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 On ne récolte pas toujours ce qu'on sème [ER-Reela] Terminée

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Sweet Caroline
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MessageSujet: Re: On ne récolte pas toujours ce qu'on sème [ER-Reela] Terminée   Dim 4 Nov - 0:39

Hélène a écrit:
Peu importait qu’il soit déjà sur les rotules, sans mauvais jeu de mot.
Alors là... j'étais pliée ! T'abuses LN !

Alors on commence par la modif à faire, c'est Paul Grady et pas O'Grady Wink

Et on continue par les choses positives :
Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii LN je t'aime !!! Love Tout ce qu'on aimerait qui se passe se passe, c'est-y pas génial ça ?!!!

J'ai vraiment beaucoup de plaisir à lire cette fic, totalement fan, je suis.

J'ai retrouvé cette sensation de lecture où t'as envie de lire le plus vite possible parce que tu sais que la suite est encore mieux et que les dialogues sont exactement ceux que tu attendais... Merci pour ces instants de plaisir et d'excitation perdus depuis trop longtemps !

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Hélène
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MessageSujet: Re: On ne récolte pas toujours ce qu'on sème [ER-Reela] Terminée   Mer 7 Nov - 1:18

Bah quoi? Il a le droit de faire des vannes pourries sur sa condition. Merci beaucoup!! C'est trop beau ce que tu dis et ça me fait vraiment plaisir.

Chapitre 7 : Ensemble à nouveau, ce serait bien

La main de Neela alla s’écraser sur son réveil émettant un bruit strident des plus agaçants alors que s’étalaient en chiffres rouge 6 : 45. C’était à se demander si les fabricants de ces engins tout droits sortis de l’enfer ne le faisaient pas exprès. Ils pourraient installer un carillon agréable pour tirer leurs clients de leur sommeil en douceur, sans leur causer de crise cardiaque. Mais bon, chacun son métier à priori. Et le sien impliquait de sortir du royaume des rêves par la plus horribles façons qui soit. Elle resta pendant une bonne minute à se frotter les yeux, en observant le plafond, rêveuse en repensant à la journée d’hier. Bon d’accord, elle ne s’était pas terminée de manière agréable avec l’arrivée à l’anniversaire pour découvrir son petit Aidan maussade et légèrement frissonnant. Mais juste avant…Elle sentait encore ce matin même, la douce empreinte des lèvres de Ray sur les siennes, son parfum emplissant ses narines, sa peau rendant la sienne incandescente.

« Aaah, Neela. Lève toi et arrête d’y penser. Sinon, tu ne vas jamais y arriver. »

Elle se redressa et sortit finalement de son lit, réinstallant les draps immédiatement. Rien de plus déprimant que de rentrer après une rude journée de travail pour découvrir que son lit était toujours défait. Ca ne donnait pas franchement envie non plus de s’enfouir dedans. Elle se rendit dans la cuisine et prépara le petit déjeuner d’Aidan, céréales au chocolat noyées dans du lait avec un grand verre de jus d’orange 100%, et le sien se contentant d’un café et de quelques toast grillés. Elle ouvrit la porte de son fils, encore endormi très certainement et lui ouvrit les volets.

« Debout, pirate. »

Il n’était pas assez malade pour pouvoir couper au lever et au baby-sitting. Il y avait même de fortes probabilités qu’il rentre à la crèche avant la fin de l’année. Ca lui ferait du bien de voir d’autres enfants. Elle s’était renseignée près d’Abby. Si leurs enfants pouvaient allé à la même crèche, ça les arrangerait tous et elle n’aurait pas à demander à la voisine d’aller le chercher à la fermeture ou de l’y laisser ad vitam aeternam. Elle se rendit dans sa chambre enfilant rapidement un pull vert sur un jean avant de froncer les sourcils et de revenir sur ses pas.

« Aidan, je t’ai dit de te lever. Arrête de flemmarder. »

Elle s’approcha du lit de son fils et le regarda de l’air désabusé de la mère qui ne se laissera plus prendre par son simulateur de fils une fois de plus. Seulement, le regard brumeux qu’il lui lança, son souffle haletant et son front perlé de sueur la firent aussitôt changer d’avis. Elle s’assit sur le lit, posant le dos de sa main sur sa joue, constatant qu’il était anormalement chaud.

« Chéri, ça ne va pas ? »

Ce dernier se contenta de hocher négativement la tête, incapable de faire autre chose, pris de violents frissons.

« D’accord, on va aller à l’hôpital. »

Elle se redressa, attrapa le gros manteau d’Aidan et l’emmena le plus vite possible au County.

.-.-.-.-.-.-.


La main de Ray alla s’écraser sur son réveil émettant un bruit strident des plus agaçants alors que s’étalaient en chiffres rouge 7 : 15. Il fronça les sourcils en poussant un gémissement lorsque la sonnerie se répéta malgré le poing rageur qui frappait ce foutu réveil. Il n’était pas du matin. Le jeune homme mit quelques secondes avant de reconnaître la sonnerie de son portable au lieu de son réveil. Il roula de l’autre côté du lit et attrapa son mobile qui vibrait au sol. D’une voix pâteuse, il le décrocha :

« Ouais ?
« Ray ? »


La voix paniquée de Neela finit de le réveiller et il se redressa aussitôt, les traits de son visage inquiets, le cœur serré. Quelle tragédie émaillait encore leur vie ?

« Neela ? Qu’est ce qu’il se passe ? »

Il l’entendit renifler et étouffer un sanglot. En ce moment même, elle devait être en train de se passer la main dans les cheveux, tentant de mettre les mots adéquats sur la réponse qu’elle voulait lui formuler. Il ne la connaissait que trop bien, hélas. Finalement, la voix féminine résonna à nouveau :

« C’est Aidan. Je…Tu peux nous rejoindre au County ? »

Dire qu’il était surpris et inquiet était un euphémisme auparavant. Son cœur battait à tout rompre et son cerveau tentait d’analyser au mieux l’information qu’elle lui fournissait mais c’était difficile. Aidan n’allait pas bien ? Que s’était-il passé ? Il sentait un nœud dans son estomac se nouer et il se redressa instantanément, marchant du mieux qu’il pouvait avec ses jambes de récupération et le bordel inextricable dans lequel se trouvait l’endroit, cherchant après des vêtements, n’importe quoi, ce qui lui tombait sous la main.

« J’arrive. D’ici un quart d’heure.
« Merci. »


Il se contenta de lui sourire même s’il savait pertinemment qu’elle ne pouvait la voir. Il enfila rapidement un jean et passa un sous pull blanc sans prendre la peine d’enfiler un pull par-dessus. Il devait aller rapidement au County. Il était tremblant, présageant et imaginant le pire. Même si elle ne lui avait toujours pas avoué qu’il était le père d’Aidan, il le considérait déjà dans son cœur comme son fils, sans même le remarquer. Attrapant ses clés, il fila hors de son appartement et grimaça en tentant de faire avancer le plus rapidement possible ses jambes, refusant de l‘écouter. Celles-ci se rebellèrent même dans l’escalier le menant au métro en le faisant tomber dans ceux-ci, s’égratignant fortement le coude et la joue mais il se redressa, en lâchant un ‘merci’ aux passants qui l’avaient aidé avant de reprendre sa course.

.-.-.-.-.-.


Neela se rongeait les ongles en écoutant Grady lui déclarer tout de go que Aidan avait la grippe et qu’elle s’était aggravée durant la nuit. Elle voulait restée avec lui mais on l’en empêchait. Ca la rendait folle. On ne pouvait pas séparer une mère de son enfant, surtout lorsque ce dernier était souffrant. Elle ignorait pourquoi mais elle avait ressenti le besoin de prévenir Ray. Après tout, même s’il l’ignorait, c’était lui le père de l’enfant. Et puis, elle avait besoin de lui à ses côtés. Elle se sentait fébrile. La Terre tournait dans le mauvais sens. Et la seule personne capable de stopper le monde dans son tourbillon, c’était Ray.

« Neela. »

En parlant de lui, c’est sa voix qui la sortit de ses pensées et elle se tourna vers ce dernier, arrivant à sa hauteur. Elle lui sourit et ne put s’empêcher de le serrer dans ses bras pour le saluer. L’étreinte dura une seconde de trop sans doute pour que tout le monde, même ceux ne connaissant pas leur passé, devine qu’il s’était passé quelque chose entre eux.

« Merci d’être venu. »

Il se détacha d’elle et lui sourit.

