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 [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens

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Sweet Caroline
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MessageSujet: Re: [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens   Mar 24 Fév - 14:10

Embarassed merci beaucoup... Tout le monde me dit ça, mais je m'obstine ! Laughing

Bon eh bien c'était le dernier chapitre écrit là, donc va falloir que tu sois patiente, car je n'ai pas commencé le chapitre 22 encore... Peut-être dans la semaine. Wink

Merci encore de me lire, ça me fait plaisir de voir que j'arrive à intéresser des gens avec mon histoire.
Bisous

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dodeli
La voix de l'ascenseur


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MessageSujet: Re: [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens   Jeu 5 Mar - 2:40

Whaaaou... Je suis tout a fait d'accord avec Lily... Mais arrête donc de t'obstiner Caro!
Alors les échanges entre Chari et Konwal me transportent de la même façon que ceux entre Bella et Edward, c'est dingue!
J'aime beaucoup aussi les dialogues entre Konwal et ses amis français sur le net, c'est toujours rigolo.

Il y a quelques temps je te demandais ce que tu faisais dans la vie car je me demandais si tes études ou ton boulot avaient un quelconque rapport avec l'écriture, ben non c'est juste un don que tu as, je suis un peu jalouse j'avoue tongue ; sans blague pourquoi ne pas essayer de faire publier ton histoire quand elle sera terminée, après tout tu risques quoi à tenter le coup ?!

Sinon tu as commencé à l'écrire depuis combien de temps? Comment t'es venue l'idée?

Je viens de m'engloutir les dix derniers chapitres, j'ai hâte de te lire encore Wink
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Sweet Caroline
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MessageSujet: Re: [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens   Jeu 5 Mar - 21:05

Wow ! Que de compliments ! Ca me fait vraiment chaud au coeur, tu peux pas savoir...

Pour la tentative d'être publiée, je le ferai si (et seulement si) je retravaille à fond ces chapitres. Que je corrige les fautes de français, que j'approfondisse et que j'étoffe. Que je soigne mon style. Là j'irai peut etre faire une demande de publication, c'est sûr que ça coûte rien.

Bon, j'avoue être une personne très "visuelle" donc même si mes études n'ont rien à voir avec l'écriture, ça vient de là. Enfin disons les idées et l'imagination. Je suis créative aussi, depuis toujours.
En fait, j'adorerai faire des études de cinéma et pouvoir adapter (par exemple) cette histoire à l'écran. Parce que je fonctionne comme ça pour écrire : je vois tout dans ma tête comme un film. Et passer à l'écriture est une sacrée épreuve pour moi, puisque (je le répète lol) j'ai toujours détesté écrire et je n'ai aucun talent là-dedans.

J'ai commencé à écrire cette fiction fin janvier. Les idées me viennent... ben je peux pas expliquer ! XD
J'avoue que là, après avoir lu la saga Twilight, ça m'a vraiment inspirée. Une histoire d'amour, du fantastique, le tout saupoudré de culture celtique... tout ce que j'aime !

Bon allez, je viens de finir le chapitre 22, c'est tout frais. J'ai mis du temps pour l'écrire car j'étais "bloquée". Je vais essayer d'écrire la suite très vite, je me sens plus motivée là.
Je suis moyennement satisfaite de ce chapitre, j'avais l'idée, mais je ne savais pas comment l'introduire dans le texte.
En tout cas, j'ai plein plein d'idées pour la suite, surtout pour les chapitres qui achèveront ce premier tome (parce que je sais qu'il va y avoir une suite), et ça me frustrent, j'aimerais les écrire maintenant mais je veux écrire dans l'ordre ^^.

_________________________________________________________________________
Chapitre 22
Tout feu tout flamme



Le vol avait été difficile avec Charisma à côté de moi. Déjà parce que je savais qu’elle angoissait et je me sentais tellement impuissant face à cela… Et puis aussi parce qu’elle était à portée de main. Nous nous étions touchés de temps à autres, limitant notre douleur au supportable, mais je restais déçu et insatisfait. J’aurais aimé qu’elle puisse dormir contre mon épaule, qu’elle puisse me prendre la main pour trouver quelque chose de rassurant et ce, aussi longtemps qu’elle le souhaitait, sans craindre d’avoir mal. Mais non, nous étions bridés, tout comme notre désir. Et c’était cela que j’avais trouvé difficile.

L’avion atterrit à Roissy - Charles de Gaulle aux alentours d’une heure du matin, heure locale. La nuit était claire à Paris et nous étions tous excités. La descente de l’avion et la pêche aux bagages s’étaient faites dans un brouhaha constant, au grand dam de Madame Sisto et des autres accompagnateurs dont j’ignorais les noms. Nous n’avions pas envie de dormir puisque selon notre horloge interne, il n’était que sept heures du soir, et dans le car qui avait été mis à notre disposition, tout le monde parlait à voix haute, perpétuant alors un bruit de fond qui en donnait mal à la tête. Charisma s’était mise à côté d’Angela et je m’étais placé sur le siège à côté. Le couloir central me séparait d’elles.

J’étais content d’être à nouveau en France, je me sentais chez moi, même si je n’avais jamais habité Paris. Je connaissais cependant la ville pour y avoir passé quelques vacances. Mon père était parisien d’origine alors j’y avais de la famille : ma tante Clara et mes cousins Guillaume et Alexandra. Malheureusement, notre emploi du temps ne me permettait pas de les revoir, nous ne restions dans la capitale française que quatre jours, et il se trouvait que ce week-end-là, Clara emmenait ses enfants voir leur père qui était installé à Londres pour raisons professionnelles. Je les manquais donc, mais comme je savais qu’il était prévu qu’ils nous rendent visite à New York pendant l’été, je n’étais pas plus déçu que cela. Je préférais profiter de la ville avec Charisma, Angela et mes autres camarades. Ce dont j’avais surtout très hâte, c’était d’arriver en Bretagne et de revoir mes meilleurs amis. Car un mois sans eux avait été trop difficile, tel un drogué, il me fallait ma dose. Ma petite dose d’Erwan, de Sophie, d’Adrien et même d’Anna. L’idée me fit sourire alors que le paysage parisien défilait sous mes yeux. Je n’y prêtai pas attention, alors que tous les autres avaient le nez collé contre les vitres du car. Je ne pus m’empêcher de me réjouir en voyant cela.

- Regarde, Konwal ! La Tour Eiffel !
La voix de Charisma me fit tourner la tête vers elle mais elle n’attendit pas que je lui réponde quoi que ce soit et se recolla contre la vitre. Elle était complètement surexcitée, je n’avais jamais vu ça. Je regardai alors par la fenêtre et vis le pic illuminé s’élever entre les bâtiments parisiens. La tour était bleue en ce moment, c’était marrant.
J’étais le seul du bus à rester adossé à mon siège et au lieu d’observer les paysages extérieurs, j’observais les visages de mes camarades. Je pouvais y lire la joie, la contemplation et la curiosité. J’adorais faire ça. C’était comme au cinéma, parfois je m’arrêtais de regarder l’écran et je me mettais à observer la salle. J’adorais voir les réactions des gens, voir leurs sourires lors de scènes drôles, leurs larmes lorsque c’était triste, ou même les amoureux échanger quelques gestes tendres. C’était ce spectacle là que je préférais, en fin de compte.

Le bus arriva à l’auberge de jeunesse où nous étions censés rester pendant notre séjour parisien. Elle se situait dans le quinzième arrondissement de la ville, dans le quartier de la Tour Montparnasse, je le reconnaissais. Madame Sisto insista sur le fait qu’il nous fallait être silencieux pour ne pas déranger les autres occupants de l’auberge qui, à cette heure-là, dormaient certainement, et nous sortîmes alors du car en baissant la voix. Je n’avais rien dit depuis que nous étions montés dans le bus, j’avais laissé Charisma et Angela apprécier le petit voyage, mais une fois à terre, je ne pouvais me retenir plus longtemps, je me mis derrière elle et la pris dans mes bras pour l’embrasser près de l’oreille.

- Je suis sûr que tu ne vas pas réussir à dormir ! lui dis-je à voix basse presqu’en murmurant.
Elle se retourna vers moi avec un sourire prononcé et même s’il faisait sombre à cause de la nuit, je vis un éclat particulier au fond de ses yeux. Je le voyais, elle était heureuse, et mon cœur s’emballa, accompagné d’un sourire que je ne pus réfréner en réponse au sien malgré la douleur qui se faisait ressentir derrière mon oreille.
- J’en suis sûre aussi. T’as sommeil toi ?
- Non, mais je ne suis pas aussi excité que toi. J’ai plus de chance d’arriver à piquer un petit somme.
- J’aimerais bien qu’on puisse se balader dans Paris, là, maintenant, tout de suite. Paris by night en amoureux, c’est tellement romantique !
Je me mis à rire et l’embrassai à nouveau, sur la joue cette fois, avant de relâcher mon étreinte. La douleur s’évanouit aussitôt.
- On peut toujours essayer de filer en douce, mais je doute que Madame Sisto apprécie. Je la vois bien guetter le moindre faux pas.
- C’est vrai. Tu crois qu’on pourra être dans la même chambre au moins ?
- Mais bien sûr… dis-je ironiquement. Si tu crois qu’elles sont mixtes, tu te fourres le doigt dans l’œil ! Je suis certain qu’ils ont choisi une auberge où on ne peut pas se mélanger. Ca ferait mauvais genre auprès des parents.
- Pfff… c’est nul. J’ai pas envie qu’on soit séparé.
Charisma se rapprocha de moi et mit son bras autour de mon cou, puis elle colla ses lèvres aux miennes, tout en douceur. Je fermai les yeux et appréciai ce contact. Je commençai à approfondir un peu ce baiser, notre premier en terre gauloise, mais la voix de madame Sisto vint tout interrompre.
- On arrête ça tout de suite ! Et cette nuit, je vous préviens, je ne veux personne qui traine dans les couloirs ! Si j’en chope un, ça va très, très mal aller pour lui ! Compris ?
Charisma et moi nous regardions d’un air amusé et nous séparions pour de bon. Nous nous dirigeâmes vers les soutes pour récupérer nos sacs et nous découvrîmes les dortoirs qui nous attendaient. C’était l’heure de la séparation avant les retrouvailles du lendemain. J’avais déjà hâte d’y être.

Mon dortoir était immense, il y avait vingt couchages de prévus et bien sûr, il n’était réservé qu’aux garçons. Je pris la couchette du bas d’un des lits superposés et installai mes affaires pour dormir. Soudain, je ressentis la douleur revenir et une voix familière résonna dans ma tête.

- C’est comment votre dortoir ?
Je me mis à sourire, je ne pouvais m’en empêcher. C’était la partie de notre « connexion » que j’appréciais le plus, la seule, à vrai dire. Tim, un des garçons de ma classe, me regarda bizarrement et je compris que c’était moi qui devais avoir l’air bizarre à afficher un sourire complètement niais. Je l’ôtais de mon visage et fouilla dans mon sac pour trouver mon pyjama.
- Grand… et vide, t’es pas là.
Je soupirai. J’avais beau avoir passé plus de dix heures à ses côtés, je n’étais pas rassasié.
- Ici t’es en train de louper le strip-tease d’Angela ! Quelle folle, je te jure !
Je rigolai le plus discrètement possible pour ne pas être pris pour un fou. Je me dépêchai de m’habiller pour pouvoir me mettre au fond de mon lit et me cacher sous les couvertures pour avoir une petite conversation avec ma petite-amie sans regards indiscrets.
- Prends des photos, tu peux commencer ton carnet de voyage !
- Ouais c’est ça, avoue que c’est parce que t’as envie de voir ça, plutôt ! Sale petit pervers !
Je me mordais les lèvres pour ne pas rire à voix haute. J’enfilai mon bas de pyjama et entendis d’autres garçons proposer de faire un jeu de cartes. Je refusais l’invitation et allai à la salle de bain pour me laver les dents.
- Mince, je suis démasqué ! Je préfèrerais que ça soit toi, soit dit en passant. Vous faites de drôles de trucs dans votre dortoir quand même… Attends un peu que je dise ça aux copains, on va tous débarquer chez vous en moins de deux !
- On vous attend de pied ferme !
Arrivé dans la salle de bain, je me regardai dans le miroir au-dessus du lavabo et je me vis sourire. A côté de moi, encore Tim. Le faisait-il exprès ? Je m’arrêtai de sourire immédiatement, mais mon regard restait vif et rieur.
- Arrête de me faire rire, j’ai l’air d’un idiot, les autres ne comprennent pas…
- Si tu crois que c’est facile pour moi de ne pas rire... Au fait, ma mère te passe le bonjour, je lui ai envoyé un sms pour dire qu’on était bien arrivés. Voilà que vous êtes copains comme cochons, vous deux, maintenant. Hallucinant !
Je faillis cracher le dentifrice sur le miroir et me penchai au dernier moment pour le faire atterrir dans le lavabo. Tim me regarda encore une fois et il grimaça avant de s’éloigner, pour de bon, je l’espérais.
- N’exagère pas, Chari. Elle m’a juste confié quelques trucs. Mais bon… je suis content qu’elle se soit excusée parce que j’étais…
- Elle s’est excusée ? Sérieux ?
- … traumatisé. Enfin un peu. Je ne pus m’empêcher de sourire lorsqu’elle me coupa la parole. Elle était toujours comme ça, une vraie pipelette. Une fille, quoi. Oui, elle s’est excusée pour son comportement avant le bal.
Elle m’avait même dit qu’elle pensait que j’étais quelqu’un de bien, et que je rendais Charisma heureuse, qu’elle l’avait remarqué. J’étais plutôt content d’entendre ça, et de sa bouche, qui plus est.
- Je me demande si mon père y est pour quelque chose ou si elle s’en est rendu compte toute seule.
- Elle a l’air de t’aimer, malgré ce que tu penses. A mon avis, ton père n’a pas joué dans la balance.
- Ouais ben tu ne l’as connais pas.
- C’est vrai.

Je partis m’installer au fond de mon lit alors que les autres garçons étaient quasiment tous encore habillés. J’étais le seul à être couché, à vrai dire, mais ce n’était pas grave. J’avais encore envie de parler avec Charisma. Eux n’avaient pas ce moyen de communication, alors il ne leur restait que le jeu de cartes. Je me sentais chanceux, pour le coup.

Notre conversation dura encore presqu’une vingtaine de minutes, puis nous fûmes forcés de tout arrêter car la douleur s’était trop accentuée. Je ressentais encore cette chaleur intense dans ma tête et j’en avais le tournis dans mon lit.
Nous nous souhaitions bonne nuit et j’essayai de dormir. Il était presque trois heures du matin et mes camarades de chambre étaient encore en pleine partie. Ne trouvant pas le sommeil, je me joignis à eux.
Nous passâmes une nuit blanche à nous amuser et à discuter, puis un de nos accompagnateurs nous avait « réveillés » à huit heures trente. La journée s’annonçait bien remplie, nous allions jouer aux touristes jusqu’à ce soir.

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MessageSujet: Re: [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens   Jeu 5 Mar - 21:05

(suite chapitre 22)

Je retrouvai Charisma et Angela dans la salle où le petit-déjeuner était servi. Je donnai à ma petite-amie le bonjour qu’elle méritait et je sentis mon cœur s’alléger. C’était bon d’être avec elle.
Après un petit-déjeuner typiquement français (tout le monde s’était régalé avec les baguettes de pain), nous montâmes à nouveau dans le bus. Angela m’avait gentiment cédé sa place, prétextant qu’elle avait droit à Charisma pendant toute la nuit, elle. Je l’en remerciai d’un sourire sincère et m’installai aux côtés de sa meilleure amie.

