée m’accueillit à bras ouvert et je sombrai dans un sommeil bienfaisant.

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