« Hé, tu m’as appelé. Je ne fais qu’obéir. »

Il l’embrassa sur la tempe avant de prendre son visage en coupe et de plonger son regard dans le sien :

« Qu’est ce qu’il se passe alors ? »

Il était un peu plus rassuré maintenant qu’il était arrivé mais son cœur battait toujours la chamade et son estomac était encore noué. Ce n’est qu’à ce moment qu’elle remarqua qu’il était blessé. Lui-même n’y avait pas encore prêté attention.

« Tu t’es fait mal ? »

Il grimaça en sentant ses doigts sur sa joue égratignée.

« Je suis tombé dans les escaliers, rien de grave. Aidan ? »

Elle reposa le regard dans la salle de suture où ce dernier avait été installé pour se reposer un peu et être au calme pendant qu’on lui injectait du paracétamol. Ray porta alors également son attention à travers la vitre, sa respiration se faisant plus ardue en voyant Aidan sur ce lit d’hôpital, mal en point.

« La grippe. Je suis désolée. Je sais pas pourquoi je t’ai appelé… » s’expliqua Neela en hochant négativement la tête, balbutiant.

‘Je sais pourquoi.’ Pensèrent-ils tous les deux.

Ray était le père. C’était un réflexe quasi naturel de se tourner vers lui quand ça n’allait pas. Même si le père n‘était pas sensé être au courant. Et que les parents venaient à peine de se retrouver après 4 ans d’absence. Il lui sourit, effleurant sa joue de ses doigts, brûlant à son contact.

« Hé. C’est bien que tu m’ais appelé. D’accord ? Même si…
‘tu ne veux pas m’avouer que je suis son père’
« Je veux être là pour toi et pour lui. »

Neela fronça légèrement les sourcils à ses paroles. Ce n’était qu’une vulgaire grippe et elle en avait fait tout un foin. Certes elle était impressionnante parfois et en l’occurrence mais ce n’était qu’une grippe. Pourtant. Pourtant Ray était là pour elle. Plus encore. Il était là pour Aidan alors même qu’il pensait que Tony était le père. Elle ferma les yeux dans un bonheur douloureux et les rouvrit en posant son front contre celui de Ray :

« Je t’aime. » souffla-t-elle.

Il se contenta de sourire et de la prendre dans ses bras pour qu’elle se laisse aller tout contre lui. Il lui caressa tendrement les cheveux alors que son regard ne se détachait pas d’Aidan.


Dernière édition par le Mer 7 Nov - 1:19, édité 1 fois
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Hélène
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MessageSujet: Re: On ne récolte pas toujours ce qu'on sème [ER-Reela] Terminée   Mer 7 Nov - 1:18

.-.-.-.-.-.


Une semaine et demi plus tard,

« File te coucher !
« T’aimerai ça hein ? »


Un sourire en coin se dessina sur les lèvres de ray mais il ne s’en laissa pas pour autant compter.

« Tu es brûlante…
« Tu le reconnais enfin ?
« De fièvre. Au lit ! »


Chaque jour, chaque nuit, Neela avait veillé Aidan. Tant et si bien qu’au moment où le petit s’était trouvé en pleine forme à nouveau, c’était elle qui faisait une mauvaise grippe. Du coup, la famille Kovac avait accueilli Aidan, l’éloignant des microbes de sa mère, tandis que Ray jouait aux aides soignantes, Neela étant incapable de tenir debout dans les premiers jours. Ca lui avait plu. Ca faisait longtemps qu’il ne s’était pas occupé de quelqu’un. D’habitude, c’était lui la partie faible. Là c’était différent, même s’il voulait qu’elle guérisse. Il fallait cependant avouer que les premiers jours, lui faire prendre sa douche avait été un avantage non négligeable. Il avait pu apprécier la silhouette fine et souple de la demoiselle sans passer pour un pervers.

Il l’observa battre retraite dans sa chambre et laissa la porte entrouverte, histoire de garder un œil sur la jeune femme étendues sur les couvertures. Puis il retourna dans le salon, le rangeant tant qu’il le put. Profitant de l’absence d’Aidan pour en apprendre un peu plus sur lui et s’émerveiller du moindre vêtement ou ours en peluche. Il s’installa ensuite devant le téléviseur, regardant un énième film d’horreur pour s’endormir dans le canapé.



Ce fut le bruit de la douche qui le réveilla en sursaut. Il se redressa, se passant la main sur le visage, l’imprimé de l’oreiller incrusté dans la joue gauche et se rendit dans la chambre de Neela pour constater qu’elle s’était levée ou qu’elle avait découché, le lit étant fait. Problème : il était resté tout la nuit ou presque éveillé. Mauvaise idée de regarder des films d’horreur seul dans un vieil immeuble qui avait très certainement été utilisé par des lieutenants de Capone au temps de la Prohibition. Il toqua à la porte, les bruits d’eau s’étant estompé et demanda à travers celle-ci :

« Ca va ? »

A peine une demi seconde plus tard, la porte s’ouvrit sur une Neela en bien meilleure forme, les cheveux encore légèrement mouillée, les joues rosies de la chaleur ambiante qui se dégageait de la douche.

« Mouais. Fais voir. »

Elle roula des yeux lorsqu’il lui fourra le thermomètre dans la bouche et se rendit dans la cuisine, fouinant pour trouver des beignets. Elle en coupa un en deux qu’elle nappa de beurre, attendant que le thermomètre n’émette son petit bip. Ce qu’il fit au moment où Ray la rejoignit, les bras croisés. Elle le retira et lui tendit pour qu’il l’examine.

« La fièvre est tombée, constata-t-il avant de le ranger dans sa boîte.
« Je te l’avais dit.
« Tu m’as aussi dit que l’éléphant vert derrière moi n’était pas content que je lui ai pris la télécommande.
« J’ai dit ça moi ?
« Ouais. »


Il rit doucement en l’observant manger. Elle était si belle. C’en était presque douloureux. Il lui sourit et se leva pour aller attraper son manteau.

« Bien alors, je peux te laisser alors ? »

Le dos tourné, il souriait. Il n’était pas prêt de partir, il n’en avait pas l’envie mais la tancer était amusant. La jeune femme fit de grands yeux ronds et reposa son verre de jus d’orange, l’attrapant par le col du menton et approchant dangereusement ses lèvres des siennes, murmura :

« Non. Non. »

Ils n’avaient toujours pas été au-delà qu’un simple baiser. Ou leurs caresses enfiévrées juste avant la grippe d’Aidan. Elle voulait goûter à nouveau la douceur des lèvres de Ray, ses caresses ardentes, l’électricité entre leurs chairs. Et c’était l’occasion rêvée : Aidan n’était pas là. Luka et Abby n’avaient pas besoin d’être prévenus dans l’heure qu’elle s’était rétablie.

« J’ai une brusque montée de fièvre. Faut m’examiner ça, docteur. »

Ray rit doucement et l’embrassa passionnément en réponse, la laissant lui retirer ses vêtements superflus, le manteau avant toute chose.

« Très bien. Je vais en appeler un.
« Nan ! Un seul remède… »


Ils sourirent tous les deux avant de retrouver le sentier d’il y a 4 ans, les gestes fébriles, la ferveur dans chacun de leur baiser, l’abandon de soi à l’autre. Ils avancèrent lentement, ne cessant leur étreinte passionnée, vers la chambre de Neela, s’effeuillant un à un. Malgré l’ivresse du moment, Ray dessoula instantanément en sentant les doigts de la jeune femme glisser dans son jean pour batailler avec le bouton et la fermeture éclair.

« Non. » gémit-il.

La jeune femme se détacha de lui, le regard rempli d’interrogations muettes avant de comprendre. Il n’avait jamais été capable de retirer complètement son pantalon lors des actes charnels. Il avait honte. Il se faisait horreur à lui-même. Non, il ne pouvait imposer ça à Neela. Il savait plus que tout autre parce qu’il fut un temps où elle lui disait tout. Il savait qu’elle éprouvait du dégoût pour tout ce qui était mutilation. La jeune femme ne dit pas un mot, se contentant de le rassurer en caressant ses joues, sa nuque, son cou. Elle lui sourit faiblement, lui demandant d’un simple regard qu’il lui fasse confiance. Puis doucement, elle défit le jean de l’homme qu’elle aimait depuis si longtemps. La jeune femme se figea quelques instant devant les prothèses de Ray, leva la tête vers lui qui n’osait la regarder dans les yeux, et la baissa à nouveau, observant la jonction moignons-prothèses devant elle. Sans réfléchir, elle commença à caresser sa jambe, embrassant cet endroit qui le faisait tellement souffrir. Ray tourna un regard surpris et son cœur s’accéléra tandis qu’une boule de bonheur lui nouait la gorge. Ses yeux se noyèrent de larmes alors que Neela continuait à le rassurer sur son amour pour lui. Il se baissa et lui prit le bras pour se retrouver à sa hauteur, l’embrassant avec une passion dévorante, leurs deux corps nus, depuis la toute première fois depuis quatre ans tant pour l’un que pour l’autre, s’échouant l’un contre l’autre, l’un dans l’autre sur ce lit.