Le bus nous déposa le long des Champs Elysées et tout le monde sortit, plus excité que jamais. L’effet que la longue avenue donnait impressionna tous mes camarades, Chari comprise. Il faisait un peu frisquet ce matin sur la capitale, nous étions à la fin du mois de mars, et je m’attendais à une température un peu plus élevée. Mais aujourd’hui, on ne pouvait jamais savoir avec le temps et le dérèglement de la planète.
Je zippai ma veste en cuir noire jusqu’en haut et mis mon bonnet.

- Je t’ai déjà dit que j’adorais quand tu mettais ton bonnet ? me demanda Charisma. Ca te rend trop… sexy !
Je la regardai avec un sourire amusé alors qu’elle s’empourprait légèrement. Non, elle ne me l’avait jamais dit, et je ne voyais pas pourquoi elle adorait ça. J’avais plus l’impression d’être ridicule qu’autre chose.
- Si j’avais su, je l’aurais mis tous les jours.
Elle me prit la main et nous emboîtâmes le pas avec les autres. Tant que la douleur restait supportable, nous ne nous gênions pas pour nous toucher. Sentir ses doigts entremêlés aux miens ainsi que sa peau fraîche que je réchauffais doucement, j’adorais ça. J’avais l’impression de tenir une fleur délicate dans ma main, sa peau était aussi douce que des pétales.

Pendant cette première journée, nous n’avions pas chômé. Après être montés à l’Arc de Triomphe (je n’avais plus de jambes après ça !), nous avions gambadé jusqu’au jardin des Tuileries et poussé jusqu’au Louvre que nous avions visité dans l’après-midi. Le soir, direction le restaurant pour découvrir la « French cuisine », comme ils disaient. Les cuisses de grenouille, les escargots et les fromages puants, peu pour eux, cela dit. Ces plats n’avaient même pas fait débat, mais l’unanimité : ils n’en prendraient pas. A quoi bon aller au restaurant, alors ?

Le restaurant qui nous avait été réservé se trouvait près de la Sorbonne. Je crus comprendre que le gérant était un ami de madame Sisto, en tout cas, il était ravi de la voir. L’endroit était cosy, avec une cheminée où un feu brûlait dans l’âtre. Nous avions quasiment tout le restaurant à nous, seules trois tables restaient libres pour d’éventuels clients. Charisma, Angela et moi nous assîmes autour d’une des tables rondes installées juste devant la cheminée et trois autres élèves, Peter, Brian et Suzie, se joignirent à nous. Une table équilibrée : trois filles et trois garçons. Parfait.
Je fus le seul à commander des escargots et cela me faisait rire. Je dégoûtais mes cinq voisins de table, même Charisma, et moi je n’avais qu’une hâte, les manger devant eux pour voir leurs têtes. Ma petite amie commanda tout de même des cuisses de grenouille, j’avais réussi à la convaincre, non sans peine, en lui disant que cela ressemblait à du poulet. J’avais tenté aussi sur Angela, mais elle décréta qu’elle était devenue végétarienne à partir de ce soir, ce qui fit rire toute la tablée.
Nous fûmes servis assez rapidement, ce qui m’étonna puisque nous étions presque quarante dans notre groupe, et j’engloutis mon foie gras avec appétit et délectation. J’adorais ça, et je savais maintenant que Charisma également. Elle avait opté pour une salade mais après avoir goûté à un morceau de mon toast, elle engloutit presque la moitié de mon entrée que je lui offris bien volontiers. Je voulais qu’elle profite au maximum de son séjour français, car je savais que ce que nous étions en train de vivre était la réalisation du rêve qu’elle avait nourri depuis sa plus tendre enfance. Le moment des escargots était arrivé et tous les visages autour de ma table s’étaient transformés en grimaces exprimant leur dégoût. Moi, je me régalais ! Pour être honnête, j’avais un peu appréhendé la soirée restaurant car je pensais que nous finirions dans un restaurant attrape-touristes, mais la qualité de la nourriture était vraiment bonne. Je tendis un escargot à Charisma.

- Tu ne veux pas y goûter ?
Elle releva la tête de son assiette de cuisses de grenouille qui déjà la répugnait et grimaça davantage en niant de la tête.
J’éclaterai de rire et enfourna l’escargot dans ma bouche.
- Tu as tort ! C’est trop bon.
Elle prit ses couverts et commença à enlever la chair d’une paire de cuisses. A cette allure, on y était encore dans deux heures, pensais-je.
- Prends tes doigts, ça ira plus vite ! l’invitai-je. Je n’étais pas du genre patient.
- Attends, je goûte d’abord.
J’attendis le verdict en la regardant mâcher du bout des dents, sans grande conviction. Puis son visage se détendit.
- Non en fait, c’est bon !
Elle me regarda et son visage rayonnait à nouveau, souriant. Je fis de même et lui représentai un escargot au bout de ma fourchette. Elle grimaça encore une fois.
- Faut pas pousser non plus, me répondit-elle, et je ris.

Le dîner continua et je ressentis la fatigue prendre le dessus. Je n’avais pas dormi depuis plus de vingt-quatre heures et les visites de la journée avaient eu raison de moi. J’étais le premier à terminer mon dessert et je ne pris pas part à la discussion autour de ma table, restant silencieux et luttant contre le sommeil qui se faisait de plus en plus pesant. Mes yeux fixaient le feu qui brûlait toujours dans la cheminée sur ma gauche et les voix de mes camarades me semblaient maintenant lointaines. J’avais envie d’être dans mon lit et je me laissai aller au rythme des flammes qui léchaient la pierre de l’âtre. J’avais toujours été fasciné par le feu car je le trouvais beau et imprévisible. Dangereux aussi. Les couleurs qui en ressortaient étaient toujours hypnotisantes et je pouvais rester longtemps à le contempler, écoutant le crépitement discret du bois qui brûlait. Je remarquai un morceau de bûche qui, même s’il était entouré de flammes de part et d’autre, restait intact. Cela gâchait la beauté de ce feu car il y avait comme un tour à l’intérieur. J’observai les flammes à côté ainsi que les braises, me demandant à quel moment la bûche allait finir par s’enflammer. Je voulais tellement qu’elle s’enflamme que je ne la quittai pas des yeux.

Puis c’est là que je sentis la douleur derrière mon oreille, une seconde avant que la bûche ne prenne feu pour de bon, et de manière vraiment… spectaculaire. Une énorme flamme jaillit du bois et monta bien au-dessus des autres. Je ne me préoccupai plus du feu, pensant alors qu’il s’agissait d’une réaction purement chimique et physique, et je regardai Charisma pour voir si elle aussi avait senti cette douleur. Elle était en train de rire avec Angela et j’attendis, me doutant alors qu’elle n’avait rien senti. Elle se tourna vers moi, enfin, et lut sur mon visage qu’il s’était passé quelque chose.

- Qu’est-ce qu’il y a ? me demanda-t-elle en fronçant les sourcils d’un air inquiet et à voix basse.
Je mentis en lui répondant qu’il n’y avait rien, pour ne pas alerter les autres qui me regardaient tous, puis je lui parlai en pensant.
- Tu l’as sentie ? La douleur ? A l’instant ?
Elle me regarda, étonnée.
- Non, quand ça ?
- Là, juste avant que tu ne me demandes ce qu’il y avait.
- Non, je n’ai rien senti. Tu es sûr que ça va ?
Je mis quelques secondes avant de lui répondre et finis par lui faire un signe de la tête pour lui montrer que tout allait bien. Etrange…

Mes yeux se refixèrent alors sur le feu et je restai pensif. Qu’est-ce qu’il se passait encore avec moi ? Voilà que maintenant je me mettais à ressentir cette douleur sans raison. Jusqu’où irait cette malédiction ?

Le feu s’était intensifié grâce à cette nouvelle flamme puissante et le spectacle me captiva d’autant plus. Le bois crépitait avec plus de force aussi et je ressentis la chaleur arriver jusqu’à notre table, nous englobant tous. Pendant quelques minutes, elle était agréable, mais je finis par mourir de chaud et j’enlevai mon pull, me retrouvant en polo.

- Je crois que je vais faire pareil, il fait chaud d’un coup ! s’exclama Peter après m’avoir vu me déshabiller.
- On aurait dû choisir une autre table, celle-ci est trop près de la cheminée, répondis-je sans aucun enthousiasme. J’étais toujours aussi fatigué et la chaleur environnante me donnait encore plus envie de dormir.
Charisma me regarda à nouveau, finissant sa crème brûlée, et elle m’envoya un sourire très tendre. J’avais envie d’aller me blottir contre elle et de m’endormir ainsi. Mais je savais que cela nous était impossible.
Ses yeux se tournèrent vers le feu pour constater qu’il avait grandi depuis quelques minutes et je les observai longuement. La douleur revint et je vis soudain la drôle de petite flamme dessinée dans son iris s’illuminer, je ne l’avais jamais vue aussi claire et incandescente. Cela lui donnait un regard atypique encore plus prononcé et encore plus envoûtant, j’en étais moi-même impressionné, moi qui pourtant m’étais habitué à ses yeux étranges.
Charisma ne me donna aucun signe de douleur, elle, et je fronçai les sourcils à nouveau. Quelque chose n’allait pas chez moi, je le sentais. J’étais en train… d’évoluer, en quelque sorte. Mais pourquoi pas elle ?

La chaleur m’envahit tout d’un coup et j’avais envie de sortir, de partir loin de ce feu qui devenait trop chaud sur ma gauche. Je le regardai une dernière fois avant de me lever et d’un seul coup, toutes les flammes, sans exception, s’éteignirent, comme si on avait soufflé dessus, ne laissant plus que les braises incandescentes éclairer l’âtre. Je grimaçai immédiatement en ressentant une vive douleur derrière mon oreille et j’y portai même ma main. Charisma me regarda aussitôt, inquiète, et remarqua alors que le feu s’était éteint, lui qui brûlait pourtant avec intensité quelques secondes plus tôt. Je lus la surprise sur son visage, ainsi que l’hésitation, comme si elle avait envie de me dire quelque chose, mais qu’elle ne le faisait pas, qu’elle se retenait.
Elle se rapprocha de moi et me murmura à l’oreille.

- Il faudra qu’on parle quand on sera plus tranquille.
- Tu peux me parler maintenant, lui dis-je par la pensée, ce qui accentua ma douleur et je serrai les mâchoires pour la supporter.
- Non, tu n’es pas en état, je le vois bien, murmura-t-elle encore une fois.
C’était trop gentil à elle de mettre sa curiosité de côté et d’attendre le trajet du bus pour retourner à l’auberge. Je levai les yeux vers Angela qui nous dévisageait, elle aussi avec un air inquiet. Et je constatai que tout le monde avait remarqué que le feu s’était éteint d’un seul coup, mais que personne ne faisait attention à moi et à ma douleur. Le gérant s’approcha de la cheminée, ne comprenant pas comment cela avait été possible. Courant d’air soudain ? Il se pencha, remua les braises et s’affaira pour le rallumer. Mais il n’y parvenait pas. Je le regardai faire, tenant toujours ma main derrière l’oreille et sentant la chaleur de ma marque sous mes doigts, et j’eus presque pitié de lui. Tout le monde le regardait à présent et je sentis ma marque devenir plus chaude et la douleur s’accentuer. Le feu reprit comme par enchantement, les flammes montèrent jusqu’à une hauteur régulière et le gérant faillit se cogner dans le manteau de la cheminée en reculant de surprise. J’entendis certains rires moqueurs au loin et mon cœur s’accéléra. La douleur ne s’était pas envolée et j’essayai de savoir si c’était moi qui avais provoqué ça. Mes yeux ne quittaient plus le feu et je me concentrai. J’avais comme l’impression que j’étais connecté à ce feu, et la douleur que je ressentais le prouvait : elle aussi était en phase avec le feu qui augmentait ou diminuait.

Je refixai mon attention sur le premier bout de bois qui n’avait pas voulu s’allumer quelques minutes plus tôt. Il brûlait comme les autres désormais, mais je me concentrai pour tenter… de l’éteindre. Je trouvais cette idée idiote mais après tout, aujourd’hui, j’étais le premier à croire que tout était possible, me concernant. La douleur commençait à diminuer, j’en fus heureux, et je ramenai ma main sous la table, les yeux toujours rivés sur le feu. Etrangement, je me sentais bien maintenant, comme si j’avais puisé une force insoupçonnable quelque part en moi. J’avais presque envie d’en sourire. Et alors que mes yeux se rétrécissaient en de fines interstices, la bûche s’éteignit doucement.
Mon visage se détendit et j’esquissai un sourire. Etait-ce vraiment moi qui faisais cela ? J’avais du mal à le croire et je recommençai alors, souhaitant opérer l’effet inverse, pour confirmer mes doutes et mes espoirs. Je ne sentais plus la douleur, je crois qu’elle était partie, et je me reconcentrai. La bûche s’enflamma à nouveau et je me mis à sourire de victoire.
Je regardai aussitôt Charisma qui tourna la tête vers moi. Elle fut surprise du changement d’expression qui s’était opéré sur mon visage, et elle fronça les sourcils pour me montrer son incompréhension. Mais un sourire s’étira doucement sur ses lèvres, elle devait comprendre qu’il s’était passé quelque chose de positif. Je ne résistai pas et malgré la douleur que cela impliquait, je le lui dis.

- Grande nouvelle, je crois que j’ai un pouvoir.

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MessageSujet: Re: [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens   Ven 6 Mar - 14:21

Je ne dirai qu'une seule chose : ça valait le coup d'attendre! Very Happy
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MessageSujet: Re: [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens   Sam 7 Mar - 11:12

Effectivement Lily ça valait le coup d'attendre...

Caro, si cette histoire devait être adaptée au cinéma, quel serait ton casting?
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MessageSujet: Re: [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens   Dim 8 Mar - 0:48

Ben le problème c'est que certains acteurs sont trop vieux pour interpréter les persos et je ne connais pas la nouvelle génération d'acteurs ! lol Mais j'en avais parlé avec une copine et voilà ce que ça donnait (mais je ne me suis pas penchée sur la question véritablement, et puis parfois ça colle pas avec un des détails de la présentation donc c'est dur à trouver, faut faire des concessions !) :

Cookiepunkie a écrit:
CHARISMA O’CONNELL
1,70 m, cheveux châtain bouclés, yeux vairons (1 vert clair, 1 marron rougeâtre avec une flamme dorée sur le côté de l’iris), visage harmonieux et arrondi, lèvres pulpeuses, taches de rousseur sur le visage, peau très pâle. 16 ans

[cliquez sur les photos pour agrandir]
- Lauren Ambrose (j'avoue que c'est elle que je visualisais en écrivant le personnage de Charisma. Chari ressemble beaucoup à Claire dans la série "Six Feet Under", interprété par Lauren)



- Aimee Teegarden, vue dans Friday Night Lights et prochainement 90210.