TBC…
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MessageSujet: Re: On ne récolte pas toujours ce qu'on sème [ER-Reela] Terminée   Mer 7 Nov - 2:33

Magnifique, magique et pourtant si réaliste.

Je suis vraiment fan, et vivement la suite ! (Lorsque Neela lui avouera que Aidan est son fils. Je sens qu'on va rire.)

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MessageSujet: Re: On ne récolte pas toujours ce qu'on sème [ER-Reela] Terminée   Sam 10 Nov - 1:48

Embarassed Oh la la merci beaucoup!! Ravie que ça te plaise. ^^

Chapitre 8 : Certaines choses sont faites pour être

Le soleil entrait à flot dans la chambre de Neela, n’ayant rien à voir avec ces matinées de novembre semblables les unes aux autres depuis quelques temps. Comme si, dans un ultime sursaut, le soleil tentait une dernière escarmouche, jouant de ses reflets dans les couleurs chaudes dont les arbres se débarrassaient petit à petit. Et ces matins-là, la jeune femme se réveillait avec un sourire sur les lèvres, comme si plus rien ne pouvait venir la gâcher. Aujourd’hui plus que tout autre. Lentement, elle ouvrit les yeux pour découvrir juste en face d’elle, partageant le même oreiller, Ray. Il l’observait avec une tendresse infinie et une émotion flagrante. Lentement un sourire se dessina sur ses lèvres et il l’accueillit avec douceur :

« Bonjour. »

Elle gémit et se passa la main sur le visage s’étirant :

« Bonjour. »

Il avança la main sur son visage et caressa ses cheveux, sans détacher son regard d’elle :

« Je t’aime depuis si longtemps… »

Elle se retourna vers lui, se noyant dans ses yeux bleus que le soleil presque translucides. Il était si beau. Mon Dieu, toutes ces années passées loin de lui. Comment avait-elle pu survivre ? Elle se mordilla la lèvre et s’apprêtait à répliquer la même chose lorsque soudain elle fronça les sourcils, se rendant compte de quelque chose. Elle jeta un coup d’œil rapide au plafond mais non, aucune particule de plâtre ne s’en détachait pour venir s’écraser contre eux. Caressant toujours avec une tendresse infinie son visage, Ray l’interrogea, reconnaissant immédiatement l’inquiétude passagère de la jeune femme :

« Qu’est ce qu’il se passe ? »

Cette dernier secoua négativement la tête avant de lui sourire, légèrement honteuse d’avouer :

« Rien. C’est juste un rêve que j’ai souvent fait. »

Elle espérait qu’il ne la prendrait pas pour quelqu’un de pathétique. On ne pouvait décemment pas rêver de l’homme qu’on avait eu de cesse de repousser durant des années.

« Moi aussi. » avoua-t-il au grand soulagement de la jeune femme. Il pencha légèrement la tête de côté avant de poursuivre, ne détachant pas ses yeux d’elle. « Mais ce n’est pas un rêve. C’est la réalité, pure et simple. »

La jeune mère se mordilla la lèvre inférieure avant de ne plus pouvoir résister. Elle avança ses lèvres vers les siennes et l’embrassa tendrement. Il ne fallait pas en faire plus pour réveiller complètement Ray. Il se posa sur son coude et ses lèvres dérivèrent dans le cou de la jeune femme. Cette dernière, cependant, tenta de réfréner ses ardeurs :

« Ray, on devrait peut être aller chercher Aidan.
« Il est bien avec Abby. Il joue avec petit Joe. Laisse le encore.
« Mais il est…10 heures,
argumenta-t-elle après avoir vérifier l’heure.
« Allez encore une petite heure. Ensemble. Toi, moi, ton lit. Ou ton canapé. Ou ta machine à laver. Ce que tu veux. »

Elle éclata de rire face à ces idées saugrenues mais qui l’intriguaient tout de même. Whaou. Quel changement radical ! Elle qui avait toujours été une petite fille sage. Avec lui…c’était différent. Tout était plus intense, sucré, salé, rapide, éternel, doux, sauvage. Elle le repoussa légèrement et se mit en position assise, les draps serrés contre elle. Elle devait lui dire la vérité. Leur histoire était profondément enracinée. C’était du solide, elle le savait et il le savait. Ce n’était pas comme avec Tony. Il n’avait été qu’une sorte de tampon, un intermédiaire, un mouchoir pour passer après son mariage désastreux et son veuvage effroyable. Ce n’était pas comme avec Michael. Ca n’avait été qu’une simagrée, une caricature d’amour. Avec Ray, c’était vrai, réel, juste.

« Ray, je dois t’avouer quelque chose. »

Ce dernier se redressa, prenant un air sérieux. Il était suspendu à ses lèvres. Elle allait enfin lui avouer. Enfin lui dire qu’Aidan était son fils. Lui demander s’il voulait fonder une famille avec elle et cet enfant, fruit de leur amour frustré, de cette période de leur vie où ils étaient passé juste à côté du bonheur. Il le savait. C’était elle et personne d’autre. Toutes ces filles avant n’avaient fait que préparer le terrain, leur offrir un semblant de sécurité pendant son mariage avec Michael. Katey, c’était un caprice, une vengeance, un simple devoir après ce qu’elle avait fait pour elle. Ces filles après, ça n’avait été que pour tenter de l’oublier, de se faire croire que c’était elle qu’il tenait dans ses bras et non une autre ombre interchangeable. Neela, c’était elle, c’était sa moitié et son tout, sa fin et son commencement, son univers.

« Oui ? »

Si Ray était le bon, si elle voulait passer le reste de sa vie à ses côtés, alors pourquoi n’y arrivait-elle pas ? Dans cette chambre ? Leurs deux corps nus se frôlant dans la proximité d’un lit ? Elle ouvrit la bouche, prenant peur. Comment allait-il réagir ? Elle lui demandait de trop et bien trop vite. Il prendrait la poudre d’escampette en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Il avait changé bien sûr. Il était sincère avec elle bien sûr. Mais, c’était trop pour le moment.

« …J’ai une folle envie de pancakes ! » déclara-t-elle en guise d’ultime détour.

Il fut déçu mais n’en laissa rien paraître. Elle n’était pas encore prête. Il attendrait le temps qu’il faudrait. Il avait attendu sept ans. Il pourrait attendre 7 ans encore. Ce n’était pas grave. Le plus important, c’était elle, elle et lui. Aidan bien sûr mais si elle ne voulait pas encore l’inclure dans leur famille, il prendrait son mal en patience. ‘Et quel délicieux mal.’ Pensa-t-il en l’embrassant sur son épaule nue.

« Ca tombe bien. Je fais les meilleurs pancakes de Chicago.
« Je sais. »


Elle le savait qu’il était un merveilleux cuisinier. C’était étrange mais réconfortant à la fois. Ils se connaissaient déjà par cœur. Il se redressa et attrapa son caleçon et son jean avant de sortir des draps et de se rendre dans la cuisine pour lui faire un petit déjeuner de reine. Neela remarqua qu’il n’était pas encore à l’aise les jambes nues. Mais peu importait. Elle attendrait. Ils n’étaient pas à ça près. Et de toute façon, elle l’aimait comme il était.



« Merci Abby. A tout à l’heure alors. »

Neela raccrocha et jeta un coup d’œil à Ray, lui souriant, alors qu’il était en train de l’observer sans un mot avec une envie claire et non équivoque de l’embrasser.

« Alors ? On y va ? »

La jeune femme hocha négativement la tête.

« Ils nous invitent à dîner ce soir. On en profitera pour le récupérer.
« Nous ?
« Oui enfin, ils m’invitent mais je leur ai demandé si je pouvais amené quelqu’un. »


Ray se redressa se mordillant les lèvres avant de commencer à embrasser le creux du cou de la jeune femme.

« Amené ?
« J’ai pas précisé qui…
« Vraiment ?
« Ce sera plus amusant de voir leur tête.
« Neela Rasgotra, vous êtes une petite chenapan. Il va falloir que je vous punisse ! »


La chirurgienne éclata de rire tandis que Ray s’installait au dessus d’elle, l’incitant à s’allonger sur le sofa. Ils avaient donc encore tout un après-midi à passer en tête à tête. Qu’allaitent-ils pouvoir bien faire ?

.-.-.-.-.-.


Les enfants étaient en train de jouer sagement à colorier des albums prévus spécialement à cet effet, c’était toujours mieux que les magazines d’Abby ou le journal de Luka, lorsque la sonnette de la porte d’entrée retentit. Aussitôt, Aidan se redressa, un large sourire se dessinant sur son visage :

« Maman ! »

Abby demanda à Luka d’aller ouvrir, étant occupé dans la cuisine. Ce dernier s’exécuta en demandant aux enfants d’êtres bien sages. Comme si c’était besoin de le demander à de tels garnements. Ni une ni deux, ils se redressèrent, prêts à faire les pires bêtises dans le mince intervalle de temps où ils se retrouveraient tout seuls. Luka ouvrit la porte et accueillit Neela d’un sourire.

« Bonsoir !
« Bonsoir. Tu vas mieux ? »


La jeune femme acquiesça de la tête avant de pénétrer dans le vestibule à son invitation.

« Mamaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan » entendit-elle hurler dans le couloir.

Aidan arriva aussi vite que ses petites jambes le lui permettaient mais se figea à mi-parcours en remarquant l’individu qui se dessinait derrière sa mère. Il l’observa avec des yeux suspicieux et mécontents tandis que Luka s’étonna de voir Ray. Il lui présenta la main qu’il serra chaleureusement :

« Ray ! Comment vas-tu ?
« Bien. Merci. On a ramené ça. »


Il lui présenta une bouteille de vin que le médecin croate accepta, incrédule. Finalement, ils pénétrèrent dans l’appartement et Abby arriva, faisant la même tête que son époux quelques instants auparavant et s’arrêtant un quart de seconde avant de prendre dans ses bras sa meilleure amie et…son invité.

« Neela, Ray. Ravie de vous voir ! »

Ah pour ça elle était surprise ! Enfin avec le recul, pas réellement en fait. Ca crevait les yeux de tout le monde qu’ils étaient faits pour être ensemble. Ils allaient si bien l’un avec l’autre que c’était étonnant qu’ils n’aient pas assimilé avant. A croire que chaque couple devait traverser des épreuves, des négations et des séparations pour se trouver enfin. Comme ça avait été le cas avec Luka.

« Alors vous… »

Les yeux de l’urgentiste allèrent de l’un à l’autre, teintés d’une lueur joyeuse et amusée. Les intéressés sourirent à sa question muette avant d’échanger un regard complice. Finalement, ce fut Neela qui répondit :

« Oui, on.
« Parfait ! Venez on va passer à table ! »


Neela se baissa pour faire un câlin à son fils mais ce dernier s’y déroba, prenant retraite près de Joe. Lui au moins il ne le laissait pas tomber dès qu’il trouvait un ami plus intéressant. Bon, la vérité était que si mais pour le moment, il n’y avait pas d’ami plus intéressant.



« Et donc, Pratt et Morris ont été faire un test d’alcoolémie dans son dos pour lui prouver qu’ils étaient tout à fait capables de travailler.
« Oh non ?! Ils n’ont pas fait ça ?! »


Abby approuva de la tête en levant les mains au ciel. Ray éclata de rire. Ils passaient tous un agréable moment, mis à part Aidan qui jouait avec sa locomotive, maussade, dans son coin mais les adultes ne s’en formalisaient pas. Ray attrapa son verre de vin et but une gorgée de ce dernier en déclarant pas la suite :

« Dire que j’ai raté ça ! Il est resté combien de temps ?
« Oh quelques mois, pas plus. Mais il était bon je trouve. Enfin, une véritable tête à claque sûr de lui. Mais il fallait bien avouer qu’il était excellent. Et surtout il savait faire régner l’ordre.
« C’est-à-dire ?
« Il a envoyé Gates en ICU.
« Non ?
« Si !!
« Ah je m’en veux d’avoir raté ça ! »


Il rit et son sourire s’adoucit en posant son regard sur Neela et Aidan. Il prit la main et poursuivit :

« Je m’en veux d’avoir raté tant de choses. »

Tous cessèrent de rire joyeusement, troublés par cette déclaration, Neela plus que ses amis. Elle sourit poliment à Ray en répliquant :

« Mais tu es là maintenant. »

Abby était intriguée au possible et voyant que sa collègue ne lui jetait pas le moindre coup d’œil, trop préoccupée par son petit ami, elle lui fila un violent coup de pied sur la table, la faisant sursauter. Tandis que Ray et Luka prenaient le parti de n’avoir rien vu et poursuivaient la conversation sur le base ball, Abby articula en silence :

« Tu lui as dit ? »

Neela lui fit les gros yeux avant de nier de la tête et de plonger son nez dans son assiette, évitant le jugement dans le regard de sa voisine.




Quelques heures plus tard, ils étaient rentrés. Le dîner avait été vraiment sympathique et leur avait fait le plus grand bien. Paraître en tant que couple. Être ensemble à chaque instant. Ne plus se cacher dans l’ombre de faux semblants. Ray était en train de boire un verre d’eau dans ce qui avait été leur cuisine et qu’il espérait continuer à l’être ; Neela couchait Aidan. Ses immenses yeux noirs désiraient se former mais le petit garçon s’en empêcher sérieusement. Il frotta de ses petites mains ses paupières, l’air maussade, tandis que sa mère le bordait :

« Maman ?
« Oui, mon chéri ?
« Quand est-ce qu’il part ?
« Qui ?
s’étonna-t-elle.
« Ray, répondit-il de mauvaise grâce.
« Il ne va pas partir.
« Je veux qu’il parte.
« Aidan…
le prévint-elle.
« Je veux qu’il parte. » répéta-t-il en se tournant, tirant sur la couverture et signifiant par la même que la conversation était close de son côté.

La jeune femme poussa un profond soupir et éteignit la veilleuse avant de sortir de la chambre. Elle avait remarqué qu’Aidan n’était pas heureux de la présence de Ray à ses côtés. Il avait été désagréable au possible de la soirée et si elle ne s’inquiétait pas pour Abby et Luka qui savaient parfaitement quel petit garçon adorable il était d’habitude, elle craignait l’opinion que s’était forgé Ray. A chaque fois qu’il était là, son fils était grossier au possible. Ce n’était vraiment pas l’image qu’elle voulait qu’il lui renvoie.

Elle referma la porte derrière elle et sursauta en remarquant que Ray était juste là. Il avait certainement tout entendu.

« Si tu veux, je peux partir… »

Neela lui sourit en se rendant dans le salon, ramassant les jouets abandonnés et ramenés de chez les Kovac par Aidan. C’était absolument hors de question. Elle avait beau aimé son fils par-dessus tout, elle ne le laisserait pas faire. Elle n’accepterait plus jamais que Ray sorte de sa vie, même pour un soir. Non, il s’était déjà tenu trop à l’écart. Elle n’avait retenu sa respiration que trop longtemps. Il la rejoignit et elle hocha négativement la tête, soudainement en colère contre son enfant. De quel droit décidait-il de son bonheur et de ses fréquentations ? C’était elle le parent et l’adulte !

« Non. C’est un petit garçon gâté pourri. Je n’ai pas l’intention de te laisser partir. »

Elle continuait de ranger rageusement les affaires sous l’œil amusé et attendri de Ray. Elle était si mignonne comme ça. La colère rendait l’obsidienne de ses yeux encore plus brillant et rosissait délicatement ses joues, rehaussant délicatement l’ambre de sa peau.

« Il va falloir qu’il s’y fasse à ta présence. Tu es son père après tout. »

Les mots avaient-ils à peine franchi ses lèvres qu’elle se figea. Oh mon Dieu, qu’est ce qu’elle venait de faire ? Elle cessa de respirer quelques instants, toujours courbée et tournant le dos à Ray.

‘La pire façon de le lui avouer, bien joué Rasgotra.’

Elle déglutit péniblement et se releva avant de se retourner lentement vers Ray, osant à peine le regarder dans les yeux pour connaître sa réaction. En l’espace d’une seconde, elle s’était glacée, la colère l’ayant complètement vidée, remplacée par la terreur. Terreur de le voir partie. Terreur qu’il ne comprenne pas. Terreur de le perdre à nouveau.

TBC…
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MessageSujet: Re: On ne récolte pas toujours ce qu'on sème [ER-Reela] Terminée   Sam 10 Nov - 3:03

Il a pas les yeux verts Shane ? J'ai toujours cru qu'ils étaient verts, c'est marrant...

Et t'es qu'une grosse méchante de nous faire poireater comme ça jusqu'au prochain chapitre ! JE HAIS LES CLIFFHANGERS !!!!

Mais... c'était vraiment bien... Ahhhhhhhh j'm'y crois trop moi ! J'ai les images qui défilent devant mes yeux quand je te lis. Tu écris tellement bien que tout est retranscrit comme il se doit. Encore bravo ! Et vivement le prochain chapître !