- Alexis Bledel



Cookiepunkie a écrit:
KONWAL COUPEY
1,75 m, cheveux bruns voire noirs, courts, yeux bleus, visage plutôt allongé, mâchoire assez carrée, barbe de quelques jours, taches de rousseur sur les pommettes, fossettes aux joues, peau pâle. 16 ans
En fait, je voudrais un Jeffrey Dean Morgan en plus jeune.

- Ed Westwick (trop hot sur cette photo ! Mmmm la tte tite barbe là !)



- Adam Brody



Cookiepunkie a écrit:
ANGELA BARBER
1,74 m, blonde, cheveux mi-longs et raides, yeux bleus, élancée.

- Kristen Bell



- Amanda Bynes



- Emilie de Ravin



- Hilary Duff



- Ashley Tinsdale



Cookiepunkie a écrit:
ERWAN
1,85 m, cheveux châtain cuivré légèrement longs, toujours décoiffé, yeux verts, athlétique (nageur). 16 ans

- Robert Pattinson


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MessageSujet: Re: [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens   Dim 8 Mar - 15:52

Sweet Caroline a écrit:

En fait, je voudrais un Jeffrey Dean Morgan en plus jeune.

Ah, tu m'étonnes! Ces derniers jours, j'ai vu deux films où j'ai eu la surprise de le voir (Live et PS I love you...je ne savais pas qu'il était au casting avant de voir les films) et whaouh...il crève l'écran! Genre une révélation : non, son charisme ne tient pas au fait qu'il incarne un mourant dans GA...pfiou! Love

En tout cas, j'aime beaucoup ton casting! Donc ton adaptation sera hollywoodienne ou ne sera pas?
Des idées pour les voix françaises? [Bah quoi? C'est important un bon doublage! Wink ]
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MessageSujet: Re: [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens   Dim 8 Mar - 16:30

Pour JDM, je suis totalement d'accord avec toi ! (c'est un peu mon Doudou officiel quoi ! mdr)
Hier je suis allée voir Watchmen, il joue dedans aussi, mais son perso est super sombre. Ca le change trop !
Dans PS I love you, qu'est-ce qu'il est beauuuuu !!! (et pour une fois il ne meurs pas ou n'est pas sur le point de mourir ! lol)

En fait pour mon casting, je le préfèrerai franco-américain, comme dans le livre. Idéalement, je voudrais que les acteurs se parlent français entre eux (quand il s'agit de K, S, E, Ad etc) et anglais quand il y a C et Angie. Je voudrais prendre des acteurs inconnus français, en fait. Leur donner une chance. Mais faut qu'ils sachent parler anglais parfaitement quand même, et avec un accent français pas trop trop prononcé mais un peu quand même, ça fera craquer les ricaines ! XD Genre Erwan, il va trop les faire craquer, obligé ! lol
Donc voilà mon casting idéal. Et je veux des sosies de Lauren Ambrose pour Charisma et de JDM en plus jeune pour Konwal. C'est tout ce que je demande ! (et c'est pas rien... Laughing)

Donc pour les voix françaises, les acteurs français se doubleraient directement. Et pour les voix de Chari, d'Angela, de Ben, et des autres américains, j'ai pas de préférence. Je ne connais pas assez les VF pour pouvoir te dire, en fait. Je laisse le soin à LoisKent de choisir parce que c'est la pro de VF !

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MessageSujet: Re: [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens   Lun 9 Mar - 17:22

Chouette ce casting Wink
Je ne connaissais pas Lauren Ambrose, je trouve qu'elle colle bien au personnage de Charisma, bon choix, sans parler de Ed... Love
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MessageSujet: Re: [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens   Mar 10 Mar - 16:59

J'avoue Lauren Ambrose a bien un physique qui correspond à charisma, c'est vrai qu'elle est un peu agée mais j'avoue que maintenant je la vois bien en lisant ce que t'as écrit.
Et puis un mini JDM pour le rôle de KW j'avoue que ce serait parfait, avec son sourire qui fait fondre n'importe quelle femme au monde

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MessageSujet: Re: [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens   Sam 14 Mar - 1:50

Tu m'étonnes Poup ! Rah mais JDM... Love

Spoiler:
 

Bon alors pour les accros que vous êtes, voici le dernier chapitre, fraîchement écrit ! Enjoy Wink

__________________________________________________
Chapitre 23
Paris, je t’aime



Konwal m’avait expliqué ce qu’il s’était passé au restaurant, dans tous les détails. Comment avais-je été aussi aveugle pour ne pas remarquer tout cela ? J’avais passé une excellente soirée, mais je ne pouvais m’empêcher de m’en vouloir d’avoir manqué ce nouvel élément dans ce qui faisait que Konwal et moi n’étions pas comme les autres. L’histoire avait pris quasiment toute la durée du trajet du bus pour être contée, et je l’avais écoutée attentivement, ma tête reposant sur l’épaule de mon amoureux. J’avais passé mon bras sous le sien et nous avions entrelacés nos doigts. Mes yeux contemplaient à présent nos mains, et je réfléchissais. Je repensais à cette légende que nous avions lue tous les deux, Konwal avait même acheté le livre d’où elle était issue. Je n’arrivais pas à croire que cela était réellement possible. Ma tête commençait à me tourner légèrement à cause de la douleur et je la relevai un peu vers lui, dégainant un sourire malgré tout.

« Tu crois que la légende dit vrai ? »
Konwal baissa la tête vers moi et il déposa un baiser sur mon front avant de s’y appuyer tout en douceur. Je sentis sa barbe contre ma peau et j’adorais cette sensation, tellement que j’en fermai les yeux. Dire qu’il allait falloir que je me passe de lui encore cette nuit. C’était difficile de le savoir si près et pourtant si loin. Je voulais simplement être tout le temps avec lui, cela me paraissait vital.
« Je me posais justement la question. Je ne peux pas mettre tout ça sur le compte du hasard. Déjà nos marques, et puis maintenant… ça. L’un des guerriers cités dans le livre est censé maîtriser le feu. Et apparemment, c’est ce que j’arrive à faire. »
Sa voix était grave et sérieuse. J’y remarquai aussi un soupçon d’espoir, à croire qu’il avait réellement envie que tout cela soit vrai. Personnellement, ça me faisait peur. Je n’avais aucune envie qu’il soit un guerrier, ou même que j’en sois un. J’étais plutôt du genre pacifiste, moi.
« Ca racontait quoi déjà cette légende ? »
Je ne me souvenais pas de cette histoire dans les détails, ne l’ayant pas relue depuis cette après-midi-là, à la librairie de mon oncle. Tout ce dont je me souvenais était qu’il y avait trois guerriers, chacun marqué d’un symbole spécial et doté de pouvoirs en rapport avec les éléments : le feu, l’eau et la terre. Si Konwal était le feu, alors qu’étais-je ? Je n’avais jamais remarqué le moindre changement concernant ces deux derniers éléments en ma présence.
« J’ai le livre ici, il est dans mon sac à l’auberge, je l’avais pris pour le montrer à Erwan. » me dit-il, alors que je fronçais les sourcils. Il l’avait pris ici ? Mais la première question qui sortit de ma bouche fut celle-ci : « Erwan est au courant ? ». J’étais surprise alors que je n’aurais pas dû l’être. Bien sûr que son meilleur ami était au courant, cela semblait logique.
« Oui, je lui ai tout dit. » me répondit Konwal. Je relevai les yeux vers lui et il esquissa un sourire d’un air amusé.
« D’ailleurs ça l’a beaucoup fait rire qu’on ne puisse pas se toucher. »
J’arquais un sourcil interrogateur. Cela l’amusait ? Eh bien j’aimerais bien le voir à ma place !
« Je ne suis pas sûre de l’aimer, finalement, ton Erwan. » dis-je sur un ton bougon, ce qui fit rire mon petit ami.
« Je parierai sur le contraire, pourtant. Tout le monde aime Erwan. »
Il était si sûr de lui que rien que pour lui prouver le contraire, je me promettais de me forcer à ne pas l’aimer. Tout était une question de volonté, n’est-ce pas ?

Nous arrivâmes à l’auberge de jeunesse dans un silence significatif : tout le monde était fatigué et n’avait qu’une hâte – se coucher. Et je faisais bien évidemment partie du lot, je n’avais pas beaucoup dormi la nuit dernière, seulement quelques heures. Devant les dortoirs, j’attendis que Konwal me donne le livre que je ne lirai certainement pas ce soir, sauf si je souffrais d’insomnie, ce dont je doutais vu l’était de fatigue dans lequel j’étais. Lorsqu’il revint vers moi, je vis à la lumière ambiante à quel point lui aussi avait l’air fatigué, mais cela ne l’empêcha pas de me sourire encore une fois, dévoilant ses petites fossettes qui me faisaient tant d’effet. Je me retins un moment de lui sauter dessus une dernière fois puis je regardai sur ma droite, puis sur ma gauche. Pas de madame Sisto à l’horizon, alors je poussai Konwal délicatement contre le mur et m’emparai de ses lèvres. J’avais besoin de ses baisers tout comme j’avais besoin d’oxygène. Je crois qu’il fut surpris par ma fougue mais cela ne l’empêcha pas d’y répondre. Je sentis ses bras m’emprisonner la taille, le livre calant mon dos et… sa main chaude touchant délicatement ma peau sous mon T-shirt. La douleur se raviva davantage mais nous ne cessâmes pas notre baiser. Seule une remarque d’un de nos camarades nous fit arrêter.
« C’est dégoûtant, prenez une chambre ! »
Je me retournai pour voir qui c’était et constatai que c’était Steve. Il s’esclaffait tout seul en s’éloignant de nous et en rentrant dans le dortoir des garçons, et je me mis à sourire. Si seulement nous pouvions en prendre une… J’adorerais ça, passer la nuit à ses côtés, rien que de le sentir près de moi. Même si… nous ne pouvions rien faire d’autre. L’idée que nous allions plus loin m’avait traversé l’esprit, mais même si cette malédiction n’avait pas été là, je n’étais pas certaine d’être prête à franchir ce pas là.
Konwal prit alors la parole et je me tournai vers lui pour le contempler. Nos visages étaient encore à une infime distance l’un de l’autre, et je sentais son souffle sur moi. Je ne pus m’empêcher de sourire à nouveau, il me rendait heureuse, je n’y pouvais rien.
« Oui, donc… » il paraissait presque gêné après la remarque de Steve, c’était trop mignon. « … je venais juste te donner ça. »
Il relâcha son étreinte, ce qui me rendait triste mais je m’exécutai moi aussi, et me tendit le livre que je saisis aussitôt.
« Merci. Je ne pense pas le lire ce soir, cela dit, » répondis-je sur un ton qui marquait bien mon manque d’enthousiasme. J’avais plutôt envie de dormir.
« Lis-le quand tu veux. » m’assura-t-il avec un sourire. Je m’empressai de déposer un baiser sur sa fossette gauche.
« D’accord. Bonne nuit et repose-toi bien, t’as une tête de déterré ! » dis-je en plaisantant qu’à moitié.
« T’as pas vu la tienne ! » me répondit-il en rigolant. « Bonne nuit Chari. »
Il m’embrassa une dernière fois sur les lèvres et nous éloignions l’un de l’autre à reculons. Je le vis disparaître dans son dortoir et je fis de même. Angela m’attendait, elle était déjà en pyjama et je vis que d’autres filles étaient déjà au fond de leurs lits. Le silence régnait dans la pièce et je m’approchai de mon lit à pas de velours pour ne pas les déranger. Je me changeai rapidement, et Angie m’accompagna pour aller nous brosser les dents, ce qui nous donnait un moment pour bavarder.

« Alors, il avait quoi Konwal ce soir ? » me demanda-t-elle. Elle n’avait rien suivi de l’histoire puisqu’elle s’était assise à trois rangs de nous dans le bus. Je mis du dentifrice sur ma brosse à dents et la regardai avant de la porter à la bouche.
« Tu sais, la légende qu’on avait lue, eh bien… je crois que c’est nous. »
Je me brossais les quenottes avec ferveur et mes yeux ne quittèrent pas le reflet d’Angela dans l’immense miroir en face de nous.
« Sans déconner ! Le truc des guerriers, là ? »
J’acquiesçai en silence et elle reprit avant de se mettre elle aussi à se brosser les dents. « Faut que je la lise, c’était ça le bouquin que tu tenais dans les mains ? »
Perspicace. J’hochai la tête pour lui répondre et finis par cracher dans le lavabo pour pouvoir parler.
« Je te le montrerai. C’est vraiment trop bizarre cette histoire et… ça m’inquiète. J’ai pas envie d’être une guerrière, moi. Tu me vois aller me battre contre des créatures qui n’existent pas ? »
Je me rinçai la bouche et me redressai pour voir la réaction de ma meilleure amie. Elle crachait à son tour et me répondit.
« Peut-être qu’elles existent… dans un autre monde ? Mais je t’avouerai que ça m’embêterait que tu aies à te battre, même si je ne doute pas de tes capacités, ça serait trop l’angoisse pour moi. Non mais… c’est pas sérieux cette histoire ! Je vois pas comment tu pourrais être une guerrière protectrice d’une forêt ou je ne sais quoi. »
Elle non plus n’y croyait pas. Cette histoire était tellement incroyable qu’il nous était difficile de la prendre au sérieux. Konwal, par contre, avait l’air – et ce depuis le début – de ne pas prendre la chose à la légère. Et puis vu ce qu’il s’était passé ce soir… il avait une raison de plus d’y croire.
Nous restâmes dans la salle d’eau pendant quelques minutes encore, le temps que je lui explique ce qu’il s’était réellement passé pour Konwal ce soir, au restaurant. Angela n’en croyait pas ses oreilles et ses doutes concernant la légende commencèrent à céder leur place à la curiosité et au même espoir que Konwal exprimait. Revenait-elle sur ses paroles ? Est-ce qu’elle voudrait que tout cela soit vrai et que je sois moi aussi un de ces trois guerriers ? J’avais une marque, après tout.
Nous allâmes nous coucher, nous étions les dernières, et la salle était maintenant éteinte. Je me pris les pieds dans ma valise avant d’atteindre le lit et j’étouffai un cri. Je serrai les mâchoires et soufflai doucement comme si cela pouvait m’aider à évacuer la douleur. J’entendis Angela rire et cela me fit sourire. Il n’y avait que moi pour être maladroite comme ça.

Je mis un petit moment avant de m’endormir, cette histoire de légende occupait mon esprit et me préoccupait, et je n’arrivais pas à me la sortir de la tête. Mais j’avais beau réfléchir, je ne voyais pas ce qu’il y avait de bien dans toute cette histoire, sauf le fait que nos marques nous avaient rapprochés, Konwal et moi. Puis la fatigue l’emporta et je m’assoupis pour une nuit sans rêve.