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MessageSujet: Re: On ne récolte pas toujours ce qu'on sème [ER-Reela] Terminée   Sam 10 Nov - 3:10

Bah en fait ça dépend de la lumière Laughing En pleine, ils sont bleus ; sinon ils sont verts. (genre la meuf complètement accro Laughing )
Mwahaha, les cliffhangers, c'est la vie! Love
Merci de tes compliment en tout cas!! Quand je l'aurai terminé en français, je la traduirai en anglais pour l'envoyer à TPTB en cas de panne de scénarios. Razz (ER - saison 18 Laughing )
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MessageSujet: Re: On ne récolte pas toujours ce qu'on sème [ER-Reela] Terminée   Sam 10 Nov - 3:27

Non pas besoin d'attendre la saison 18. Ca pourrait juste être le dernier épisode de la série. Un épisode spécial Reela ! Love Pour s'excuser de nous avoir fait tant souffrir pendant 4 ans...

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MessageSujet: Re: On ne récolte pas toujours ce qu'on sème [ER-Reela] Terminée   Ven 16 Nov - 21:00

Chapitre 9 : Chut mon cœur, n’explique rien.


*Qu’est ce qu’elle est belle quand elle est en colère…*

Il se reprit presque aussitôt. Ce n’était vraiment pas convenable ce qu’il venait de penser. Après tout, elle était énervée et bouleversée. Pendant ce temps, lui il s’émerveillait de l’éclat qui rendait ses yeux plus perçants vous laissant nus jusqu’aux os si vous aviez le malheur de les croiser. Il n’avait qu’une envie : poser ses mains sur ses joues chauffées par les sentiments violents qui l’animaient et l’embrasser encore et encore.

*Concentre toi mon vieux.*

Il lui sourit, s’approchant pour la calmer lorsque soudain au milieu de sa violente diatribe, elle lâcha enfin l’information. Ray ne s’y attendait pas le moins du monde, Neela pas davantage vu l’expression de surprise totale que son regard avait revêtu. Ca lui avait échappé mais il était parvenu à rattraper l’information. Il avait la bouche de légèrement ouverte, n’en revenant pas. Ca y est. Elle lui avait avoué. C’était officiel maintenant.

*Je suis papa.*

Le fait de l’entendre directement de sa bouche, qu’elle le lui apprenne sans ambages, sans détour, il avait l’impression de le découvrir une nouvelle fois. Son cœur se serra avant d’exploser de bonheur, il dût serrer les lèvres pour éviter de crier sa joie et ses yeux commençaient sérieusement à s’humidifier. Et le regard de chien battu que lui lança la jeune femme ne l’aidait pas.

« Je suis son père ? » demanda-t-il prudemment.

Bien sûr, il savait qu’il était son père mais il voulait encore l’entendre le dire. Encore et encore et encore. Rien ne le comblait plus. Rien ne le comblerait jamais plus que cette affirmation. La seule chose dont il pouvait et voulait être sûr au monde.

« Je ne voulais pas que tu l’apprennes comme ça. » répondit-elle comme une excuse.

Elle se passa la main dans ses longs cheveux d’ébènes, ne dérivant pas son regard anxieux de celui qu’elle aimait par-dessus tout et qu’elle ne voulait pas voir s’éloigner. Non plus jamais. Mais lui annoncer tout de go qu’il avait un enfant…rien de mieux pour lui faire prendre ses jambes à son cou (sans mauvais jeu de mot). Elle ne le connaissait que trop bien. Il n’aimait pas les contraintes. Il avait du mal à se fixer avec une fille alors si en plus, elle lui mettait le grappin dessus…

« Tu ne m’en veux pas ? »

Et une fois encore, il fit quelque chose qui la surprit. Il éclata de rire, s’approcha d’elle et rejetant ses cheveux en arrière, posa son front contre le sien. Elle sentait son odeur particulière de musc et de sueur mêlée, lui faisant tourner la tête. Elle se laissa aller contre lui, rassurée par cette étreinte aussi imprévue que déstabilisante.

« Pas le moins du monde. »

Il se décolla légèrement d’elle et caressa tendrement ses joues, amoureusement, avant de poursuivre :

« Je suis le plus heureux des hommes, tout simplement. Et tout ça grâce à toi. »

Neela s’apaisa. Elle put respirer de manière plus calme et ordonnée, se laissant aller à cette étreinte douce qu’il lui proposait. Elle était si heureuse. Ils avaient tant changé tous les deux. De telle manière que maintenant ils étaient prêts. En même temps. Ils avaient évolué. Ils avaient appris la douleur d’être ensemble sans l’être. Et celle d’être séparé alors qu’ils connaissaient leurs sentiments. Rien ne pourrait les séparer désormais. Il n’y avait plus d’obstacle. Plus d’époux sur le front. Plus d’interne collant. Plus de culpabilité. Ils étaient sur un pied complet d’égalité.

« En plus…j’étais déjà au courant. » ajouta-t-il en souriant légèrement, amusée d’avance de sa réaction.

Elle recula brusquement et lui lança un regard surpris, n’en revenant pas :

« Quoi ?! »

Il éclata de rire, bien malgré lui.

« Je t’ai entendu le dire à Abby au repas de fiançailles de Morris. »

Il leva les mains d’un air innocent avant qu’elle ne le coupe pour le réprimander :

« Je n’ai pas fait exprès. Je ne vous espionnais pas.
« Pourquoi tu ne me l’as pas dit plutôt ? »


Il haussa les épaules et mit les mains dans son jean, comme au bon vieux temps.

« J’imagine que je voulais que ce soit toi qui me le dise. J’attendais, je voulais que tu sois prête et que je ne te mette plus au pied du mur. »

Il se passa la main sur la nuque, mal à l’aise :

« On sait tous les deux ce qui a résulté la dernière fois que je te l’ai demandé… »

La jeune femme l’observa encore quelques secondes avant de se jeter littéralement sur lui et de l’embrasser avec une passion débordante. Il faillit tomber à la renverse sous la violence du choc. Heureusement que Neela était un poids plume !

« Je t’aime ! » cria-t-elle presque hystérique avant de sauter sur lui et d’entourer sa hanche de ses jambes.

Il éclata de rire et continua à l’embrasser dans le creux du cou, reculant lentement mais sûrement vers la chambre de la jeune femme.

*Non, notre chambre maintenant.*

Elle appartenait à ses bras. C’était l’endroit où elle devait vivre le restant de ses jours. Là et nulle part ailleurs.

« Je t’aime. » répondit-il dans un souffle.

Parce que leur histoire se passait d’explication, mis à part ces trois mots.



Emportés par leur passion, aveuglés par leur amour, ils ne remarquèrent pas la porte du petit Aidan se refermer en silence. Il avait tout entendu et il n’était pas mais alors pas du tout d’accord. Ce grand type boiteux, ne pouvait pas être son père. Et de toute façon, il ne pouvait pas débarquer dans leur vie et venir lui chiper sa maman. C’était la sienne ! Il n’avait aucun droit sur elle ce sale type. En plus, il avait même pas des vraies jambes. Il était nul. Il n’en voulait pas comme père et il le ferait comprendre, de gré ou de force, à sa mère.

.-.-.-.-.-.


Le lendemain matin, ils se réveillèrent en même temps en entendant la porte de leur chambre grincer et s’ouvrir lentement, sans voir personne derrière. Enfin si, une touffe de cheveux dépassait légèrement. Neela se redressa sur ses coudes et observa tendrement son fils, venant la réveiller comme tous les jours. Elle avait pensé à se rhabiller après leurs ébats amoureux, sachant pertinemment que son réveil personnalisé se chargerait d’exécuter la sentence à 8 heures précise.

« Bonjour mon ange. » l’accueillit-elle alors qu’il se tenait dans l’embrasure de la porte, comme intimidé, jetant des coups d’œil suspicieux à Ray.

Ce dernier s’était assis et le regardait avec une bienveillance et un amour paternel sans borne. Enfin, sa vie reprenait un sens. Enfin son existence avait un but et une raison d’être. Et tout ça se trouvait réuni dans cette chambre de bon matin.

« Bonjour Aidan. »

Ce dernier posa un regard rempli d’animosité sur le jeune homme et retira ses mains de derrière son dos, lançant des pommes de terre sur le couple en hurlant :

« Je veux pas ! Nan je veux pas de lui ! Mon papa il a des vraies jambes lui ! C’est pas un débile de monstre ! »

Le petit visage pourtant si adorable de l’enfant était déformé par la colère et semblait au bord de l’explosion interne tandis que le couple avait trouvé un refuge de fortune sous la couette et que sa mère lui hurlait d’arrêter. Elle se leva et l’attrapa violemment par le bras sous le regard impuissant de Ray.