Ces neuf heures de sommeil avaient été salvatrices et c’est pleine d’énergie que je me levai, sans parler de l’enthousiasme. Aujourd’hui, nous allions grimper sur la Tour Eiffel, symbole suprême de Paris à mes yeux. J’avais toujours rêvé d’y monter… et bien accompagnée, qui plus est. Je retrouvai Konwal pour le petit-déjeuner et je reçus le bonjour que j’avais décrété souhaiter avoir depuis tout le temps où nous étions ensemble. Madame Sisto nous réprimanda gentiment et nous avalions notre repas. J’aimais sentir la douleur de bon matin, parce qu’elle signifiait qu’il était là pour moi. Je crois que le jour où je ne la sentirais plus, j’en serais très déçue et peinée. Je ne voyais pas mon futur sans lui, j’en étais arrivée à cette conclusion, et pourtant, cela ne faisait qu’un peu plus d’un mois que je le connaissais et quelques semaines que nous sortions ensemble. Finalement, tout était allé très vite entre nous, moi-même je n’arrivais pas à y croire. Mais Konwal était tout ce que j’avais toujours recherché chez un garçon. Il était attentionné, drôle, compréhensif, mystérieux, artiste et talentueux, et j’osais l’espérer très attiré par moi. Cette dernière pensée me fit sourire et je savais que je lui devais quelque chose me concernant. Quelque chose que je lui donnerai lorsqu’on sera là-haut sur la tour. La vérité.

Aujourd’hui, le temps était gris et froid, comme hier. J’avais peur qu’il se mette à pleuvoir lorsque nous serions sur la Tour Eiffel, car cela aurait gâché un peu ce moment que j’attendais avec tant d’impatience. Le bus nous déposa aux pieds de la tour et vu de près, elle était encore plus impressionnante et majestueuse. Quel bel ouvrage architectural ! Gustave Eiffel a bien eu raison de vouloir la construire, et surtout, la ville de Paris a bien eu raison de ne pas la démolir. L’emblème de Paris, tout de même. Je suis certaine que la ville n’aurait pas eu autant de crédit si cette tour n’avait pas été là.

Des queues interminables s’allongeait encore à chaque pilier de la tour et lorsque je fus dessous, je ne pus m’empêcher de lever la tête pour contempler cette Reine, d’en bas. J’en avais le vertige, c’était tellement… énorme. Et haut. Je dus me tenir à Konwal pour m’empêcher de tomber et cela le fit rire.

« J’ai toujours adoré la vue qu’on avait d’en bas. » me dit-il alors qu’il leva la tête lui aussi. J’étais d’accord avec lui, c’était réellement impressionnant.
« Viens, sinon on va perdre les autres ! » Je l’entrainais par la manche et marchai d’un pas rapide pour rattraper le groupe qui s’introduisait dans une des files d’attente. Je constatai alors que nous montions au deuxième étage de la tour… à pied. Aïe, j’en avais mal d’avance !

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MessageSujet: Re: [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens   Sam 14 Mar - 1:51

(suite chapitre 23)

L’attente fut plus courte que je ne l’avais pensé et même pas dix plus tard, nous empruntions les premières marches de ce long périple. Le bruit de nos pas résonnait sur les escaliers métalliques, en cadence, et je remarquai que plus j’en montais, plus je m’appuyais sur la rampe. Je n’avais jamais été une grande sportive, comparée à mon frère. Ou une grande sportive tout court, même si l’on me comparait à la personne à la moins sportive de la planète. Le seul sport que je pratiquais quotidiennement était la marche à pied et parfois la course quand je savais que j’arriverais en retard en cours. Mais cela s’arrêtait là.

Premier étage passé, je n’avais plus de souffle. Je me retournai vers Konwal qui marchait derrière moi en silence. Je constatai avec amusement que lui aussi rencontrait quelques difficultés à poursuivre l’escalade, et je me mis à rire, ce qui attira son attention. Nos yeux se croisèrent et je lus dans les siens qu’il se demandait pourquoi je riais ainsi.

« On fait bien la paire, nous deux ! Moins sportif que nous, tu meurs ! »
Il émit un léger rire et acquiesça en silence. Je le soupçonnai de garder son souffle pour la suite de la montée, car normalement, j’aurais eu droit à une petite remarque ironique de sa part.

Je me demandai combien de marches nous avions montées lorsque je posai enfin le pied sur le deuxième étage. Quelques uns de mes camarades étaient aussi essoufflés que moi et je dus me tenir un moment à une des barrières pour reprendre des forces. Konwal me rejoignit et son teint normalement blafard s’était changé en couleur écarlate. J’imaginais que c’était aussi le cas pour le mien. J’étais exténuée.

« Bon, maintenant qu’on est arrivé, je peux répondre à ta remarque, » me dit-il entre une inspiration et une expiration forcées. « J’ai jamais aimé les grandes sportives ! Parce que j’aurais l’air ridicule à côté. » Je ne pus m’empêcher d’éclater de rire et de m’approcher de lui pour l’embrasser. Le baiser fut de courte durée tellement nous étions tous deux essoufflés. Ma gorge me brûlait à force d’avoir respiré par la bouche. J’avais l’impression d’avoir couru un marathon, et mes jambes tremblaient. Le point positif était qu’après ça, j’aurais des cuisses parfaites ! J’avais dû brûler au moins cinq cents calories dans cette montée ! Sans compter le trajet retour…

« Allez, viens, on va voir la vue ! » annonçai-je.
Je sautillais sur place, regagnant une énergie soudaine. J’observai les alentours pour trouver l’endroit idéal et je vis une brèche dans la rangée parfaitement linéaire des touristes accoudés aux barrières pour admirer la vue. Je marchai jusqu’à elle et la combla immédiatement. Konwal vint se mettre à ma gauche et c’est avec bonheur que je vis la ville de Paris s’étendre sous mes yeux. Je ne souffrais pas de vertige, heureusement, car c’était sacrément haut et le moindre bâtiment à nos pieds avaient la taille d’une toute petite maquette qu’on voyait parfois. Tout était minuscule et pourtant, tout était beau. La taille n’empêchait pas d’en savourer la beauté. Je vis au loin le Sacré Cœur que nous visiterions dans l’après-midi. Le quartier de Montmartre et des artistes allait être à coup sûr mon préféré.

« Oh non ! » fit Konwal. Je me retournai vers lui pour savoir pourquoi il disait cela et je le vis tendre le bras devant lui, paume vers le ciel. « Il se met à pleuvoir, dommage. »
Et voilà, il fallait bien que ça arrive. Pile le jour où j’étais à la Tour Eiffel, il fallait qu’il pleuve. La pluie fine et quasi inexistante se renforça d’un seul coup et de grosses gouttes vinrent nous heurter le visage, amenées par le vent qui lui aussi avait gagné en puissance.

« J’hallucine, c’est carrément la tempête ! Je suis dégoûtée. » Ma déception était palpable et je commençai à bouder. Puis je sentis la douleur refaire surface et le bras de Konwal entourer mes épaules, puis sa main caresser délicatement ma joue.

« T’en fais pas, même si ton brushing est ruiné, je t’aime quand même ! »
Je me figeais à ses paroles et me crispa. Il avait dit qu’il m’aimait ? Ou alors c’était juste pour plaisanter ? Il sentit mon malaise et se recula légèrement. Je lui fis face, un air mitigé sur mon visage, entre le bonheur et la peur. Etrange sensation.
Il avait amené le sujet sur la table, dans tous les cas. J’avais justement eu envie de lui avouer un petit quelque chose, ici même. Mais je ne m’étais pas préparée psychologiquement à l’annoncer maintenant. Il me regarda avec un drôle d’air, ne sachant apparemment pas pourquoi j’avais eu cette réaction. Puis après quelques secondes de silence qui durèrent bien plus que cela pour moi, je le vis ouvrir la bouche et tout ce qu’il put dire fut « Oh. »

Oui, oh. Oh oh, même, j’en mettrais bien deux.

Etait-ce le moment de lui avouer ? De lui faire comprendre à quel point je tenais à lui ? L’endroit m’avait paru parfait lorsque j’y avais pensé au petit-déjeuner. Dans mon imagination, il n’était pas censé pleuvoir, mais je devais bien faire avec. Sauf que la pluie s’intensifia et je sentais l’eau couler sur ma joue droite, mes cheveux commençaient à se tremper. Je regardais un court instant vers le ciel, le maudissant pour ce cadeau de mauvaise fortune et je sentis la douleur à nouveau ressurgir derrière mon oreille. Pourtant, il ne me touchait pas. Etrange. Je le regardai à nouveau, cette fois l’inquiétude gravée sur mon visage, mais rien n’avait changé de son côté.

« Tu as pas senti une douleur, là ? » demandai-je innocemment. Il nia de la tête et fronça les sourcils. Et s’il m’arrivait la même chose qu’il lui était arrivée hier soir ? La confirmation que cette légende était… vraie.

Non, impossible. C’était tout bonnement impossible.

Je regardai à nouveau le ciel, plus énervée que jamais. Je ne voulais pas cela soit vrai, je ne voulais pas de ce pouvoir et de ce rôle de guerrier, je n’avais rien demandé. Et puis cette pluie commençait elle aussi à me gonfler sérieusement. Elle venait tout gâcher. Ce moment que j’avais attendu depuis trop longtemps, ce moment où j’étais prête à passer aux aveux. Ce moment que j’avais déjà imaginé dans tous ses détails dans ma tête. Si seulement cette pluie pouvait…

Et la douleur ressurgit de manière très brutale. Tellement brutale que je fermai les yeux. Et un « Oh » collectif me les fit rouvrir. Qu’est-ce qu’il se passait encore ? J’en restai moi-même bouche bée lorsque je le vis de mes propres yeux. Il neigeait. La pluie s’était transformée en neige, et pourtant, j’étais persuadée qu’il ne faisait pas assez froid pour que l’eau se change en glace. Par quel miracle cela pouvait-il se produire ?

« Incroyable, Chari ! Il neige, c’est génial ! » me dit Konwal.

Je me retournai vers lui, la bouche entrouverte de stupeur car j’avais compris. Que ce miracle, c’était moi. Konwal me dévisagea et haussa un sourcil devant ma stupéfaction.

« Je… crois… que c’est moi. » Je pris une voix plus basse pour poursuivre, de peur que mes voisins n’entendent. « La neige, c’est moi. J’ai… ressenti la douleur, comme toi, hier. Je voulais que la pluie cesse et… la voilà transformée en neige ! » Je n’en revenais pas moi-même. Tout ça était incroyable. Et Konwal m’envoya un sourire rassurant avant de prendre la parole à voix basse lui aussi.

« Alors tu es celle qui maîtrise l’eau. Et en fin de compte, ça parait plutôt logique, vu le rêve que j’avais fait de toi au début. Tu marchais sur l’eau, souviens-toi. »

Maintenant qu’il le disait, oui, je me souvenais, et oui il y avait peut-être un lien. Mais non, je refusais d’être l’un de ces trois guerriers, je ne voulais pas de tout ça. Tout ce que je voulais, moi, c’était lui, et rien d’autre. Pas de légende, pas de forêt, pas de guerriers, pas de pouvoirs étranges, juste lui. Ce qui me rappela que j’avais toujours quelque chose à lui dire.

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MessageSujet: Re: [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens   Sam 14 Mar - 1:51

(suite chapitre 23)

Je détournai les yeux quelques secondes de lui pour contempler les flocons de neige tomber avec grâce et légèreté sur le métal de la tour. Ils fondaient immédiatement à son contact, et ne nous atteignaient pas. Le vent avait cessé de souffler, comme si la météo s’était soudainement apaisée. C’était plaisant et joli à voir, je ne pouvais pas le nier, et cela ajoutait au cachet romantique de la scène et de l’endroit. Je me retournai alors vers lui, une petite boule dans la gorge, révélatrice du début de peur qui s’était emparée de moi. Mais j’avais envie de lui dire.

« Konwal, il y a quelque chose que je voudrais te dire. » Au moins, comme ça, je ne pouvais plus me défiler. Je plongeai mes yeux dans ses iris bleus clairs où j’eus immédiatement envie de me noyer, puis je déglutis avec difficulté. Ce que je n’avais pas anticipé, c’était sa réaction. Je le vis se crisper et froncer les sourcils davantage. Est-ce qu’il avait peur ?

« Euh… rien de… mauvais, j’espère ? »
Je m’empressai de le rassurer avec un sourire. « Non, rien de mauvais. Enfin… j’espère pas. » Ma réponse l’intrigua et je me rapprochai de lui, cherchant sa main pour y entrelacer mes doigts. Cela me serait plus facile, je pense.

« Tu sais que ça me rassure qu’à moitié ce que tu dis ? » me dit-il avec un demi-sourire. Je n’y résistai pas et je posai un doigt sur sa bouche. Cela me donnait une excuse pour me rapprocher encore un peu plus de lui.

« Chut. Laisse-moi parler. » Son regard m’indiqua qu’il ne dirait plus rien. Alors je pris mon courage à deux mains, réalisant que même si j’avais déroulé la scène plusieurs fois dans mon imagination, je ne savais plus par où commencer et que les beaux discours que j’avais préparés avaient directement été mis à la poubelle. Cela me contrariait un peu, mais je laissai place à l’improvisation.
Mon doigt était toujours posé sur ses lèvres et la douleur que je ressentais était encore supportable, alors je ne le retirai pas. Nos visages n’étaient plus qu’à quelques centimètres l’un de l’autre. Je baissai les yeux pour prendre quelques forces et les refixai dans les siens aussitôt.

« D’abord, je n’attends rien de toi. Je sais que c’est un peu fou ce que je vais te dire, mais l’opportunité est trop bonne pour ne pas la saisir. Ce lieu, ce… miracle, » je regardai à nouveau la neige qui tombait tout en délicatesse autour de nous, et il fit de même avant de me regarder à nouveau. « Alors voilà. » Dernière ligne droite. Je n’avais jamais dit ce genre de chose à quiconque. Je n’avais jamais prononcé ces mots, à personne. Jamais.

« Je sais que ça ne fait que quelques semaines qu’on est ensemble mais… je me dis que le temps n’a pas d’emprise sur la profondeur des sentiments. Je… je ne sais pas si ça fait pareil pour toi, mais… »

Puis je remarquai que Konwal regardait derrière moi d’un air concentré. Qu’est-ce qu’il se passait encore ? Est-ce que j’allais enfin pouvoir terminer ce que j’avais à dire, oui ou non ? Je me retournai et vit que Tim – mon ex – nous observait d’une manière pas forcément très discrète. Je ne pouvais m’empêcher de râler et de montrer mon irritation.

« Ca va ? On ne te gêne pas ? »

Sa réaction fut la surprise. Puis la honte. Ca oui, il pouvait la ressentir. Ecouter aux portes – même si là, en l’occurrence, il n’y en avait aucune – n’était pas très poli.

« Dégage, Tim ! » m’insurgeai-je sans aucune bonne manière. J’étais méchante avec lui, mais il était vraiment la dernière chose dont j’avais besoin en ce moment. Il finit par s’éloigner en marmonnant entre ses dents.

« C’est bon ! Si maintenant je n’ai même plus le droit d’être à côté de toi, c’est vraiment… » fut tout ce que je pus entendre. Non mais quelle plaie ce Tim ! Tout ça parce qu’on était sortis deux semaines ensemble, je l’avais gentiment éconduit car il ne m’inspirait pas plus que cela et je ne tirais aucun plaisir de cette relation, mais au moins, j’avais été honnête avec lui. Je le soupçonnai de nourrir toujours quelques sentiments plus qu’amicaux à mon égard, mais franchement, ce qu’il était en train de faire ne se faisait pas. Je secouai la tête pour chasser Tim de mes pensées et me retournai vers Konwal qui finissait de le regarder s’éloigner.

« Je crois qu’il ne m’aime pas trop, » me dit-il alors qu’il refixait son attention sur moi.
« Fais pas gaffe, il est jaloux, simplement. » lui dis-je pour le rassurer, alors que c’était au contraire la chose qu’il ne fallait pas que je dise. Je m’en rendis compte un peu trop tard. Oups.

« Jaloux ? De moi ? Il… s’intéresse à toi ? » Sa question était légitime, et je n’avais pas d’autre choix que de lui répondre en toute franchise.
« Je suis sortie avec lui il y a quelques mois et je crois qu’il ne s’en remet pas. Je pense qu’il ne t’aime pas, mais juste parce que tu as réussi à me donner ce que lui ne pouvait pas me donner. »
Les yeux de Konwal se plissèrent, je supposais qu’il était en train d’intégrer toutes les paroles que je venais de dire.
« Et… tu as d’autres confessions de ce genre à me faire ? M’annoncer ton tableau de chasse ? »
Je m’empourprai. Mon tableau de chasse, comme il disait, était bien pauvrement pourvu.
« Eh bien… ça va être vite fait pour mon tableau de chasse, vu qu’il n’y a que lui. Et toi. » Il allait me prendre pour une fille trop prude, une de ces filles qui ne sortaient jamais avec des garçons. Mais ce n’était pas ma faute si j’avais besoin de cette fichue étincelle pour vouloir sortir avec un garçon ! Cependant, sa réaction me plut. Il sourit. Alors il aimait être un « privilégié » ?
« Oui, c’est pas donné à tout le monde d’être V.I.P. sur ma liste, mon cher ! » plaisantai-je pour détendre l’atmosphère. Stupide remarque, me dis-je aussitôt. Le stress me faisait dire n’importe quoi, mais je vis que cela le fit rire.
« Heureux d’en être, alors. » Il me regarda avec intensité et son sourire s’évanouit. « Donc, tu disais que le temps n’avait pas d’emprise sur les sentiments et… ? »

Oui, il était temps de poursuivre. L’interruption avait assez duré. Toutefois, il aurait pu me dire ce qu’il en était pour lui. Est-ce qu’il pensait aussi que c’était possible de tomber amoureux après seulement quelques semaines de relation ? Pour moi, c’avait toujours été inimaginable… avant lui.

« … et… » Je ne savais plus quoi dire, je m’étais perdue. Son regard s’intensifia encore un peu plus et un vague sourire encourageant étira ses lèvres parfaites. Mon dieu, il était vraiment parfait, et il était à moi. Pour le moment, tout du moins. Peut-être qu’il s’enfuirait en courant après ce que je m’apprêtais à lui dire.

« Tu ne vois pas où je veux en venir ? » finis-je par lui demander. Une manière peu courageuse d’aller tout droit à la conclusion. Son sourire s’accentua et je lus dans ses yeux qu’il savait.
« J’ai une petite idée, mais je préfère te regarder galérer, c’est plus drôle. » Il se mit carrément à rire et je lui envoyai une tape du poing sur son torse.
« Ca, c’est mesquin, monsieur Coupey ! » répondis-je aussitôt. Mais je ne pus m’empêcher de sourire et de m’adoucir. Je passai alors mon bras autour de son cou, me rapprochant dangereusement de lui et lorsque nos visages ne furent qu’à quelques centimètres, je ne pouvais plus attendre. Nous sourions tous les deux, et je savais que l’instant magique que j’avais attendu et imaginé était celui-ci.

« Prends-moi pour une folle si tu veux, mais… je suis tombée amoureuse de toi, Konwal. En même pas un mois, tu as changé ma vie et… je sais enfin ce qu’est le bonheur. »
Je me précipitai sur ses lèvres sans attendre de réponse. A vrai dire, je n’avais même pas espéré en avoir. Il accepta mon baiser sans hésitation, et je fus rassurée. Il n’avait pas l’intention de fuir à toutes jambes. Ce baiser avait un goût particulier, il m’avait donné de drôles de sensations dans l’estomac. Des papillons ?
Lorsque je m’écartai de lui, mes yeux mirent plus de temps à trouver les siens que je ne l’avais escompté. Quelle serait sa réaction ? Est-ce qu’il oserait prononcer ces mots ?
Ses yeux étaient encore plus expressifs que d’habitude, j’avais l’impression que leurs nuances de bleu dansaient à l’intérieur. Je me mordis la lèvre, prise d’une petite angoisse et je repris la parole.

« Tu n’es pas obligé de répondre quoi que ce soit. J’avais juste envie que tu le saches. C’est… bizarre de dire ça tout haut, mais c’est comme ça ! Je t’aime Konwal. Et tu es obligé de faire avec ! »

Mon discours le fit rire et il prit mon visage entre ses mains pour m’embrasser avec une tendresse infinie. J’en fermai les yeux tellement ses lèvres étaient délicates et pour en savourer davantage leur délicatesse. Puis ses lèvres vinrent embrasser mon front et il me serra dans ses bras.

« Tu es mon petit miracle. »
Ce fut sa réponse. Un peu énigmatique pour moi, mais elle restait toutefois très satisfaisante. Je la trouvais mignonne, j’étais son miracle, ça ne pouvait être que bénéfique.

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MessageSujet: Re: [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens   Dim 15 Mar - 20:12

C'est un chapitre vraiment beau que tu nous fait lire là!
Piouf! Romantisme et intrigue, le mélange parfait.
Est-ce qu'on découvrira dans ce tome qui est la guerrier de la terre? Et pourquoi il n'y en a pas pour l'air? Parce que c'est un élément sain pour la forêt?
Bon, je vais m'arrêter avec mes questions, et attendre patiemment la suite.
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MessageSujet: Re: [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens   Lun 16 Mar - 1:52

Non, nous ne découvrirons pas dans ce tome qui est le 3ème guerrier. Je ne sais pas encore exactement ce que je vais faire de ça, d'ailleurs, j'ai ma petite idée mais ça peut changer au fil des chapitres.
Ensuite pourquoi il n'y en a pas pour l'air, tout simplement parce que je suis partie du symbole du triskel pour déterminer les 3 éléments et même si certains mettent l'air (à la place de la terre il me semble) dans les 3, j'ai pris Terre - Eau - Feu. (source wikipedia, je crois).

En tout cas, merci pour ton gentil commentaire ! Love

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MessageSujet: Re: [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens   Mer 1 Avr - 16:40

Chapitre 24
Impatience



Deux choses importantes venaient d’arriver. La première, tout d’abord, était que la légende disait vrai. Il y avait bien trois guerriers dans ce monde dotés de pouvoir surnaturels. J’en faisais partie, et Charisma aussi. Je maîtrisais le feu, elle, l’eau. J’aurais dû m’en douter, évidemment. Elle était toujours glacée et, à l’inverse, j’émettais toujours beaucoup de chaleur, Anna m’avait même surnommé « mon radiateur », nom que j’avais fini par adopté et apprécié. Mais je me posai une question : qui était le troisième guerrier ? Celui qui maîtrisait la terre. Il devait forcément y en avoir un. Je me demandais si c’était une fille, ou un garçon, s’il avait notre âge, d’où il venait. Trop de questions envahirent mon esprit après avoir reçu la confirmation de la véracité de cette légende. Mais ce qui monopolisait mes pensées, c’était elle. Charisma. Elle venait de m’avouer qu’elle était amoureuse de moi, c’était la deuxième révélation de ma journée. Mon cœur s’était emballé comme un fou après avoir entendu ses mots, il battait à un rythme effréné, par plaisir mais aussi par peur. Elle m’avait dit ne rien attendre de moi en échange de sa confession, mais je ne pouvais m’empêcher d’angoisser. Je savais que Charisma était importante pour moi, qu’elle avait réussi à effacer Anna de ma mémoire, mais de là à formuler mes sentiments à voix haute, c’était tout autre chose. Je ne le pouvais pas.
J’avais trouvé un moyen détourné d’exprimer ce que je ressentais pour elle sans prononcer les trois mots, les sept lettres, qui officialiseraient notre relation en quelque sorte, mais je m’en voulais de ne pouvoir les lui retourner. Car oui, je pensais être amoureux d’elle, sinon comment appeler cela ? Elle occupait mes pensées jour et nuit, j’avais toujours envie d’être avec elle, de la serrer dans mes bras, de caresser sa peau, de me plonger dans son regard étrange et captivant, d’entendre le son de sa voix, de son rire… Tous ces signes me montraient que je l’aimais. Mais pour je ne sais quelle raison, je ne pouvais le lui avouer et j’espérais qu’elle ne serait pas trop impatiente de les entendre.

Elle était mon petit miracle. Celui qui m’avait fait me sentir plus vivant, celui qui m’avait montré que l’amour donnait des ailes, celui qui avait réussi à effacer la peine que je ressentais après ma rupture avec Anna. Tout s’était passé tellement vite et tellement bien. Comme si tel était notre destin. Charisma et moi, cela me paraissait « logique ». Notre marque nous avait rapprochés, et je me demandais si c’était elle qui avait guidé nos sentiments. Est-ce que nous étions censés être ensemble ? Est-ce que c’était quelque chose que nous ne pouvions éviter ? Ou est-ce que c’était une attraction que nous avions développée seuls ? Je préférais croire à la deuxième solution, je n’aimais pas me dire que je suivais un chemin tout tracé et que je n’avais pas le choix. Même si je n’avais pas envie de choisir autre chose qu’elle.

« Ca fait un mal de chien ! » Sa voix me fit sortir de mes réflexions. La neige avait cessé de tomber et maintenant, de grosses gouttes de pluie venaient s’abattre sur la barrière, résonnant en un bruit métallique presque assourdissant.

« Qu’est-ce qui fait un mal de chien ? » demandai-je, intrigué. J’eus peur que ce fût la faute à notre étreinte, je la tenais toujours dans mes bras, et je la desserrai, mais elle se cramponna à moi, les yeux rivés vers la pluie qui tombait en d’épaisses cordes.

« Exercer mon pouvoir sur la pluie. Je viens d’arrêter la neige, au cas où t’aurais pas remarqué ! » Je rigolai et regardai à nouveau le ciel toujours aussi gris et menaçant.
« Ca va passer avec le temps, je crois qu’hier je ne ressentais plus de douleur quand je m’amusais avec les flammes » répondis-je en reposant mes yeux sur son magnifique visage. « Tu peux rechanger la pluie en neige, là ? » demandai-je d’un ton plein de curiosité. « Et jusqu’où tu peux aller ? »

« Comment ça jusqu’où je peux aller ? » me demanda-t-elle en fronçant ses sourcils et en me regardant d’un air intrigué.
« Eh bien, je voudrais savoir si tu peux changer la pluie en neige sur toute la ville de Paris ou alors juste autour de la Tour Eiffel. »
Son visage se détendit et elle fit une petite moue curieuse.
« Je ne sais pas, je vais essayer de voir. Mais j’ai peur d’avoir encore plus mal. »
Alors je desserrai mon étreinte et remis mes bras le long de mon corps. Cela lui épargnerait déjà un minimum de douleur. Elle ne dit rien et se mit face à la barrière, ses yeux rivés vers le ciel. Ses traits se durcirent et je constatai alors qu’elle était concentrée. Les gouttes de pluie se transformèrent en flocons immédiatement et mes yeux analysaient le lointain pour voir ce qu’il en était de son pouvoir sur la distance. Mais je crus voir la pluie à une cinquantaine de mètres.

Charisma porta sa main derrière son oreille et grimaça, puis elle ferma les yeux, ce qui provoqua chez moi un élan de protection alors que je savais que je ne pouvais rien faire pour l’aider, sinon rester à distance. Je détestais cette malédiction. Je détestais la voir souffrir, et je me détestais de pouvoir la faire souffrir rien qu’en voulant être près d’elle, trop près d’elle.

« La douleur est toujours aussi tenace ? » demandai-je tout bas. Je m’approchais d’elle en prenant soin de ne pas la toucher, mais mes yeux ne la quittaient pas, et la seule chose que je pouvais faire pour la soutenir était de lui envoyer toute la compassion que je pouvais avoir à travers mon regard.
« Oui, comme tout à l’heure. Pire encore. »
J’haussais un sourcil. « Pire ? Pourtant, ton pouvoir n’a pas franchi un périmètre de cinquante mètres, regarde. »
Elle leva les yeux vers le ciel et regarda au loin. Puis elle soupira. Je la sentis triste tout d’un coup, et je ne comprenais pas pourquoi. Elle devait être déjà fière de ce qu’elle pouvait accomplir. Elle se retourna vers moi et la tristesse, ainsi que l’inquiétude, s’affichèrent clairement au fond de ses yeux et sur chacun de ses traits.
« J’ai peur, Konwal. Ce pouvoir, le tien, nous, cette histoire de guerriers. Est-ce que tu crois qu’on sera amené à nous battre pour de vrai ? »

Je n’avais pas encore réfléchi à cet aspect-là de la légende. Car oui, c’était plaisant d’avoir des pouvoirs, d’être capable de se parler par la pensée, mais à côté de cela, il y avait une contrepartie. Est-ce que nous étions destinés à vivre dans une forêt pour protéger cette fameuse pierre ? Et où se trouvait-elle ? Comment saurions-nous où aller ? Et que faire ? Peut-être que non, nous ne serions jamais de véritables guerriers. Et quelque part, je l’espérais. La peur me saisit à l’idée de voir Charisma devoir se battre contre des créatures fantastiques. Je ne voulais pas risquer de la perdre, cette pensée m’était insupportable. Et par réflexe, je m’approchai d’elle et la pris dans mes bras pour la serrer contre moi. Je gardai le silence, plongé dans mes réflexions et mes angoisses.

Elle posa sa tête au creux de mon cou et resserra notre étreinte. Je sentais qu’elle aussi avait peur, comme elle venait de l’avouer. Je levai ma main pour la passer dans ses cheveux avec délicatesse et je déposai un baiser sur sa tempe.
« Je pense qu’il ne faut pas penser à ce qui est susceptible de nous arriver. Qui sait, peut-être que ça ne nous arrivera jamais. Qu’on sera toujours Charisma et Konwal, deux lycéens presque normaux. » dis-je tout près de son oreille à voix basse.
Vaine tentative de la rassurer, ainsi que moi. Et la peur s’intensifia dans mon être. Je ne pouvais m’empêcher de penser à notre futur. Si jamais nous restions « nous », sans transformation guerrière, où allions-nous ? Vivre à jamais cette relation presque platonique ? Ne pas pouvoir nous toucher comme nous le souhaitions, ne pas pouvoir aller au-delà de simples baisers et caresses. Est-ce que ce genre de relations était vivable ? Surmontable ? J’avais peur que malgré les sentiments que nous éprouvions l’un pour l’autre – et j’en connaissais leur profondeur à présent – nous serions amenés à devoir renoncer à l’autre pour ne pas vivre dans la frustration. D’ailleurs, peut-être que celle-ci nous mènerait à nous déchirer. C’était une hypothèse envisageable mais que j’espérais ne jamais voir se réaliser.

« J’aimerais y croire », me répondit-elle. « J’aimerais aussi que ces marques n’aient jamais existé, même s’il faut renoncer à notre moyen de communication privilégié. »
Elle releva la tête et me regarda avec intensité. « J’aimerais qu’on puisse être vraiment normaux. »

Moi aussi, je le souhaitais plus que tout.