« Ca suffit maintenant, Aidan David Rasgotra ! »

Aïe quand elle commençait à l’appeler par son nom complet, ça sentait le roussi. Comme lorsqu’il avait repeint de ses dessins les murs du salon.

« J’ai été patiente. Mais là tu vas trop loin. »

Ca ne le calma pas pour autant et il était étonnant que de si petits poumons puissent hurler si fort et si longtemps.

« Tu ne parles pas comme ça de ton père ! Et tu ne jettes rien sur les gens. Je te l’ai déjà dit et redit ! Je n’ai pas élevé un monstre, tu as compris ?! Et le seul que je vois ici c’est toi ! »

Il pleurait de plus belle, brisant les oreilles et le cœur de ses parents. Mais il avait été ignoble ce matin. Neela se redressa et l’attrapa brusquement par le bras pour avoir un violent tête à tête avec son fils. Ray l’observa sortir de la chambre, éberlué. Il n’arrivait pas encore à comprendre ce qu’il venait de se passer. Ca avait été si rapide. Il voulait dire à Neela que ce n’était pas grave. Que les mots d’un enfant étaient toujours fait pour blesser mais qu’il restait persuadé qu’il ne les pensait pas. Toutefois, il se voyait mal débarquer en plein milieu de la discussion. Il se leva et enfila son jean et son T-Shirt, se rendant dans la cuisine pour préparer un petit déjeuner délicieux avec l’espoir secret d’apaiser les esprits. C’était connu ça. Un estomac bien garni pansait toutes les blessures.

Il tendit l’oreille mais plus de cris ou de pleurs n’échappaient de la chambre du petit garçon dans laquelle ils s’étaient enfermés. Tout juste percevait-il la voix de Neela. Mais elle était trop basse pour qu’il puisse comprendre ce qu’elle était en train d’expliquer à leur enfant. Il n’en revenait toujours pas. Il avait un fils avec elle. Il s’en voulait de ne pas avoir été présent dès sa naissance. Mais maintenant il était là. Et il n’avait pas l’intention de les quitter.

Finalement, alors qu’il en était au neuvième pancake en forme de lion celui-ci, la porte s’ouvrit et il se pencha légèrement en voyant arriver Neela, les traits fatigués exprimant une souffrance passée.

« Ca va ? » s’enquit-il aussitôt, inquiet.

La jeune femme lui sourit pour le rassurer et hocha lentement la tête.

« Aidan, viens. »

Ce dernier arriva derrière elle, se cachant et s’agrippant à sa jambe, n’osant regarder Ray dans les yeux. Il transpirait la honte. Neela était incroyablement douée pour faire culpabiliser les gens qui l’entouraient. Il en avait lui-même fait les frais à de nombreuses occasions par le passé. Il lui sourit d’un air compatissant, quant bien même le petit ne le regardait pas du tout.

« Aidan, qu’est ce que tu as à lui dire ?
« Jsdlé. »
marmonna-t-il en guise de réponse pour que sa mère le lâche. C’était mal la connaître.
« Plus fort et distinctement.
« Je suis désolé.
« Continue.
« J’ai été méchant. Je m’excuse. Je suis le monstre de cette famille. »
récita-t-il comme une leçon apprise par cœur.

Légèrement penché en avant, incapable de s’accroupir, Ray l’écoutait, un sourire bienveillant et aimant sur les lèvres. Quand il eut fini son petit speech et que Neela lui passa la main dans les cheveux pour le féliciter, son père reprit :

« J’espère que t’as un appétit de monstre alors. Parce qu’il y a des animaux à dévorer. »

Il présenta l’assiette qui attendait sagement d’être mangée de sa spatule et aussitôt, le petit garçon releva un regard rempli d’intérêt sur cette dernière. Il se hissa sur une des chaises et ouvrit de grands yeux étonnés en découvrant les éléphants, les lions, les zèbres en pancake. Il en attrapa aussitôt un encore chaud et mordit à pleine dent avant de se rendre compte qu’il était brûlant. Il le laissa tomber dans son assiette et souffla sur le bout de ses doigts en déclarant dans le même temps :

« Maman, tout ce qu’elle sait faire c’est des cactus. C’est nul. »

La principale concernée prit une expression outragée et s’installa à table juste à côté de son fils en passant près de Ray et en l’embrassant sur la nuque au passage.

« Hé ! Mais si t’es pas content c’est le même prix. »

Ray sourit, amusé, et laissa tomber les derniers pancakes dans l’assiette prévue à cet effet avant de ramener le sirop d’érable et la confiture. Au passage, il se pencha vers Aidan et lui murmura sur un ton de conspirateur :

« C’est parce que c’est une fille. »

Le petit garçon approuva derechef comme si ça coulait de source que puisqu’on était une fille, on était incapable de faire des pancakes en forme de lion.

« C’est nul les filles ! »

Ray éclata de rire : c’était bien son fils ! Là il en était sûr. Pas la peine de test de paternité. Mais de toute façon, il n’en avait pas besoin. Il le savait. Il le voyait comme le nez en plein milieu de la figure. Et pourtant c’était si naturel.

« Tu changeras d’avis d’ici quelques années… » déclara Neela en versant le sirop d’érable sur son propre pancake en forme de palmier.

Le petit hocha négativement la tête et poursuivit sa propagande :

« Nan ça sert à rien les filles. On peut très bien vivre sans elles. »

Cette fois-ci, ce fut Ray qui vint le contredire d’une voix tendre et douce, son regard ne quittant pas la femme qui se trouvait en face de lui, celle aux côtés de laquelle il voulait vieillir :

« Tu changeras d’avis d’ici quelques années… »

Neela piqua un léger fard et baissa le nez vers l’assiette, incapable de supporter le regard ardent et passionnément amoureux que Ray posait sur elle et de ne pas se jeter sur lui. Aidan ne remarqua rien, trop occupé par sa crêpe mais pourtant ce serait le moment le plus capital de son existence. Celui où il commença à avoir une famille. Celui où deux êtres recommencèrent à respirer et à vivre, s’étant arrêté de faire ces choses simples pendant des années.

TBC…
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MessageSujet: Re: On ne récolte pas toujours ce qu'on sème [ER-Reela] Terminée   Ven 16 Nov - 22:40

Merci LN !!! Me voilà comblée pour le week end... Quel magnifique chapitre ! Je suis contente que tout se termine bien entre Ray et Aidan, grâce aux pancakes quand même ! La bouffe, ça règle tout, c'est dingue !

Et j'ai explosé de rire pour le (mauvais) jeu de mot ! lol Cacedédi à moi ça ! Laughing

Bravo et vivement le prochain chapître !

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MessageSujet: Re: On ne récolte pas toujours ce qu'on sème [ER-Reela] Terminée   Ven 16 Nov - 22:58

Laughing Je ne pouvais que le mettre. Rho la la c'est pourri de se foutre de lui mais tellement drôle! Razz
J'suis contente que ça te plaise. T'as écouté la chanson en même temps?
Ouais mais atta pas n'importe quel vulgaire pancakes : des pancakes animaux. Hé hé. Ray a plus d'un tour dans son sac.
Le prochain chapitre sera le dernier. cheers (fière d'elle)
Miciiiiiiiiii.
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MessageSujet: Re: On ne récolte pas toujours ce qu'on sème [ER-Reela] Terminée   Sam 17 Nov - 3:07



Wawwwwwwwww J'arrive pa sà parler tellemtn la narration est parfaite, supportée par unemagnifique plume et une histoire digne d'un roman. Je suis sous le charme... le Ray que tu dépeints est conforme à la réalité,le petit aidan tellement bien decritq ue je croirais l'avoir sous les yeux. Merci !