« On ne t’a jamais dit que la vie était injuste ? » plaisantai-je alors, sans humour, pourtant.
Elle ferma les yeux et soupira. « Bon, on doit faire avec, de toute façon. » Puis elle rouvrit les yeux et me regarda d’un air très sérieux. Sa voix tremblota légèrement. « Promets-moi que cette malédiction ne nous séparera pas. Jamais. Je suis prête à renoncer à beaucoup pour rester avec toi. »
Je restai sans voix. J’avais envie de pouvoir lui faire cette promesse, mais je n’étais pas sûr de moi, ni d’elle, d’ailleurs. L’angoisse s’intensifia et mon cœur s’accéléra.

« Promets-le-moi », insista-t-elle alors que je me plongeai dans ses yeux et j’y vis des larmes se former. Cela me fendit le cœur.
« Je te le promets » finis-je par répondre. J’aurais tout fait pour ne pas qu’elle pleure. Mais est-ce que je serai capable de tenir cette promesse ?

Nous descendîmes de la tour, Charisma raconta tout à Angela qui nous avait rejoints, et nous prîmes le métro pour nous rendre dans le quartier de Montmartre que j’avais toujours adoré. Les petites rues, les artistes qui dessinaient des caricatures ou des aquarelles, je ressentais cette passion pour les arts de manière très intense lorsque j’allais me balader là bas. Et j’avais très envie de dessiner, toujours. Je repensais à ma mère qui était illustratrice de livres et peintre, et qui m’avait fait don de son talent. Mon cœur se serra à cette pensée, mais j’esquissai un léger sourire. Penser à ma mère me rendrait triste, nostalgique, mais heureux. Elle avait quitté ce monde, mais je la sentais toujours présente quelque part, comme si elle veillait sur moi. Je ne savais pas si c’était quelque chose dont je m’étais convaincu ou si c’était plausible, mais c’était ce que je ressentais.

L’après-midi se déroula de manière étonnamment rapide. La visite de Montmartre et du Sacré Cœur avaient plu à tout le monde. Certains élèves avaient posé pour obtenir leur caricature et ils en étaient ravis. Je promis à Charisma de lui en faire une un jour, mais je préférais la dessiner telle qu’elle était, avec son visage harmonieux et resplendissant. Je ne voulais rien changé à cela, puisqu’elle était parfaite. Mais elle avait eu encore une fois raison de moi. Je me demandais si un jour je saurai lui résister.

Le soir, nous partîmes dîner dans un restaurant à spécialités fromagères dans le cinquième arrondissement de la capitale. Mon envie de raclette avait été comblée et les filles avaient également beaucoup apprécié ce repas. D’autres avaient opté pour des fondues savoyardes et des reblochonnades, mais j’avais toujours eu un penchant plus prononcé pour la raclette. C’était une valeur sûre.
Nous nous baladâmes dans le quartier latin, mon second préféré après Montmartre, pour profiter de Paris by Night. Puis nous montâmes sur un bateau mouche afin de contempler les bâtiments éclairés de la ville. Il faisait froid à l’extérieur du bateau et les filles et moi rentrâmes à l’intérieur, même si la vue était moins belle. Nous privilégions notre santé et ne désirions pas être transformé en statues.

« Tu savais qu’avant, il y avait des maisons sur les ponts de Paris ? » me demanda Charisma. Je me souvins alors du film « Le Parfum » et me rappelais qu’en effet, il y avait des habitations sur ces ponts. Cela devait être impressionnant.
« Personnellement, je préfère la terre ferme ! » avouai-je, ce qui la fit rire.
« Moi ça me dirait bien d’être au-dessus de l’eau comme ça. » ajouta-t-elle d’une voix pleine d’enthousiasme.
« Moi je suis comme Konwal, la terre ferme, il y a que ça de vrai ! Non mais t’imagines si le pont s’écroule et toi avec ? » Angela grimaça et je ris légèrement. Je ne m’imaginais pas dans cette situation, quelle horreur. Je n’avais pas peur de l’eau, mais ce n’était pas un élément qui me rassurait. Erwan, au contraire, adorait l’eau. J’étais certain qu’il allait bien s’entendre avec Charisma pour ça. En repensant à lui, je ressentis l’impatience monter en moi. Je le verrai demain, ainsi que Sophie, Adrien et Anna. J’avais tellement hâte d’y être, et aussi de leur présenter les filles. J’angoissais toujours un peu pour Anna, je n’étais pas certain qu’elle apprécie Charisma à sa juste valeur, mais j’avais bon espoir.

Le retour à l’auberge se fit dans le bruit, tout le monde parlaient fort dans le bus et j’avais laissé Angela s’asseoir à coté de sa meilleure amie. Je les entendais rire toutes les deux, mais je ne savais pas de quoi elles parlaient, j’étais plongé dans mes pensées et je m’imaginais déjà les retrouvailles du lendemain. J’avais noté que l’auberge de jeunesse était dotée d’ordinateurs et je me demandais s’il m’était possible d’aller sur internet. Je souhaitais tout mettre au point avec Erwan pour notre rendez-vous de demain et pouvoir compter les heures et les minutes.

Lorsque nous descendîmes du bus, j’allais voir madame Sisto pour lui demander la permission d’accéder aux ordinateurs de l’auberge ainsi que le planning du lendemain – elle savait que j’avais donné rendez-vous à mes amis – et elle me confirma que je pouvais utiliser l’ordinateur, ce qui me donna immédiatement le sourire. J’espérais qu’Erwan serait sur la messagerie instantanée, ou Adrien ou Sophie, ou même Anna. Je sentis une force s’emparer de moi soudainement, je n’avais plus du tout sommeil, je ne pensais qu’à mes retrouvailles du lendemain et j’étais surexcité.

Je donnais un dernier baiser à ma petite amie avant de l’abandonner devant son dortoir, je souhaitais la bonne nuit aux filles, puis je redescendis vers la salle commune où se trouvaient les ordinateurs. Seuls deux d’entre eux étaient encore libres et je me précipitai vers l’un d’eux. J’entendis les cliquetis des claviers que les autres jeunes martyrisaient avec entrain et j’attendis impatiemment que la messagerie s’ouvre.

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MessageSujet: Re: [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens   Mer 1 Avr - 16:42

(Suite chapitre 24)

Un énorme sourire s’étira sur mes lèvres lorsque je vis qu’Erwan et Sophie étaient en ligne. Je me demandais s’ils parlaient déjà entre eux ou pas, et je me souvins de ce que mon meilleur ami m’avait avoué la dernière fois que je l’avais eu sur la messagerie instantanée. Est-ce que ça s’était arrangé avec Sophie ? Etait-elle toujours avec Fred ?

K-man dit :
On se voit demain alors !
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Comment j’ai hate ! Ca va ? Paris est toujours Paris ?
K-man dit :
Ouais toujours et ouais ça va. Moi aussi j’ai hâte d’être à demain !
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
T’es où là ?
K-man dit :
Salle commune de l’auberge de jeunesse.
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Chari est avec toi ? Et Angelaaaaa ?

Je ne pus m’empêcher de sourire à sa façon de parler d’Angie. Je me demandais si quelque chose était possible entre eux, ça serait plutôt drôle, je devais bien l’avouer. Les deux meilleurs amis avec les deux meilleures amies. Mais Angela était avec Ben et ça avait l’air sérieux entre eux. Et puis… Erwan était amoureux de Sophie. Mais s’il avait dit Angela comme ça, c’était que Sophie et lui n’était toujours pas ensemble.

K-man dit :
Je constate que t’es pas encore avec Sophie. ;-)
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Argh m’en parle pas !
K-man dit :
Les filles sont parties dormir, je suis seul devant l’ordi. Alors, avec Soph, c’en est où ?
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Ben… elle est toujours avec Fred. T_T’
K-man dit :
Et ça va le moral, toi ?
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
On fait aller. Content de te voir demain en tout cas. T’arrives à quelle heure alors ?
K-man dit :
Ma prof m’a dit qu’on arriverait à Brest vers 15h. L’auberge de jeunesse est rue Kerbriant, près de l’Océanopolis, tu vois où c’est ?
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Ouais je vois. Ben je vous attendrai là bas avec Sophie… et Fred.
K-man dit :
Et pas Adrien et Anna ?
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Non, ils ont une compète d’escrime demain aprem.
K-man dit :
Ah OK, j’espère qu’ils vont gagner.
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Connaissant Anna, elle va tout déchirer, encore une fois. Adrien, c’est mois sûr, il est pas allé à ses cours depuis deux semaines lol
K-man dit :
Mais il est quand même fort. Donc on se dit à demain 15h alors. J’espère qu’on sera pas trop en retard.
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Yep. Et après vous faites quoi ?
K-man dit :
Visite de Brest, centre-ville et dîner je sais pas où. Vous pouvez rester avec nous, ma prof est OK.
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Génial. Et puis j’ai hâte de rencontrer tes copines ! Veinard.
K-man dit :
Il n’y en a qu’une qui m’intéresse vraiment…
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Je prends l’autre alors ?!
K-man dit :
Pas sûr que Soph soit d’accord. Mais ça pourrait bien la faire réagir, je sais pas. A négocier avec Angie, mon pote ! Au fait, en parlant de filles…
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
????
K-man dit :
Cet après midi, Chari m’a avoué qu’elle m’aimait
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
O_o
K-man dit :

=)
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Et t’as répondu quoi ? Pareil ?
K-man dit :
Non, j’ai pas pu.
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Elle l’a pas trop mal pris ?
K-man dit :
Je crois pas, elle m’a avoué ça en me disant qu’elle n’attendait rien en retour.
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Et t’en penses quoi de tout ça ? C’est pas un peu rapide ?

Bonne question. Je ne savais quoi en penser et je soupirai derrière mon écran. C’était rapide, en effet, mais parfois, les sentiments arrivaient comme ça sans prévenir et sans prendre leur temps.

K-man dit :
Je crois que je l’aime aussi.
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Sérieux ?!
K-man dit :
Ouais, mais j’arrive pas à le dire tout haut, je peux pas. La dernière fois que j’ai dit ces mots, c’était ya pas si longtemps, et c’était pour Anna. Ca me fait trop bizarre d’avoir changé et d’avoir évolué si vite. Ah tiens, en parlant d’évolution, demain je te dirai quelque chose à propos de ma marque et de tout ce qui va avec. Et je t’ai ramené le bouquin de la fameuse légende.
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Je comprends. Ca va lui faire bizarre à Anna de te voir avec Chari. Ca sent le crêpage de chignon à plein nez ! (cool ! une bataille de filles ! lol)
Sinon pour ton bouquin, j’ai hâte de lire ça. Et tu m’intrigues avec ton évolution ! T’as muté en un monstre chelou ? XD
K-man dit :
Ca te plairait hein ! Wolverine, le retour.
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Mais tu lui ressemblerais presque, avec ta barbe !
K-man dit :
Ha ha ha. Tiens fais ton intéressant, toi, je vais ajouter Soph dans la conversation !
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Non ! Je ne lui parle plus trop ici. Ca me fait bizarre, je ne suis plus moi-même avec elle, maintenant que je sais ce que je ressens pour elle.

Sophie a été ajoutée à la conversation.

K-man dit :
Trop tard !
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Tu me le paieras !
Sophie dit :
Trop tard quoi ?
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Non rien…
K-man dit :
Salut Soph ! Ca roule ? Tu seras là demain ?
Sophie dit :
Bien sûr ! Quelle heure ?
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
15h, à l’auberge de jeunesse rue Kerbriant
Sophie dit :
Impec ! Je serai là !
K-man dit :
Y aura Fred aussi ?
Sophie dit :
Oui, sans doute. Il sera content de te revoir.
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Je n’en doute pas…
K-man dit :
Super, j’ai hâte de vous revoir tous les trois
Sophie dit :
Anna et Adrien ne viennent pas ?
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Non, compète d’escrime demain
Sophie dit :
Ah dommage. Ils viendront plus tard j’imagine. Erw, on te prend au passage ?
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Non merci. Je viendrai en vélo.
K-man dit :
On est sportif ou on l’est pas !
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Ben oui mon vieux, faut que je garde la forme, moi !
K-man dit :
Moi je l’ai jamais eue, ça servirait à rien, donc ! lol
Sophie dit :
OK Erw, comme tu voudras. Mais si tu changes d’avis, appelle-moi et ma mère passera te prendre.
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Merci.
K-man dit :
Sinon Soph, ça roule avec Fred ? C’est le grand amour ?
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Ouais, ils ne se quittent plus d’une semelle !
Sophie dit :
Qu’est-ce qu’il y a, t’es jaloux Erwan ?
Ouais ça marche bien entre nous. Arf c’est pas l’amour fou hein, mais ça va.
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Même pas en rêve !
K-man dit :
Je suis content pour vous en tout cas. Va falloir penser à trouver une petite femme à Erwan maintenant, on est tous en couple sauf lui. J’aurais pas parié là-dessus pourtant.
Sophie dit :
Avec son physique d’Apollon, ça m’étonne aussi. Je crois qu’il le fait exprès en fait !
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Voilà, je le fais exprès. J’aime bien être seul et entouré de couples ! C’est le panard.
K-man dit :
Oh pauvre bichon…
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Mais ya Angela qui va débarquer, j’ai bon espoir !
Sophie dit :
Mais elle est pas maquée Angela ? Tu m’avais pas dit ça Konwal ?
K-man dit :
Si si, mais bon, peut-être qu’elle ne saura pas résister au charme de notre bel Apollon, comme tu dis.
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Of course ! En plus si je lui parle anglais avec mon super accent français, elle va adorer !
K-man dit :
Le pire, c’est que j’en suis sûr !
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Ah ben tu vois ! Ya de l’espoir !
Sophie dit :
Elle est comment cette Angela ?
K-man dit :
Ah ah ! Jalouse, Soph ?
Sophie dit :
Non, c’est juste pour savoir. T’as toujours pas envoyé de photo de tes américaines
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Elle est canon et me plairait, je fais confiance à Konwal pour ça
K-man dit :
Tu peux. Soph, rappelle-toi, je t’avais dit qu’elle était blonde, grande, yeux bleus, élancée
Sophie dit :
OK, le contraire de moi, quoi lol
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Voilà, t’as tout compris ! Tout ce que j’aime, donc.
Sophie dit :
Oh ben sympa ! Qu’est-ce que t’as en ce moment, Erw ?
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Ben quoi ? J’ai toujours été comme ça…
K-man dit :
Bon les amoureux, je vous laisse régler vos problèmes entre vous hein ! lol
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Mais ya pas de problème !
Sophie dit :
Et on est pas amoureux !
Hum… bon, de toute façon, je vous laisse, faut que j’appelle Fred.
K-man dit :
Passe lui le bonjour et je te dis à demain alors ! =)
Sophie dit :
OK, à demain ! Super hâte d’y être ! Bisous et bon voyage !
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Bonne nuit Soph, à demain.
Sophie dit :
Bonne nuit bel Apollon, bisous

Sophie a quitté la conversation.