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MessageSujet: Re: On ne récolte pas toujours ce qu'on sème [ER-Reela] Terminée   Sam 17 Nov - 3:13

Embarassed Oh la la que de compliments! Merci beaucoup. J'en mérite pas tant. C'est TPTB qui a fait le plus de boulot -ça me serait pas venu à l'esprit de couper les jambes de Ray Laughing - .
Suis contente que ça te plaise et que j'arrive à coller à Ray (remarque je le connais tellement par coeur ).
Merci encore énormément!
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MessageSujet: Re: On ne récolte pas toujours ce qu'on sème [ER-Reela] Terminée   Mer 5 Déc - 1:03

Chapitre 10 : Vous savez…

« Il est dans les extrêmes plaisirs, un aiguillon qui nous éveille, comme pour nous avertir de profiter de ce moment rapide ;
dans les grandes douleurs, au contraire, je ne sais quoi de pesant nous endort. »

- François René de Chateaubriand


Vous me détestez, j’en suis sûr. Arrêtez de le nier, je le sais parfaitement. Je ne le prendrai pas mal. Promis. Enfin, je risque de vous bouder quelque temps : prenez une scientifique têtue et un rocker rancunier, faites en un gosse et ça donne ça. Donc, oui, je serai amer quelque temps mais si j’ai hérité de certains défauts de mes parents, j’ai également reçu quelques unes de leur qualités – certes plus limitées pour le coup -. Je n’étais qu’un petit gamin gâté pourri. Mais comment pourrait-on me le reprocher ? Après tout, j’avais été l’horizon de ma mère pendant les 4 premières années de ma vie. Or c’est justement là qu’on forge son caractère. Comment voulez vous que je ne sois pas quelqu’un d’exclusif et de possessif quand tout tourne autour de vous durant ce temps ? Et puis surtout, quel est le pourcentage d’enfants qui peuvent s’enorgueillir du fait d’avoir vécu tous les moments importants de la vie de ses parents ? Peu de monde en vérité. Je pense même être un des seuls.

Bien évidemment – vous êtes au courant -, j’étais présent lors de leurs retrouvailles quatre ans après leur séparation. Enfin, on ne peut pas vraiment appeler ça une séparation. Ils s’étaient juste éloignés. Ils n’avaient plus parlé. Ne s’étaient plus vus. Et les lettres se résumaient aux périodes de l’année obligatoire, genre Noël, Thanksgiving ou le Nouvel An. Je me suis longtemps demandé pourquoi ma mère ne faisait pas comme toutes les autres mères, envoyant comme carte de vœux une jolie photo de famille jusqu’à ce qu’il n’entre dans nos vies. Ce n’était pas par honte de son garnement. Ce n’était pas par tristesse d’être si peu nombreux sur la photo. C’était pour lui cacher mon existence.

Au départ, je ne l’ai pas accepté. Ca a dû lui faire mal. Mais il ne m’a jamais rien dit. Il ne m’en a jamais tenu rigueur. Pourtant je la voyais. L’étincelle de douleur dans ses yeux quand je refusais de lui faire un bisou ou un câlin, quand je me mettais à hurler dès qu’il me prenait dans ses bras. Et là ? Vous prétendez toujours ne pas me détester ? Je me déteste également pour ces moments là si ça peut vous rassurer un tant soit peu. Mais je n’ai pas réussi à l’empêcher de séduire ma mère. D’autant qu’elle était déjà totalement.

J’ai franchement détesté cette période. Ils étaient toujours, toujours ensemble, à s’embrasser, se toucher, se faire rire, bla bla bla. Et moi dans tout ça ? Je voulais récupérer ma maman ! Puis, il a réussi à me gagner. Avec lui, je pouvais faire des trucs que ma mère m’interdisait de faire, genre regarder des films d’horreurs, me coucher tard, apprendre la base-ball, jeter du papier toilette sur la maison de mon professeur. Il savait parfaitement comment s’y prendre pour gagner un enfant par les sentiments.



Outre leurs retrouvailles, j’ai eu la chance d’assister à la demande en mariage de papa à maman. Comme précisé juste avant, peu d’enfant, voire peu de personnes tout court, peuvent s’en gorger. Il a prit son temps. Il aurait pu lui demander le lendemain, voire le jour même, des pancakes animaux, maman aurait certainement dit oui, je pense. Mais ils prirent leur temps comme ils l’avaient toujours fait. J’avais neuf ans. C’était lors du mariage de Sara, une collègue de Ray. Cinq ans après leurs retrouvailles donc. Quand je vous disais qu’ils avaient pris leur temps. Je ne sais pas pourquoi. Parce qu’ils étaient heureux comme ça de toute manière, avec ou sans les liens du mariage. Parce qu’ils n’en avaient pas le temps. Ou parce que le fantôme du premier mari de maman planait. Quoi que je ne crois pas que ce soit cette dernière solution. Quand il lui arrivait de m’en parler, c’était légèrement, comme si elle était passée à autre chose ou comme si c’était un simple ami, une vague connaissance. Ce qui était le cas en vérité.

Les couples dansaient tendrement sur la voix chaude et légèrement rocailleuse de Sade et moi, je me trouvais sous la table avec Nyasiah, jetant des cacahuètes sur les jambes nues des vieilles dames pour leur faire croire que des moustiques les attaquaient. De temps à autres, j’observai mes parents, tendrement enlacés, dans un slow amoureux. Comme le premier jour malgré les années écoulées. Dans leur bulle à part.

Maman avait la tête posée sur l’épaule de papa, les yeux clos pour mieux se rattacher au moment je suppose. Je vis mon père sortir de la poche de son pantalon une boîte en velours noir et susurrer au creux de l’oreille de sa compagne avec une tendresse infinie, loin de l’agitation alentours :

« Neela, veux-tu m’épouser ? »

Je vis Maman se redresser automatiquement, ses magnifiques yeux noirs s’élargirent et sa bouche s’ouvrir lentement dans un cri de surprise silencieux avant de s’épanouir dans un sourire tout bonnement heureux et sincère. Elle hocha la tête frénétiquement avant de lui murmurer un oui comblé je suppose tandis qu’il lui glissait la magnifique bague d’or et d’émeraude au doigt, bague qu’elle ne quitta jamais plus à partir de ce moment. Tout le monde continua à danser sur le slow ambiant et ils le reprirent également, comme si rien ne s’était passé. Après tout, c’était le cas. Ils étaient déjà mariés depuis si longtemps…



A ma plus grande déception, je ne restais pas longtemps fils unique. Pourtant c’était bien confortable. Être le chouchou, avoir des tas de cadeaux, me passer tous mes caprices. Oui bon j’avoue : il ne me passait pas tout et j’avais beau me rouler par terre de frustration dans le grand magasin de jouet, il ne m’achetait pas pour autant le quad que j’avais repéré au détour d’une allée. Comme précisé, lors de la demande en mariage, je n’étais déjà plus fils unique. Ils m’avaient joyeusement gratifié d’une petite morveuse de sœur de 3 ans à l’époque : Nyasiah. Im-pro-non-çable. Aidan, c’est bien, bien mieux. Non mais je vous jure. Surtout qu’elle savait rien faire à part baver et pleurer. Ah si des fois, elle faisait caca dans sa culotte et aïe aïe aïe les narines ! Valait mieux être enrhumé à ce moment là.

Ca a dû faire bizarre à Papa n’empêche. Il est fils unique. Maman est assez habituée aux familles nombreuses. Mais là, j’ai cru que Papa allait avoir une crise cardiaque quand elle lui a dit qu’elle était enceinte. Quand Nyasiah et moi l’avons vu revenir de chez la gynécologue, il était blanc comme neige.

« Qu’est ce qu’il y a papa ? » demanda innocemment ma petite sœur tandis qu’elle coloriait sagement le papier peint.

Il s’est assis pendant que Maman nous a fait les gros yeux en voyant les dégâts occasionnés. Elle récupéra les crayons et entreprit de frotter le mur pour essayer de ravoir les maisons et autres personnages informes. De toute façon, c’était pas grave : on allait déménager quelques mois plus tard dans une maison en banlieue…beaucoup plus grande. Il reposa sa tête entre ses mains avant de nous regarder d’un air hébété.

« Vous allez avoir des frères et sœurs.
« Lequel d’abord ? Je veux une sœur !
s’exclama joyeusement Nyasiah du haut de ses 6 ans.
« Ce sera les deux… » fut sa réponse essoufflée tandis qu’il échangeait un regard avec son épouse qui le rassura d’un sourire.

‘On y arrivera’ semblait-il dire. Et ils s’en sortirent haut la main. Faut dire que j’ai bien aidé sans vouloir me vanter. 7 mois plus tard, s’ajoutaient à notre petite famille Serenity et Joaquin.



Maman a dû quitter le County. Avec quatre enfants, c’était ingérable. Même si je l’aidais pas mal avec les faux jumeaux. Le matin, je les déposais à l’école ; le soir je les reprenais et leur préparais leur goûter. A cette époque, on peut légitimement dire que j’avais grandi et mûri. Néanmoins, ce n’était guère suffisant. Elle accepta donc de travailler dans une clinique privée, lui permettant d’avoir des horaires décents et surtout, permettant à Papa de continuer ce métier qui le passionnait tant.