K-man dit :
Hé déjà elle te trouve canon, c’est bon signe !
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Pfffffffff « faut que j’appelle Fred » Argh ! J’ai des envies de meurtres parfois, je te jure !
K-man dit :
Du calme. Ce n’est qu’une question de temps. Je suis sûr et certain que ça se fera entre vous, mais pour ça, va falloir être plus sympa avec elle, et surtout lui faire comprendre. Et ça, c’est pas gagné.
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Non en effet. Elle a quand même remarqué que je n’étais plus le même depuis quelques temps. Je ne supporte plus de les voir ensemble, ça me gave, et je m’isole.
K-man dit :
A mon avis, elle se doute de quelque chose, mais patience.
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Ouais, on verra. Bon on en reparle demain, ma mère veut que j’arrête l’ordi et que je dorme.
K-man dit :
Elle a pas changé !
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Non comme tu vois. A demain Konwal ! Trop heureux que tu sois là, sans vouloir tomber dans le sentimentalisme, tu m’as manqué !
K-man dit :
Pareil. A demain alors. Bonne nuit et fais de beaux rêves avec Sophie ! ;-)
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
Pas besoin de me souhaiter ça, je le fais tout seul comme un grand ! (pathétique)
K-man dit :
Mais non, c’est l’amour ! lol Allez, bye.
[Erwan] Dreamin’ of revelry dit :
See you tomorrow ! (faut que je m’entraine pour Angela)
K-man dit :
Good luck with that. Haha

J’affichais un sourire niais sur mon visage, j’étais trop heureux de les revoir le lendemain. Je commençais à trépigner d’impatience et je me doutais que je n’allais pas pouvoir dormir correctement cette nuit. J’éteignis l’ordinateur et constatai qu’il ne restait plus que deux personnes à côté de moi, et je me levai pour rejoindre mon dortoir. Mes camarades étaient en train de jouer aux cartes quand j’arrivai dans la chambre et je me joignis à eux après m’être changé. La nuit passerait plus vite comme ça.

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MessageSujet: Re: [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens   Mer 1 Avr - 20:31

Yes! En voyant sur la page d'accueil que le dernier message dans cette section était de toi, j'espérais que ce serait un nouveau chapitre. :)

Je continue d'aimer. J'aime bien l'alternance du récit et des conversations msn.
Et je dois aussi avouer que j'aime bien que les protagonistes ne soient pas des ados "kikoo-lol".
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MessageSujet: Re: [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens   Mer 1 Avr - 21:39

Aaaaah suis contente de ce nouveau chapitre!
J'ai hate de lire les retrouvailles et de savoir comment ça va se passer entre Anna et Chari, pis Erwan et Angie (pour voir la réaction de Sophie) Wink

Merci pour ces bons moments Caro
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MessageSujet: Re: [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens   Mer 8 Avr - 18:48

Anna/Chari, c'est dans le chapitre 26 ! ^^
Merci pour tes commentaires à chaque fois. J'adore lire des comm, positifs ou négatifs.

lily a écrit:
Je continue d'aimer. J'aime bien l'alternance du récit et des conversations msn.
Et je dois aussi avouer que j'aime bien que les protagonistes ne soient pas des ados "kikoo-lol".
Merci ! En général, mes lecteurs adorent que je mets les conversations msn parce que c'est du jamais vu lol
Quant aux personnages ado, il était hors de question que je les fasse "kikoo-lol" ou écrire façon sms. Déjà j'en suis incapable, et puis c'est tellement désagréable à lire ça !
Ils sont comme moi quand j'étais jeune ! ^^

______________________________________________________________
Chapitre 25
Erwan



Je rangeai mon vélo sur le parking de l’auberge, les écouteurs de mon lecteur MP3 enfoncés dans mes oreilles. Une fois le vélo cadenassé, j’augmentais le son de mon lecteur pour pouvoir apprécier pleinement la voix de Caleb Followill, leader du groupe Kings of Leon. J’avais trouvé mon quasi sosie de voix quand je chantais, cela m’impressionnait toujours. Une des raisons qui m’avaient fait aimer ce groupe que je connaissais depuis maintenant plusieurs années.

You know that I could use somebody
You know that I could use somebody

Someone like you, and all you know, and how you speak
Countless lovers under cover of the street

You know that I could use somebody
You know that I could use somebody
Someone like you


Je ne pouvais m’empêcher de penser à Sophie en écoutant les paroles de ces chansons. Il y avait toujours au moins une phrase qui me faisait penser à elle. Elle occupait trop mon esprit et cela m’énervait, surtout que, malgré ce que disait Konwal, je n’étais pas certain qu’un « nous » soit envisageable. Elle avait l’air bien et heureuse avec Fred. Fred que je jalousais plus que quiconque. Je m’en voulais quelque part de n’avoir rien tenté avant, lorsque je me sentais encore bien avec elle, et d’avoir attendu qu’elle soit avec quelqu’un pour me rendre compte à quel point elle était importante pour moi. Idiot.

Je me dirigeai vers la porte de l’auberge et je regardai ma montre. Il était quinze heures passées de deux minutes, j’étais à l’heure. Sophie et Fred n’étaient pas encore arrivés et je franchis la porte d’entrée du bâtiment. Je m’approchai de l’accueil et m’adressai à la jeune femme derrière le comptoir qui lisait… un magazine people, d’après ce que je pouvais voir. Je retirai mes écouteurs.

« Bonjour Madame, est-ce que le groupe américain est déjà arrivé ? Il était prévu pour quinze heures. »

Elle releva la tête et je vis qu’elle était jolie et plus jeune que je ne l’avais pensé. La petite vingtaine, pas plus. Elle me sourit et je fis de même, sans pouvoir m’en empêcher.

« Non, ils ne sont pas encore arrivés. Vous les attendez ? »

Non non, je venais juste comme ça pour voir s’il n’y avait pas un groupe d’américains qui venait par ici.
« Oui, merci. Je vais aller attendre dehors » répondis-je en essayant de ne pas rire en repensant à ce qui venait de me traverser l’esprit.
« Vous pouvez les attendre ici, si vous voulez. » Elle m’indiqua un petit salon dans la salle d’à côté où quelques personnes étaient assises sur un canapé vert en velours. Je me retournai vers elle et lui souris poliment.
« Non merci, je préfère attendre dehors. » J’étais un adepte de l’air pur et des endroits extérieurs. J’avais horreur de rester enfermé.

Je sortis en envoyant un signe de tête à la jeune femme et je me posai sur un banc juste devant le bâtiment. Je remis les écouteurs dans mes oreilles et enfonçai mes mains dans les poches de mon blouson en cuir marron. Le vent venait ébouriffer gentiment mes cheveux blonds cuivrés que je n’avais pas coiffés, comme d’habitude. Je devais penser à les couper un jour, ils devenaient vraiment trop longs.
Le dernier album de Kings of Leon continuait de défiler dans mon lecteur quand je vis la voiture de la mère de Sophie s’arrêter devant moi. Je me redressai sur le banc et coupai la musique. Madame Palissier me fit un signe de la main et baissa sa vitre pour me parler alors que sa fille et que son petit ami descendaient de la voiture.

« Bonjour Erwan, comment vas-tu ? Ca fait un bail que tu n’es pas passé à la maison ! »

Oui parce que votre fille est toujours fourrée avec son petit copain.
« Bonjour madame, ça va pas mal. Oui oui, je suis assez occupé ces temps-ci, mais je passerai vous voir très bientôt » promis-je. Du moment que Fred n’était pas là. Madame Palissier m’avait toujours bien apprécié. Nous avions le même humour et elle faisait très jeune pour son âge. Sophie avait de la chance d’avoir une mère comme elle, je l’échangerais bien contre la mienne.
« Super ! Je te ferai une tarte tatin comme tu les aimes ! » Si ce n’était pas de l’incitation, ça ! Mes papilles s’éveillèrent soudainement rien qu’à imaginer la tarte tatin de madame Palissier. La meilleure que j’avais jamais mangée, un délice.
« Merci ! Vous savez comment me faire venir ! » plaisantai-je. Elle rit puis regarda sa fille. « Ma puce, appelle-moi si t’as besoin, je serai à la maison. Passez une bonne journée, les jeunes ! Embrassez bien Konwal pour moi ! »
Je lui souris et la saluai alors qu’elle commençait à remonter sa vitre.
« Je n’y manquerai pas ! » l’informai-je.

Puis la voiture partit en trombes et Sophie et Fred s’approchèrent de moi.
« Salut vous deux. » A croire qu’ils étaient inséparables. C’était la paire ou rien du tout.
« Salut Erwan » me répondit Sophie. Sa voix faisait toujours ce petit quelque chose à mon cœur. Il se mettait à battre un peu plus vite et j’aimais la mélodie qu’elle produisait lorsque Sophie se mettait à parler. Elle s’approcha de moi et je me levai du banc pour l’accueillir. Puis elle se mit sur la pointe des pieds pour me faire la bise et je me penchai en avant pour recevoir ce que j’aimais recevoir chaque jour et ce dont je devais me contenter avec amertume. Elle déposa deux bises, une sur chacune de mes joues et je sentis son parfum envahir mes narines. C’était Lolita Lempika que je lui avais offert pour son dernier anniversaire. Ce parfum lui allait très bien et lui donnait l’effet d’être une sucrerie à laquelle je goûterais bien. Mes yeux regardèrent furtivement Fred qui attendait juste derrière. Il ne remarquait rien, lui, et ne me considérait pas comme un adversaire. Si seulement je pouvais l’être, si seulement j’avais une chance avec elle…

« Alors, pressée de revoir Konwal ? » demandai-je à Sophie avec un demi-sourire. Depuis que j’avais réalisé que j’éprouvais des sentiments qui allaient au-delà de l’amitié pour elle, je n’étais plus moi-même en sa présence, comme si j’étais gêné. Je n’aimais pas ça, car je me disais que peut-être elle n’aimait pas le nouvel Erwan. D’ailleurs, je repensais à notre conversation d’hier avec Konwal, elle avait trouvé que j’avais changé depuis quelques temps. Et comme elle avait raison ! Si elle savait ce qui me troublait…

« Carrément ! Et puis j’ai hâte de voir les filles. Et toi j’imagine que tu as encore plus hâte de rencontrer la fameuse Angela. » Elle me regardait avec un sourire magnifique, ce qui fendit mon cœur aussitôt et je lui envoyai un sourire mitigé, à la fois gêné et triste.
« Ben quoi, hier t’avais l’air plus motivé que ça ! » enchaîna-t-elle. « La belle blonde élancée aux yeux bleus… »

J’avais l’impression que des minuscules et viles créatures s’amusaient à faire des soubresauts dans mon estomac, c’était horrible. Fred s’approcha de moi pour me saluer à son tour et je serrai sa main.
« Salut, mec. Sympa d’être venu avec Sophie pour accueillir l’enfant du pays ! » lui dis-je pour m’éviter de répondre à Sophie.
« Ca me fait plaisir de le revoir. Et depuis qu’elle m’a appelé hier soir, Sophie est surexcitée. C’est limite si je n’en suis pas jaloux » plaisanta-t-il. Mais ça ne me faisait pas rire, moi. Je vis Sophie sourire à son petit ami et l’embrasser furtivement. Je me retins de fermer les yeux pour m’éviter cette scène et regardai aussitôt ailleurs. Je ne le supportais plus, dire que ça pourrait être moi à sa place. Dire que j’avais même encouragé cette relation ! Cela me mettait hors de moi. Je n’avais jamais rien eu contre Fred, mais aujourd’hui, tout était différent. Et c’était la première fois que je ressentais ce genre d’émotions, une envie subite de ratatiner celui à qui appartenait le cœur de celle que j’aimais, des élans de protection envers elle, et surtout, une souffrance intérieure difficilement supportable.

Je vis un bus approcher de nous et se garer sur le parking. Un sourire s’étira aussitôt sur mes lèvres et j’observais les gens commencer à descendre. Ils étaient tous de mon âge, ça devait être leur bus.

« Je crois que c’est eux ! » annonçai-je d’un air décontracté. J’abandonnai le couple que je maudissais en silence et m’approchai du bus, en restant toutefois à distance. J’avais remis mes mains dans les poches de ma veste qui était restée entrouverte, il faisait chaud et beau pour une fois sur Brest. Quel meilleur accueil que celui-là ?
Les élèves me regardèrent avec un air curieux, mais je n’y prêtais pas attention. Mes yeux étaient rivés sur la porte du bus, impatient de le voir descendre. Je n’avais jamais envisagé d’être aussi impatient, d’ailleurs. Les seuls moments de ma vie où j’avais été séparé de Konwal étaient les mois qu’il avait passés en Irlande. Autrement, nous étions toujours fourrés ensemble, et voisins, qui plus est. Vivre sans lui n’était donc pas dans mes habitudes.

J’aperçus sa silhouette à travers la vitre et mon sourire s’accentua. Sophie et Fred me rejoignirent et je regardai autour de Konwal pour tenter de voir les filles. Je vis une grande silhouette juste devant lui, peut-être qu’il s’agissait d’Angela. Je ne la quittai pas des yeux et lorsqu’elle descendit du bus, je ne pus m’empêcher de sourire encore un peu plus. S’il s’agissait d’Angela, Konwal ne m’avait pas menti, elle était totalement mon style. Nos regards se croisèrent et elle se tourna aussitôt derrière elle. Et je vis Konwal acquiescer d’un signe de tête et me sourire en m’envoyant un signe de la main. Sophie, Fred et moi nous approchions d’eux et je me jetai dans les bras de mon meilleur ami qui resserra mon étreinte.

« Ca fait trop plaisir de te voir ! » annonçai-je d’une voix forte et enthousiaste. J’étais réellement heureux de le retrouver, comme si le poids que je ressentais depuis des semaines s’était envolé. Je savais qu’on allait bien s’amuser avec lui et j’allais profiter de ces journées au maximum.

« Pareil ! Merci d’être venus ! » me répondit-il.
« Si tu crois qu’on allait louper ça ! » dit Sophie en se jetant à son tour dans ses bras et en déposant un gros bisou sur sa joue. Pour une fois, je ne ressentis aucune jalousie mais souriais toujours.
Mes yeux croisèrent ceux de la fille juste derrière lui et je fus saisi par son étrange regard. Elle avait les yeux vairons et cela conférait à son regard un certain mystère. Je savais qu’il s’agissait de Charisma, avec des yeux pareils, il ne pouvait en être autrement. Elle me souriait elle aussi et je m’avançai vers elle pour la saluer. Je ne pris pas la peine de parler en anglais, je réservais mes pauvres talents linguistiques pour Angela.

« Tu dois être Charisma, non ? » dis-je d’une voix amicale et avenante. Elle me sourit de plus belle et me tendit la main. Cela me fit rire.
« Oui, c’est moi, toi c’est Erwan, je t’ai reconnu » me répondit-elle dans un parfait français, j’étais bluffé.
Je regardais sa main et je lui souris encore.
« Ici on se fait la bise, alors désolé, mais tu vas y avoir droit ! » l’informai-je d’un air amusé. Je la vis s’empourprer légèrement et je lui déposai deux bises sur les joues. Elle sentait bon, elle aussi. Un parfum vanillé. Alors que je me redressai, la jolie blonde s’approcha de nous.

« Salut, je m’appelle Angela ! » me dit-elle en français avec un accent américain prononcé. Trop mignon et très dépaysant. Elle n’avait pas l’air timide et j’en fus heureux.
« Salut Angie, moi c’est Erwan. »
« Oui, je sais, j’ai vu déjà une photo avec toi » me répondit-elle amusée, dans un français approximatif et en me dévorant des yeux. Je m’en sentis flatté. « Moi aussi je veux avoir droit à la tradition des bisous » dit-elle à toute allure et en anglais à sa meilleure amie. Je le compris bien entendu et me mis à rire.
« Pas de problème ! » dis-je en m’avançant vers elle, un sourire ravageur sur les lèvres, puis je l’embrassai sur les joues. Elle était grande, de la taille de Konwal, seulement une dizaine de centimètres de moins que moi. Je n’avais pas eu à me baisser beaucoup pour lui faire la bise.
Mes yeux cherchèrent alors Konwal qui discutait avec Fred, puis Sophie s’approcha de nous pour se présenter.

« Tu es Sophie ! » dit Charisma en la voyant arriver, avec un grand sourire. Puis je vis ses yeux faire des va-et-vient, allant de Sophie à moi à plusieurs reprises. Elle affichait un sourire mystérieux et amusé à la fois. Je me demandais ce que Konwal lui avait raconté.
« Salut Charisma, oui, c’est bien moi. Je vois que tu connais déjà tout le monde ! » répondit Sophie d’un ton poli avant de lever son regard vers Angela. Cette dernière avait presqu’une tête de plus que Sophie que je ne quittais pas des yeux. Je la vis se crisper lorsqu’elle détailla le visage d’Angela puis elle m’envoya un regard furtif avant de le reposer immédiatement sur Angela. Elle se mit à sourire de façon tout sauf naturelle – je connaissais son sourire par cœur – et lui tendit la main.
« Tu dois être Angela, j’ai beaucoup entendu parler de toi par les garçons. » Elle marqua une légère pause tout en continuant de dévisager l’américaine puis elle ajouta « Ils ne s’étaient pas trompés, tu es vraiment très jolie. »
Je ne savais pas pourquoi, je sentais que Sophie était jalouse. Ou alors je l’espérais tellement que je pensais que mon souhait devenait réalité.

J’avais envie de rire mais je me pinçai très fort mes lèvres pour m’en empêcher. A quoi jouait-elle ? La pauvre Angela la regardait à présent avec des yeux suspicieux. Est-ce qu’elle avait compris tout ce que Sophie venait de lui dire ? Je croisai le regard de Charisma qui exprima l’incompréhension et me sourit en haussant les épaules discrètement. Je lui répondit en silence avec un sourire et la voix de Konwal me fit me retourner.
« Soph, Erw et Fred, venez, je vais vous présenter à ma prof. » Sophie et Fred me suivirent et tous les quatre allions rencontrer celle qui avait été à l’origine du retour de l’enfant prodigue, comme j’aimais appeler mon meilleur ami.
« Madame Sisto, je voudrais vous présenter mes amis, du moins une partie, qui seront des nôtres pendant notre séjour en Bretagne » commença-t-il alors que je découvrais la fameuse professeure de français. Elle était grande et mince, les cheveux châtain et lisses, une coupe au carré et une longue frange cachait son visage. Je devinais que ses yeux étaient marron.

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MessageSujet: Re: [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens   Mer 8 Avr - 19:03

(suite chapitre 25)

« Bonjour les enfants, je suis ravie de vous rencontrer ! Konwal était très enthousiaste à l’idée de vous revoir. » Elle avait un très léger accent américain mais s’exprimait parfaitement en français. Sisto… ce n’était pas très français comme nom, pourtant Konwal m’avait dit qu’elle était bretonne d’origine. Cela devait être son nom d’épouse. En tout cas, elle avait pris l’accent américain avec le temps, mais c’était plaisant à entendre.
En revanche, je détestais lorsqu’on nous appelait « les enfants ». Nous avions seize ans, dix-sept même, pour certains, nous n’étions pas des « enfants » ! Je soupirai discrètement et Konwal reprit la parole.
« Voici Sophie, Fred et Erwan. »
Je tendis une main vers madame Sisto, un sourire poli collé à mes lèvres.
« Bonjour madame, enchanté de vous connaître » dis-je aussitôt. Et mon sourire s’agrandit lorsque je repensai à ce que je devais lui demander.
« Est-ce que c’est possible qu’on vous enlève Konwal, Charisma et Angela ce soir pour la soirée ? Ma mère tient absolument à revoir son filleul et à rencontrer ses amis. Elle peut venir vous rencontrer si vous voulez discuter avec elle et être sûre que ça ne soit pas un kidnapping ! » plaisantai-je qu’à moitié.
Madame Sisto regarda Konwal et je me tournai alors vers lui. Il était tout sourire, je savais qu’il mourrait d’envie de passer la soirée avec nous entre copains, comme avant.
« Il n’y aura pas de problème, madame, je les connais bien, et promis, nous irons chez la mère d’Erwan, on n’ira pas zoner dans Brest ! » dit-il pour réponse. Nous échangeâmes un regard complice et sa professeure se retourna vers moi.

« Tu peux me donner le numéro de téléphone de ta mère ? Je vais l’appeler pour être sûre et vous pourrez y aller. Ce soir il y a un restaurant de prévu sur le port, vous partez avant ou après ? Parce qu’il faut que je les appelle pour décommander ou ajouter des couverts pour vous, au cas où. »
Elle pensait à tout, je constatai qu’elle était très organisée, le contraire de moi qui ne me souciais de pas grand-chose, à vrai dire.

« Oui, bien sûr, je vous le donne tout de suite. Je pense qu’on mangera à la maison » dis-je en sortant mon portable de ma poche. Je ne connaissais pas le numéro de ma mère par cœur. « Vous voulez l’appeler avec mon portable ? » demandai-je pour plus de simplicité.

Madame Sisto me sourit gentiment et acquiesça. Je cherchais dans mon répertoire à la lettre « M » pour maman et appuyai sur la touche verte pour lancer l’appel. Ma mère décrocha immédiatement.

« Poussin, qu’est-ce qu’il y a ? » me dit-elle alors que je grimaçai au surnom qu’elle me donnait toujours et que je détestais par-dessus tout. Je vis Sophie sourire, j’étais sûr qu’elle savait pourquoi je grimaçais, elle connaissait très bien ma mère et elle me connaissait encore mieux.
« Salut m’man, euh je t’appelle à propos de ce soir. La prof de Konwal voudrait s’assurer qu’on passera bien la soirée à la maison avec toi. » Oui enfin on la verra vite fait puis on ira s’enfermer dans ma chambre, c’était plutôt ça le plan.
« Passe-la moi, Erwan. »
Je tendis le téléphone vers madame Sisto. « Elle est à vous ! » annonçai-je presque soulagé. Puis je me retournai vers Konwal pour l’informer du plan de ce soir pendant que les adultes parlaient entre eux. A ce moment-là, Charisma et Angela arrivèrent, chacune tirant sa valise derrière elle. Je leur souris et pris la parole.
« Ce soir on a prévu de passer la soirée avec les guitares, comme ce qu’on avait l’habitude de faire. Si t’as pas la tienne, tu prendras celle de mon père, Konwal. »
« Wow, vous allez faire un concert ? » demanda Charisma aussitôt. Mes yeux se posèrent sur elle et je remarquai que son visage affichait le même enthousiasme que sa voix venait d’envoyer.
« Oui, on avait l’habitude de faire ça quand Konwal était ici. Chaque semaine on allait chez les uns ou les autres et on passait la soirée à chanter et à jouer, à discuter et à écouter de la musique. Rien d’extraordinaire, mais c’est sympa. Des soirées comme on les aime ! »
« C’est génial, je pense ! » dit Angela avec son délicieux accent américain. Je me mis à sourire inconsciemment et elle m’éblouit avec son sourire parfait. Elle était vraiment très belle, je ne lui trouvais aucun défaut physique. Bien sûr, elle n’avait pas le charme de Sophie, mais elle était incontestablement très mignonne. J’espérais que je lui plaisais, d’ailleurs, mon égo en avait besoin et je n’avais aucun scrupule à rendre Sophie jalouse. Il fallait vraiment que je parle de ça avec Angela.

« OK, c’est bon, vous pourrez partir après la visite du centre-ville » nous dit madame Sisto en me tendant mon portable. Je le repris et le rangeai dans ma poche de veste.

Nous nous sourîmes tous, excités par la soirée qui nous attendait.
Konwal, Charisma et Angela nous abandonnèrent un moment pour monter leurs affaires dans leurs chambres, et je me retrouvai seul avec Sophie et Fred.

« Ca fait plaisir de le revoir le petit Konwal ! » dit Fred pour combler la conversation et je l’en remerciai. Je ne pouvais pas m’empêcher de me sentir mal à l’aise en la présence de Sophie… et de son toutou Fred. Je ressentais à chaque fois ce poids grossir peu à peu dans mon estomac et c’était vraiment désagréable. Je préférais les ignorer d’habitude mais là, je n’avais pas tellement le choix.
« Oui, c’est sûr. Et puis de rencontrer Chari et Angie aussi ! » m’exclamai-je.
Les yeux de Sophie flashèrent sur moi après avoir prononcé le prénom d’Angela. J’hallucinais où elle se sentait quelque peu… énervée ? Jalouse ? Je retins encore une fois un sourire. Alors c’était si facile ? J’en rajoutai une couche.
« Chari a l’air très sympa, et Angie… en plus d’être cool, elle est vraiment super canon. Konwal ne m’avait pas menti ! »
Sophie se serra immédiatement contre Fred et lui sourit avant de l’embrasser. Mon cœur se serra fort dans ma poitrine, mais je l’avais mérité. J’étais persuadé qu’elle était jalouse du fait que je trouvais Angela attirante. Mais pourquoi alors elle ne larguait pas Fred pour se mettre avec moi ? Pourquoi ce n’était pas aussi simple ? Les filles, c’est vraiment compliqué…
Leur baiser dura plus longtemps que je l’avais prévu et c’est Fred qui l’interrompit.
« Tu sais que j’aime pas faire ça en public » murmura-t-il à Sophie. J’écarquillai les yeux. Etait-il fou ? Si j’avais la chance d’être à sa place, peu importe l’endroit ou le moment, je voudrais toujours l’embrasser.
Je soupirai et leur tournai le dos en direction de la porte de l’auberge. Ils commençaient à m’exaspérer ces deux-là.

« Tu vois, tu mets Erwan mal à l’aise ! » l’entendis-je ajouter. Sophie se mit à rire et je me retournai à moitié, l’air légèrement boudeur.
« Non, c’est bon, faites ce que vous avez à faire ! Je m’en fiche » répondis-je, énervé. « C’est pas comme si j’étais le seul à être célibataire ici » ajoutai-je à voix basse pour moi-même.
« Si t’es célibataire, c’est que tu le veux bien, Erw ! »
La remarque de Sophie me fit pivoter par réflexe. Je la regardai droit dans les yeux et sentis la fureur monter.
« Tu crois vraiment ça ? » demandai-je en arquant un sourcil. Est-ce que je faisais exprès d’être à sa merci comme ça ? Etait-ce de ma faute si ELLE me rendait fou ?
« Ben regarde-toi ! T’as tout pour plaire ! Et tu avais pour habitude d’enchaîner les conquêtes fut un temps… Je ne sais pas ce qui s’est passé pour que t’en arrives là. » Elle continua de parler en s’adressant à son chanceux de petit-ami mais je ne l’écoutais plus. J’étais resté bloqué sur ses paroles. Est-ce qu’elle savait que j’étais amoureux d’elle ? Est-ce qu’elle le faisait exprès pour me faire du mal ? Ou alors est-ce qu’elle ne se doutait de rien et était réellement honnête en disant ça ?
Mes yeux la fixaient toujours et j’avais l’impression de m’être transformé en statue. Je finis par cligner des yeux et revins les pieds sur Terre.

« … me disait aussi » furent les mots que j’entendis. Je n’avais aucune idée de quoi ils parlaient à présent.

Sophie planta ses jolis yeux couleur chocolat dans les miens et je détournai le regard aussitôt, à nouveau saisi par ce malaise qui s’installait à chaque fois que je me trouvais à sa proximité. Si seulement elle savait… Car non, je n’osais pas croire qu’elle était au courant de mes sentiments, car je n’osais pas croire qu’elle ferait exprès de me torturer. Elle n’était pas comme ça, ou plutôt je ne voulais pas qu’elle soit comme ça.

Des voix vinrent interrompre le silence qui s’était à nouveau installé entre nous. Les américains descendaient petit à petit et je vis mon meilleur ami apparaître dans l’encadrement de la porte d’entrée du bâtiment. J’étais réellement content de le revoir, sa place était ici avec nous. J’espérais tellement qu’il reste à Brest et qu’il ne repartirait pas aux Etats-Unis. Son départ avait changé la donne ici, et je me sentais de plus en plus seul. J’avais besoin de lui, c’était aussi simple que cela. Je ne savais pas vivre sans lui, puisqu’il avait toujours été là depuis ma plus tendre enfance, nous faisions déjà des pâtés de sable ensemble en couche culottes.
Konwal discutait avec Charisma et Angela les suivait derrière. Je m’approchai d’eux, abandonnant le couple que je maudissais, et me dirigeai directement vers Angela, plus motivé que jamais.

« Alors, bien installée ? » lui demandai-je d’un air tout à fait innocent. Je me demandais si elle était prête à jouer le jeu avec moi, même si elle avait quelqu’un dans sa vie. J’étais bien tenté d'avoir le beurre et l’argent du beurre…

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MessageSujet: Re: [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens   Jeu 9 Avr - 1:56

Chouette idée de faire d'Erwan l'une des voix de la narration! J'adore ses pensées retranscrites en italique!
Depuis le temps qu'on attendait l'arrivée de ces nouveaux personnages, on y est! Manque plus qu'Anna mais tout ça est très prometteur.
En tout cas, ça se sent à la lecture que tu écris en songeant à une adaptation cinématographique, ça donne un résultat vachement fluide, où on ne s'ennuie pas une seconde, j'adore!
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MessageSujet: Re: [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens   Jeu 16 Avr - 14:45

lily a écrit:

En tout cas, ça se sent à la lecture que tu écris en songeant à une adaptation cinématographique, ça donne un résultat vachement fluide, où on ne s'ennuie pas une seconde, j'adore!

C'est clair!

Je viens de lire les 3 derniers chapitres d'un coup c'est super. Charisma, Konwal et consor m'avaient manqué. L'évolution par rapport aux pouvoirs qu'ils ont développé, l'idée de faire d'Erwan un narrateur, les petites poz discussion msn, le rassemblement de toute la bande à Brest c'est que du bon.

L'écriture est fluide et on voit très très facilement l'action se dérouler. On pourrai penser que comme ce sont des adolescents le récit serait bien moins intéressant, ce qui n'est pas du tout le cas.

En plus ça a l'air tellement réel et possible. C'est pas un truc tiré par les cheveux, les conversations sont naturelles et plausibles. Les récits narratifs de chacun sont écrit à chaque fois à leur manière. Parfois on a même l'impression de KW et Chari ont les mêmes pensées, voire le même cerveau.

Bref comme d'habitude vivement la suite. Very Happy

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MessageSujet: Re: [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens   Jeu 16 Avr - 19:41

Les filles ont tout dit !! Wink

J'imaginais au départ que seuls KW et Chari seraient les narrateurs, ça a été une surprise de lire les pensées d'Erwan, c'est une super idée. Y aura t-il d'autres narrateurs? Un chapitre du point de vue de Sophie me plairait bien aussi qu'on sache ce qu'elle a vraiment dans la tête, même si j'ai déjà ma petite idée...

Bref vivement la suite...
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MessageSujet: Re: [Fantastique/Drame] GREEN WARRIORS, les gardiens   Aujourd'hui à 13:26

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