Au début, je ne comprenais pas l’utilité de sa profession. De mon expérience, toutes les familles étaient heureuses, s’aimaient et parvenaient à manger jusqu’à la fin du mois. J’appris bien vite cependant que tout le monde n’avait pas eu la même chance que mes frères et sœurs et moi. Il existait des enfants malheureux, des familles affamées ou violentes. Ca m’a fait un choc d’apprendre ça. Je me souviens être rentré en larmes de l’école où l’institutrice avait appelé les collègues à Papa ainsi que la police quand un garçon de ma classe maigre et solitaire était tombé dans les pommes durant la récréation. Son pull était tâché ici et là de sang. Traces de coups du matin même. A partir de ce jour, je soutenais Papa dans son travail et rétablissait la vérité quand on le critiquait.

Malheureusement, je n’aurais sans doute pas dû l’inciter à s’impliquer autant dans ses dossiers. L’un d’entre nous nous a tous considérablement marqué. Leroy Nieves. Son nom reste gravé en lettres de feu dans nos cœurs. C’était un adolescent de 13 ans que Papa avait arraché à son ghetto violent. Il avait veillé lui-même à son sevrage toxicologique et alcoolique. C’est triste à cet âge là d’être déjà un drogué et un alcoolique. En plus d’avoir un casier judiciaire long comme le bras. Toujours est-il qu’il lui avait en plus trouvé une famille d’accueil. Ce cas, perdu parmi tant d’autres, ne nous avait pas plus marqué que ça. Pour Papa c’était différent. Il se rappelait de chacun des enfants qu’il avait eu à connaître. Chaque dossier. Dans les moindres détails. Et quelque soit le temps écoulé.

Il était à un an de la retraite. Il l’était déjà en semi à vrai dire mais il refusait de la prendre totalement. Il aimait tant ce qu’il faisait que ce n’était pas un métier mais une passion. Une des rares personnes que j’ai jamais connu qui allait au travail le sourire au lèvre et le cœur léger malgré la lourdeur et la gravité de la tâche. Il avait terminé sa journée et était rentré à la maison. Une maison bien vide maintenant que les enfants, nous, l’avaient quitté, partant nous construire notre propre destinée ou famille. Elle était bien grande pour eux deux mais tellement de souvenirs les y attachaient que déménager était inenvisageable. Il reçut un coup de fil de Leroy vers 22h30 et sortit de la maison en posant sur ses épaules son vieux manteau kaki qui ne l’avait jamais quitté depuis ses 20 ans.

« Je suis de retour dans une demi-heure. » déclara-t-il à ma mère en l’embrassant sur le front avant de sortir.

Il ne revint jamais.

Leroy l’avait appelé de son appartement miteux, ironiquement en plein milieu du quartier défavorisé que Papa avait passé à lutter contre. Il avait monté les escaliers, en ayant une totale confiance. Il était connu ici, pas forcément apprécié mais du moins respecté. Il avait pénétré le sombre appartement où il avait trouvé son ancien protégé en train de tenter de se faire une dose mais tremblant trop pour y parvenir.

« Leroy, putain ! » s’exclama Papa alors que ce dernier levait un regard surpris de le trouver ici.

Une habitude d’alcoolique : ne pas se souvenir de ce qu’on vient de faire. Papa, en colère devant l’échec cuisant, attrapa les sachets de mauvais crack et se rendit dans la salle de bain répugnante où traînaient des immondices sans nom mais non sans odeur.

« Ray ! Ray ! Tu fais quoi? »

Papa jeta les sachets dans les toilettes et redressa la tête, la main appuyée sur la chasse d’eau alors que Leroy se tenait devant lui, tremblant, hagard. Ses yeux morts semblèrent s’allumer en comprenant ce qu’il avait fait des sachets et il passa sa main dans son dos, sortant un révolver. Papa poussa un soupir alors que l’arme tressautait dans la tenue mal assurée du junkie :

« Fais pas ça.
« Si tu voulais pas que je le fasse, fallait pas m’appeler ‘Roy… »


Sur ces dernières paroles, il vida les toilettes et la drogue fut emportée dans un tourbillon bruyant. Une demi-seconde plus tard, il sentit une douleur lui brûler la poitrine, suivie de deux autres. Il hoqueta avant de lever son regard choqué sur le délinquant qui semblait tout aussi étonné que lui. Papa recula d’un pas en arrière tandis que sa bouche se teintait d’un goût de cuivre et que son regard s’obscurcissait. C’est lorsqu’il se laissa glisser contre le mur que Leroy sembla reprendre vie et s’enfuit à toute jambe du lieu du crime, laissant Papa mourir seul dans cet appartement sordide, au milieu des déchets.

Lorsque les secours arrivèrent cinq minutes plus tard, il avait déjà poussé son dernier souffle. Leroy fut retrouvé le lendemain matin dans un parc, délirant en raison du manque. Tout le monde, même les dealers et les délinquants notoires, lui avaient tourné le dos. Non seulement par crainte des représailles policières mais aussi par respect pour cet assistant social qui était venu en aide à pas mal de gosses du quartier.



Maman l’a su. Au moment où il s’est pris la première balle, quelque chose en elle s’est brisée. Quand Lucien Dubenko, son ancien mentor, l’a appelé, elle en a deviné la cause.

« Ils n’ont pas pu le sauver cette fois ? »

C’était plus une affirmation qu’une question. A partir de ce jour, elle s’est laissée dépérir. Elle refusait de vivre sans lui mais le faisait pour nous. Elle s’est éteinte dans son sommeil d’une crise cardiaque à peine deux semaines après avoir enterré Papa. Elle tourna la tête pour observer le cadre photo où elle trônait avec Papa, un verre de champagne à la main lors de la nouvelle année 2005. Un temps où ils n’étaient encore officiellement et dans leur conscience que des colocataires. Et c’est le regard fixé sur cet homme tant aimé et perdu trop de fois qu’elle s’endormit pour ne plus jamais se réveiller. L’amour véritable est éternel. Si l’un part, l’autre le suit. C’est dans la logique des choses. C’est comme ça que se terminent toutes les grandes histoires d’amour. Même quand on pense qu’elles n’existent pas. Pourtant, elles existent. Je le sais. J’en suis le fruit.



Aidan Barnett, 4/12/2041.




Fin.
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MessageSujet: Re: On ne récolte pas toujours ce qu'on sème [ER-Reela] Terminée   Mer 5 Déc - 1:34

PUTAIN NEP, JE TE HAIS !!!

J'suis en train d'éponger mes larmes qui coulent à torrent là !

C'est magnifique... ta fic était MAGNIFIQUE !!! Et ce dernier chapitre... en lisant le début, on se doute de la fin, mais ouf, ils meurent après avoir vécu une belle vie heureuse.

J'ai eu un petit goût de series finale SFU à la fin, Sia "Breathe me" aurait été très bien en fond sonore ! ^^

L'idée de faire raconter à Aidan la vie qu'il a eue, telle qu'il l'a vécue, est génialissime.

Encore bravo pour tout ça, et surtout un grand merci ! Tu m'as vraiment fait voyager et lire une histoire pareille donne de l'espoir (surtout pour le Reela...)

Alors finalement c'est vrai, on ne récolte pas toujours ce que l'on sème.
Ray a finalement eu ce qu'il a toujours voulu et la petite graine qu'il a semée en 2004 a germé, éclos et poussé pour se transformer en du bonheur à l'état pur... mais dans tout ça, essayant de donner un peu d'espoir à ces gosses défavorisés, l'un d'entre eux a mis fin à ses jours plus tôt que prévu. C'est triste comme fin, Ray ne méritait pas ça. Dur retour à la réalité alors qu'on était en train de vivre un conte de fée !

MERCI.

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MessageSujet: Re: On ne récolte pas toujours ce qu'on sème [ER-Reela] Terminée   Mer 5 Déc - 1:53

Embarassed Oh la la. Merci! Ca me touche énormément ce que tu me dis.
T'as eu peur au début einh? Mais t'as vu que la citation est parfaite? Razz
Ah oui, j'y ai pas pensé à SFU. Ca vient pas de là. Je savais pas comment la finir. Je me voyais pas la terminer par un mariage ou une mort soudaine. Du coup, j'ai tout fait. J'suis tranquille comme ça. Laughing Et qui mieux que Aidan? Un oeil extérieur mais connu, assez proche pour tout savoir. Il était parfait. Ca coulait un peu de source et ça le change du sale mioche qu'il était jusque là.
On ne récolte pas toujours ce qu'on sème...pas toujours...parfois si. Et on peut vivre de longues années dans ce bonheur pour lequel on a tellement donné. ^^
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MessageSujet: Re: On ne récolte pas toujours ce qu'on sème [ER-Reela] Terminée   Aujourd'hui à 8:45

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